En direct
Best of
Best of du 19 au 25 septembre
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Un militant communiste assassiné à Saint-Ouen *

02.

Attaque près des anciens locaux de Charlie Hebdo : ouf, l'Agence France Presse ne risque rien

03.

Arrestations massives sur le DarkWeb à travers la planète : coup d’arrêt... ou d’épée dans l’eau ?

04.

Sauver la Seine-Saint-Denis, mission impossible ? Non... mais l’Etat n’est pas le "héros" qu’il pense être

05.

Et si la nouvelle la plus importante pour l’avenir du climat de la planète venait de passer quasi inaperçue

06.

Pendant le confinement les oiseaux ont chanté de manière différente

07.

"L'islam est la religion avec laquelle la République a eu le moins de problèmes dans l'Histoire". Là, Darmanin en fait un peu trop

01.

Le (presque) dernier cri d’Olivier Véran : "ave Macron morituri te salutant" !

02.

Comment les industries pétrolières nous ont fait croire que le plastique serait recyclé

03.

Séparatisme : LREM pris dans les phares de la voiture de l’islam politique

04.

Journée mondiale d’Alzheimer : comment nos rythmes de sommeil peuvent prédire le moment de l'apparition de la maladie

05.

Ce que la dernière photo prise par la NASA nous révèle de Jupiter

06.

Non, les adhérents de LREM ne méritent pas Macron ! Il est trop grand, trop beau, trop génial pour eux.

01.

Névrose collective : l’Europe pétrifiée face à la crise des migrants qui se noue à ses portes

02.

Le (presque) dernier cri d’Olivier Véran : "ave Macron morituri te salutant" !

03.

Édouard Philippe ou le vrai-faux espoir de la droite : radioscopie d’un malentendu idéologique

04.

"L'islam est la religion avec laquelle la République a eu le moins de problèmes dans l'Histoire". Là, Darmanin en fait un peu trop

05.

Nouvelles mesures face au Covid-19 : Gribouille gouvernemental à la barre

06.

J’aime les sapins de Noël : je suis un facho

ça vient d'être publié
décryptage > Media
Le journalisme est un foutu métier

Attaque près des anciens locaux de Charlie Hebdo : ouf, l'Agence France Presse ne risque rien

il y a 10 heures 41 min
pépite vidéo > Politique
Enquête en cours
Jean Castex confirme qu'une attaque s'est produite "à proximité" des anciens locaux de Charlie Hebdo
il y a 13 heures 2 min
pépites > France
Onzième arrondissement
Paris : attaque à l'arme blanche près des anciens locaux de Charlie Hebdo
il y a 14 heures 54 min
pépites > Santé
Politique
Le Premier ministre n'a pas téléchargé l'application «StopCovid» comme la quasi totalité des Français
il y a 16 heures 43 min
light > Economie
Economie
La Chine va lancer la version numérique de sa monnaie officielle le yuan
il y a 17 heures 17 min
décryptage > France
Faut voir

Un militant communiste assassiné à Saint-Ouen *

il y a 17 heures 37 min
pépites > Société
Politique
Louis Aliot maire RN de Perpignan protégé par trois gardes du corps
il y a 17 heures 52 min
décryptage > Société
Angoisse face au Covid-19

Petits conseils pour rester un parent serein quand la pandémie fait flamber votre stress

il y a 18 heures 30 min
light > Santé
Sport
Pas plus de 1.000 spectateurs par jour pour le tournoi de Roland Garros
il y a 19 heures 33 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Comédies françaises" de Eric Reinhardt : un magnifique roman d’initiation, itinéraire d’un millénial gâté

il y a 1 jour 10 heures
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand la ballerine pousse quelques notes et quand on doit se replonger dans la dolce vita : c’est l’actualité automnale des montres
il y a 12 heures 52 min
Environnement
Pendant le confinement les oiseaux ont chanté de manière différente
il y a 14 heures 49 min
pépites > Politique
Justice
Le Rassemblement National face à un ex-salarié devant le tribunal de Nanterre
il y a 16 heures 15 min
décryptage > Société
Impact pour les entreprises

Un congé paternité à côté de la plaque ?

il y a 17 heures 2 min
décryptage > Politique
Mesures concrètes ?

