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Avoir des enfants rend-il (plus) heureux ?
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Avoir des enfants rend-il (plus) heureux ?

Publié le 15 décembre 2014
L'enfant est-il une source de joie inégalable et inégalée, interdite aux couples qui n'en ont pas ? Qu'est-ce que "le bonheur d'être parents" ? Un rêve qu'on nous vend ou une réalité ? Nous avons posé la question à la psychothérapeute Valérie Colin Simard.
Valérie Colin Simard est psychothérapeute et écrivain. Elle a notamment publié "Mon psy, mon amour" (Plon) et "Quand les femmes s'éveilleront" (Albin Michel). Son dernier livre, "Masculin-féminin. La grande réconciliation" est paru aux éditions...
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Barbara Lambert a goûté à l'édition et enseigné la littérature anglaise et américaine avant de devenir journaliste à "Livres Hebdo". Elle est aujourd'hui responsable des rubriques société/idées d'Atlantico.fr.
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Valérie Colin Simard
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Valérie Colin Simard est psychothérapeute et écrivain. Elle a notamment publié "Mon psy, mon amour" (Plon) et "Quand les femmes s'éveilleront" (Albin Michel). Son dernier livre, "Masculin-féminin. La grande réconciliation" est paru aux éditions...
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L'enfant est-il une source de joie inégalable et inégalée, interdite aux couples qui n'en ont pas ? Qu'est-ce que "le bonheur d'être parents" ? Un rêve qu'on nous vend ou une réalité ? Nous avons posé la question à la psychothérapeute Valérie Colin Simard.

Barbara Lambert : La théorie qui prédominait jusqu’à présent était que les couples sans enfants étaient plus heureux que les couples avec enfants. Or une étude vient de paraître selon laquelle les couples avec enfants ne seraient pas forcément plus heureux mais « moins malheureux », sur le long terme, que les couples sans enfant. Avez-vous pu constater une telle évolution dans votre pratique quotidienne ?

Valérie Colin Simard : Oui, je constate exactement ce dont vous parlez. La question serait plutôt de savoir si avant, c’était différent. Peut-être que dans la période post-68, il y avait une sorte d’idéal de liberté… En tout cas, aujourd’hui, nous vivons dans un monde où beaucoup n’ont plus de repères, et ont du mal à trouver un sens à leur vie. Certains se le cachent en se mettant dans une situation d’urgence permanente. Pour d’autres, demeure malgré tout l’idée qu’avoir un enfant donne un sens à sa vie. De plus, quand on a un enfant, on n’a plus trop le temps de se poser la question du sens. En même temps, bien des femmes sont malheureuses de ne pas avoir d’enfant…

Toutes les femmes ne le sont pas forcément…

Bien sûr. Mais j’observe, dans ma consultation, que les jeunes femmes pensent qu’être femme, c’est forcément  être mère. C’est souvent ce que leurs propres parents ou la société leur ont inculqué.

C’est un sentiment qui perdure ?

Oui, alors que c’est  faux. Il y a confusion, aujourd’hui, entre maternité et féminité. Les femmes ne savent plus ce qu’est être une femme si elles ne sont pas mères. En réalité, la maternité est au contraire le lieu où, traditionnellement, la femme peut exprimer son masculin. Le seul endroit où, par le passé, les femmes retrouvaient pouvoir et autorité, c’était la maternité : en étant mère, et surtout la mère d’un fils, les femmes qui étaient encore il n’y a pas si longtemps considérées comme des mineures, retrouvaient leur dignité. Cela a duré tout le temps du Patriarcat : depuis près de 5000 ans, le seul endroit qui était valorisé, c’était le masculin. Comme la maternité était le seul endroit où les femmes pouvaient exprimer leur pouvoir, c’était donc le seul endroit qui avait de la valeur… Il reste des séquelles de cette éducation, de ce conditionnement… A l’inverse, je constate que les femmes qui n’ont pas d’enfant arrivent souvent à garder leur féminin plus actif.

On dit d’ailleurs qu’il est plus facile d’entretenir la flamme quand on n’a pas d’enfant…

C’est vrai. Il n’y a rien de plus « débandant », pardonnez-moi l’expression, que de changer des couche-culottes et de s’occuper de toute la logistique qui va avec l’éducation d’un enfant. Rester féminine, garder du temps pour soi, pour son intériorité, en jonglant entre le travail, la maternité, les enfants, le mari et la vie du foyer, c’est un vrai parcours du combattant.

Est-ce que le fait que la femme travaille, qu’elle soit indépendante financièrement, est de nature à déstabiliser l’homme ?

 Je ne le crois pas. Ce qui est souvent déstabilisant pour les hommes comme pour les femmes, c'est que ces dernières ont dû se réapproprier les valeurs du masculin comme par exemple l'intellect, l'action, la force, autrefois strictement réservées aux hommes. C'est  une excellente chose. Mais certaines sont allées trop loin dans le masculin, trop dans la force, trop dans  l'intellect, trop dans l'action. Elles ont été obligées de mettre tout ce qui en elles était féminin au vestiaire. Il ne fallait surtout pas ressembler aux archétypes de la femme d'autrefois : vulnérable, dépendante, passive. Elles sont donc en déséquilibre. Aujourd'hui, elles ont besoin de retrouver et de réhabiliter les valeurs du féminin pour récupérer leur équilibre sans perdre le bénéfice de cet apport du masculin. Aux côtés de leur force et de leur capacité d'action, elles doivent prendre conscience par exemple de la puissance de leurs émotions, mais aussi de la passivité, absolument nécessaire pour se ressourcer. Aujourd'hui, ce qui déstabilise les hommes et les femmes, c'est que les femmes sont dans un excès de valeurs masculines, et beaucoup d'hommes dans un excès de valeurs féminines. Parce que, eux aussi, sont dans un mouvement de réappropriation, des émotions, de la vulnérabilité... Et eux aussi sont parfois allés trop loin dans cette réappropriation. C'est d'ailleurs pour cela qu'on entend que les hommes sont passifs, qu'ils sont absents, etc. Il y a une déstabilisation générale dans un mouvement qui est pourtant juste, légitime et beau, me semble-t-il, et qui consiste à se réapproprier l'autre partie de soi-même pour que l’on puisse devenir des êtres humains à part entière, réunifiés.

Les femmes sans enfant déstabilisent-elles les hommes ?

Dans la génération au-dessus de trente ans, je répondrais souvent oui. Je vois beaucoup d'hommes qui peuvent être déstabilisés parce que cela contrarie leur conception du monde. Pour eux, la femme est faite pour enfanter. Cela vient toucher des zones archaïques profondes.

Est-ce que les femmes considèrent, elles aussi, qu'un homme n'est vraiment homme que s'il est père ?

C'est moins présent. Les femmes sont touchées par la fibre paternelle des hommes et plus encore quand elles-mêmes ont manqué de père. Cela peut s'observer chez certaines femmes au-dessus de trente ans. Mais cela devient plus rare, parce que les pères sont de plus en plus présents. De manière générale, je ne crois pas qu'un homme sans enfant déstabilise. Je ne l'ai en tout cas pas constaté.

Le désir d'enfant est un phénomène assez récent... A quand remonte-t-il ?


Je dirais de décembre 1967 : la légalisation de la pilule anticonceptionnelle. En 1920, il y avait même une loi qui interdisait toute forme de contraception. A partir du moment où on a le droit de ne pas avoir d'enfant, forcément, on va voir le désir d'enfant autrement. Ce qui était jusqu'alors vécu comme une fatalité, un sacerdoce, va être envisagé sous un autre jour. Avant cette loi, faire l'amour avec un homme était forcément quelque chose de très engageant. Le fait de pouvoir ne pas avoir d'enfant confère une liberté qui va, du coup, nourrir le désir d'enfant. Il y a eu à ce moment-là quelque chose qui a fait bouger notre psychologie.

On a tendance à considérer les couples sans enfant comme plus individualistes, voire égoïstes. Est-ce si simple ?

Non, évidemment. Il est sûr que l'enfant oblige à donner, oblige à se dépasser, à sortir de son individualité. Maintenant, les couples sans enfants peuvent, eux aussi, être généreux en se consacrant à leur entourage, ou à des œuvres humanitaires... Ne pas avoir d'enfant, c'est la possibilité pour un couple de créer quelque chose de profond dans la relation de couple. L'enfant est un révélateur. Il va cimenter les couples unis. Mais il va séparer les couples fragiles.

Le fait d'être parents apporte-t-il un apaisement particulier du fait qu'on a le sentiment d'être prolongé, quelque part immortalisé, par sa progéniture ?

Je crois qu'être parent peut donner bonne conscience à beaucoup. Mais ce n'est pas parce qu'on a bonne conscience qu'on est apaisé. Etre mère, selon les archétypes du Patriarcat qui ont toujours cours aujourd'hui, c'est être mise sur un piédestal. Pour beaucoup d'hommes et de femmes, il y a dans la maternité quelque chose de sacré qui, pour moi, n'est pas juste. Il y a beaucoup d'idéalisation de l'enfant. En réalité, c'est difficile d'être parent, aujourd'hui.

Plus difficile qu'avant ?

Oh oui, bien entendu. Avant il y avait toute une famille, tout un réseau pour accueillir l'enfant. Aujourd'hui beaucoup de mères se retrouvent seules en tête à tête avec lui et se sentent démunies. Elles manquent de repères. Elles ont appris à être des femmes fortes,  de bonnes professionnelles. Pas forcément à accueillir cette boule de vulnérabilité qu'est l'enfant, qui leur renvoie en miroir leur propre vulnérabilité.  Et puis, certaines d'entre elles se retrouvent sans père. Par ailleurs, comme je le disais tout à l'heure, l'enfant est un révélateur des forces comme des faiblesses du couple. Quand il y a des failles, cela crée des tensions qui vont se concentrer sur l'éducation, par exemple. Mais il arrive aussi, et de plus en plus, que des femmes se fassent usurper leur rôle de mère par leur mari.

Depuis quand cette extension du domaine du père et de la paternité est-elle sensible ?

C'est un processus qui est en cours. Les hommes sont en train de se réapproprier leur part de féminin et l'éducation des enfants en fait partie.  Comme ils n'ont pas beaucoup de repères en la matière, ils ne savent pas comment prendre leur place auprès de l'enfant. La génération précédente ne les a pas vraiment aidés dans cette voie, puisque leurs propres pères étaient plutôt absents. Du coup, ils copient les mères, et ils prennent leur place. Ce n'est pas le cas de tout le monde, mais c'est un phénomène que je rencontre de plus en plus souvent.

Cela veut dire que le désir d'enfant croissant des pères correspond à un problème de place, ou de positionnement ?

Non, pas forcément. Le désir d'enfant des pères correspond à la recherche d'un sens à leur vie, à la réappropriation de leur part de féminin. Avant, la femme était un peu leur  banque à émotion, elle se chargeait de tout ce qui faisait du bien aux autres... Les hommes sont en train de se réapproprier cette partie d'eux-mêmes, et c'est bien. Mais il leur arrive d'en faire trop, comme les femmes. Je dis souvent qu'il n'y a pas de mauvais père, seulement des pères malheureux ou des pères maladroits. Cela dit, il y a beaucoup de femmes qui sont elles aussi dans l'extrême, et qui vont exclure le père, le rejeter en dehors de la bulle où elles vont s'enfermer avec leur enfant. Les femmes sont parfois  dans des injonctions paradoxales avec l'homme. Elles se plaignent de tout prendre en charge et quand l'homme se manifeste et agit, il ne fait jamais ce qu'il fallait faire.

Parallèlement au désir d'enfant croissant de l'homme, y a-t-il un désir d'enfant décroissant de la femme ?

Je ne connais pas les statistiques mais intuitivement, je dirais oui.  Je vois beaucoup de femmes qui sont obsédées par l'idée d'avoir un enfant, qui veulent à tout prix trouver un père pour en faire un, au point que les hommes deviennent parfois des hommes-objets. Ce qui est sûr et certain, c'est que les femmes repoussent le désir d'enfant de plus en plus tard. Elles veulent d'abord construire leur vie professionnelle avant d'avoir un enfant. Du coup, beaucoup sont dans la panique vers l'âge de 37 ans. Il est clair que l'enfant ne passe plus en priorité.

Est-ce qu'il n'y a pas, aujourd'hui, une injonction à faire des enfants, comme si le bonheur passait forcément par le fait d'en avoir ?

Les mentalités mettent beaucoup de temps à évoluer. Dans la société en perte de repères qui est la nôtre, la famille en reste un. Ce bonheur d'être parents n'est pas bien réel. C'est un message de rêve, de fantasme, qui est véhiculé par les médias, les films, les people... C'est, par exemple, Sophie Marceau qui dit : « Mon meilleur rôle, c'est d'être mère »...


Si on fait des enfants pour récupérer du sens, est-ce que, du coup, ce désir d'enfant ne cache pas quelque chose de plus individualiste ?

Oui, c'est souvent le cas. Je vois des gens qui veulent un enfant comme ils veulent une glace au chocolat, et j'exagère à peine. Nous sommes dans une société consumériste. L'enfant devient un objet de consommation. Il y a d'ailleurs des marchands d'enfants... Il y a, aujourd'hui de plus en plus un désir d'enfant pour soi, pas pour l'enfant.

Est-ce à l'enfant d'apporter le bonheur à ses parents ? N'est-ce pas la pire des choses à attendre d'un enfant ?

Ce n'est bien sûr pas à l'enfant de faire le bonheur des parents mais l'inverse. C'est aux parents de faire le bonheur de leur enfant, de lui apporter la protection et la sécurité sur les plans physique, psychologique, voire spirituel.

N'est-ce pas, pourtant, la tendance montante, cette attente, de la part des parents vis-à-vis de leur enfant ?

Si. Et cela est parfois dommageable, parce qu'un enfant que l'on a trop désiré devient souvent un enfant-roi qui se croit tout permis, et qui peut, à force, devenir un tyran.

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Anouman
- 15/12/2014 - 23:10
Plus heureux?
Ben oui, mais seulement les gens qui aiment vraiment les enfants. Les autres devraient éviter, non seulement ils ne seront pas plus heureux mais de plus leurs enfants ne le seront pas non plus.
bjorn borg
- 15/12/2014 - 16:47
Ben non
et pis c'est tout!
Newdawn
- 15/12/2014 - 13:10
Cessez de nous assaisonner avec un "Patriarcat" qui n'existe pas
Article intéressant, sinon que l'emploi du mot "Patriarcat" avec une majuscule est complètement ridicule. Le patriarcat n'a pas d'autre existence que dans la cervelle névrosée des féministes idéologues; c'est une pure invention de l'esprit, un concept creux. Lire par exemple l'article de Warren Shibles, The Myth of Patriarchy.