Sauver la Seine-Saint-Denis, mission impossible ? Non... mais l’Etat n’est pas le "héros" qu’il pense être

il y a 17 heures 26 min
décryptage > High-tech
Plaque tournante des trafics

Arrestations massives sur le DarkWeb à travers la planète : coup d’arrêt... ou d’épée dans l’eau ?

il y a 17 heures 48 min
décryptage > Justice
Succession de Ruth Bader Ginsburg

Cour suprême : ce que la démocratie et l’état de droit américains doivent aussi aux juges conservateurs

il y a 18 heures 10 min
décryptage > Economie
Crise sanitaire

COVID-19 : et maintenant, quel impact économique ?

il y a 19 heures 18 min
light > Santé
Des propos "à l'emporte-pièce"
Olivier Véran répond à Nicolas Bedos suite à son appel sur l'arrêt du port du masque et des gestes barrières
il y a 1 jour 9 heures
pépites > Santé
Désengorger les SERVICES
Covid-19 : les Hôpitaux de Paris vont reporter 20% des opérations chirurgicales dès ce week-end
il y a 1 jour 11 heures
Ce n'est plus ce que c'était !

Alerte enlèvement : les méchants de Disney ont disparu

Publié le 04 juin 2014
Fini les reines de cœur, Jafar, capitaine Crochet et autre Maléfique. Ce sont désormais des méchants plus édulcorés mais aussi plus complexes psychologiquement que propose Disney. Une tendance amorcée par plusieurs studios, voulant rompre avec le manichéisme traditionnel des dessins animés.
Clément Bosqué
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Clément Bosqué est Agrégé d'anglais, formé à l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique et diplômé du Conservatoire National des Arts et Métiers. Il dirige un établissement départemental de l'aide sociale à l'enfance. Il est l'auteur de chroniques sur...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Fini les reines de cœur, Jafar, capitaine Crochet et autre Maléfique. Ce sont désormais des méchants plus édulcorés mais aussi plus complexes psychologiquement que propose Disney. Une tendance amorcée par plusieurs studios, voulant rompre avec le manichéisme traditionnel des dessins animés.

Atlantico : Le duc de Weselton (La Reine des Neiges), le docteur Facilier (La Princesse et la Grenouille), etc. Les nouveaux méchants de Disney sont loin d'égaler la cruauté de Maléfique (La Belle au bois dormant), la sorcière de Blanche-Neige, Jafar (Aladin), la Reine de coeur (Alice au pays des merveilles), etc. Y-a-t-il une volonté de la part de Disney de rompre avec le manichéisme traditionnel ? N'est-ce pas préjudiciable pour le héros du dessin animé, défini généralement par opposition totale au personnage méchant ? 

Clément BosquéCela fait quelques années déjà que les personnages de " méchants", parce qu’ils sont humains, trop humains, comme disait le philosophe, gagnent les cœurs. Que l’on songe à l’incroyable popularité du vil Scar (Le Roi Lion) !  La psychologie des personnages de méchant chez Disney connaît de toute évidence une évolution vers davantage de complexité. Disons tout de suite que cela ne se fait en rien au détriment du  "bon" héros, car les  "bons" héros eux aussi deviennent moins lisses.

Ainsi, c’est par peur de blesser les autres qu’Elsa, dans la Reine des Neiges, s’isole et finit par provoquer la destruction du royaume. Dans le même film, le duc de Weselton est plus lâche et avare que véritablement nuisible : contre toute attente, c’est le prince Hans, au physique irréprochable de prince charmant, qui se révèle un monstre arriviste au sang froid ! Quant au Docteur Facilier de la Princesse et la Grenouille, à y regarder de plus près, n’est-il pas lui-même prisonnier d’un pacte faustien conclu avec les forces vaudou qu’il invoque et appelle ses  "amis de l’autre côté" ?

On le voit, les bons prennent leur part du mal ; les mauvais gagnent en complexité, et se mettent à susciter l’empathie.

 

Les nouveaux méchants dans les dessins animés Disney sont plus complexes, leur méchanceté étant désormais expliquée par certains évènements survenus dans leur vie, généralement au moment de l'enfance. Quel intérêt y-a-t-il à vouloir ajouter de la psychologie à ce type de personnages ? Est-ce un moyen de dire que le mal a forcément une explication et que les vrais méchants n'existent pas ? 

Les méchants apparaissent chez Disney comme d’anciennes victimes de mauvais traitements de toutes sortes, dont ils portent les cicatrices. La méchanceté de Scar ("cicatrice" en anglais), dans Le Roi Lion, était déjà "expliquée" par le favoritisme dont Mufasa son frère avait fait l’objet aux yeux de leur père. Le prince Hans (La Reine des Neiges) est le benjamin d’une fratrie de treize, le petit dernier qu’on a quelque peu négligé. Le Docteur Facilier (La Princesse et la Grenouille), un méchant séducteur classique à la Jafar (Aladin), n’est pas sans éprouver de la pitié pour les créatures les plus misérables des bas fonds la Nouvelle-Orléans, dont on peut supposer qu’enfant, il fit lui-même partie.

Le spectateur doit-il en conclure que le mal a forcément une explication, ou qu’après tout le mal n’existe pas ? Certainement pas. Les enfants n’ont pas tant besoin que cela d’être rassurés sur la nature du mal : ils ont besoin d’avoir peur. Il ne faut jamais oublier combien l’homme, écrit Cioran  "aime la peur jusqu’à la frénésie" - et plus encore l’enfant ! Et si l’on joue à se faire peur au moyen de personnages de méchants toujours plus ambigus et imprévisibles, c’est pour conjurer une certitude, tout à fait angoissante : celle que le mal existe bel et bien. Et qu’il peut surgir de n’importe où. N’importe qui peut devenir le méchant. Même le héros.

D'autres studios de dessins animés, notamment Pixar, sont concernés par ce phénomène : en témoignent par exemple les personnages de Lotson (Toy Story 3) et de Syndrome (Les indestructibles). S'agit-il là d'un phénomène généralisé à tout de l'univers des dessins-animés (et même des films) ? Répond-il à la demande du public ? 

Et le phénomène est général, car le public en redemande : l’ours en peluche Lotso, dans Toy Story 3, a été traumatisé dans sa jeunesse de jouet lorsque la petite fille à qui il appartenait l’a oublié sur une aire d’autoroute, puis remplacé par un autre ours. Son air bonhomme dissimule un tyran sadique. Le personnage de Syndrome (Les Indestructibles) a subi, plus jeune, le mépris de celui-là même qu’il idolâtrait alors, son héros, M. Indestructible.

Comme l’écrit André Suarès, "l’amour du spectateur va sans conteste aux héros qui ont le plus de beauté". Disney a tout à gagner à cette répartition plus subtile du bien et du mal, du moral et de l’immoral : elle rend les gentils plus intéressants, et les méchants plus beaux.

 

Plus généralement, les dessins-animés semblent prendre un nouveau visage depuis le début des années 2000, et notamment la sortie de Shrek : psychologie des personnages, mise à mal de certains clichés comme les belles histoires d'amour (La Reine des Neiges), etc. Les dessins-animés sont-ils finalement devenus le reflet d'une société en pleine désillusion ? 

Les dessins-animés d’aujourd’hui nous parlent simplement… d’aujourd’hui. D’un mal plus relatif, moins identifiable ou localisable qu’autrefois, lorsque s’affrontaient en miroir de multiples camps du bien et du mal : cow-boys et Indiens, Américains et Soviétiques, extra-terrestres et humains. Le preux chevalier peut très bien être un monstre (Shrek). La princesse peut très bien être une sorcière. Le prince charmant, lui, n’est peut-être plus si charmant, après tout (la Reine des Neiges). Les histoires d’amour ont évolué et se teintent de camaraderies espiègles, inévitables entre représentants de sexes dont on a tant rabâché qu’ils étaient "égaux" et qui se débattent avec l’image surannée du couple formé par la princesse et son prince (Raiponce, Shrek).

Voilà certains clichés mis à mal au passage, mais il n’y a pas lieu de voir dans ces contes contemporains la moindre once de désillusion.

N’est-ce pas, au fond, l’adulte qui cherche à se rassurer en dressant de l’enfance un tableau mièvre, un monde enchanté enveloppé de douces superstitions – un monde de "conte de fées" ? Il est peut-être dans la nature de l’adulte d’oublier l’enfant qu’il a été, mais c’est faire fi des terreurs enfantines, qui peuvent être si prégnantes (le monstre sous le lit, derrière l’escalier) ; c’est méconnaître ce que l’enfant traverse d’épreuves, et toute la méchanceté dont il fait directement l’expérience – celle des adultes, celle des autres enfants.

Les adultes colportent le mythe de contes bêtas, destinés à présenter une vision du monde rassurante, et donc trompeuse, aux pauvres enfants abusés : mais c’est bien se tromper, justement, que de tenir les contes pour enfant pour de charmantes niaiseries. C’est ignorer ce que ces récits, justement, chez Grimm, Perrault, Andersen ou Disney, contiennent de cruelle, d’exacte correspondance au monde réel. La force poétique des contes tient à ce qu’ils révèlent du bien et du mal, et non à ce qu’ils en cachent.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires