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« Omar m'a (vraiment) tuer ? » : le détail qui sème le doute

Publié le 17 juin 2011
Avec Guy Hugnet
L'argumentaire du comité de défense d'Omar Raddad, qui réclame la révision de sa condamnation pour le meurtre de Ghislaine Marchal, s'articule autour de l'idée que la victime ne serait l'auteure de la fameuse inscription "Omar m'a tuer". Une thèse que conteste le journaliste d'investigation Guy Hugnet, dans un ouvrage à paraître prochainement. Bonnes feuilles, épisode 2.
Guy Hugnet
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Guy Hugnet est un journaliste indépendante spécialisé dans les enquêtes scientifiques et les faits divers. Auteur d'enquêtes documentaires sur Omar Raddad et Guy Georges pour la série "Affaires criminelles" diffusée sur NT1, il publie Affaire Raddad :...
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L'argumentaire du comité de défense d'Omar Raddad, qui réclame la révision de sa condamnation pour le meurtre de Ghislaine Marchal, s'articule autour de l'idée que la victime ne serait l'auteure de la fameuse inscription "Omar m'a tuer". Une thèse que conteste le journaliste d'investigation Guy Hugnet, dans un ouvrage à paraître prochainement. Bonnes feuilles, épisode 2.
Avec Guy Hugnet

Lorsque les gendarmes arrivent sur les lieux, en cette fin d’après-midi du lundi 24 juin, ils ne parviennent pas à ouvrir la porte. Quelque chose derrière s’y oppose. En exerçant, à deux, une forte poussée, l’un d’entre eux parvient tant que bien mal à passer son bras dans l’entrebâillement. Il tâtonne, identifie un lit en fer pliant avec un matelas en mousse, qu’il réussit avec difficulté à repousser vers l’intérieur de la cave. La porte s’entrouvre un peu, mais pas totalement, loin de là. Quelque chose d’autre, en bas sur le côté gauche, à proximité de l’angle, résiste. Les gendarmes cherchent. Ils aperçoivent un bout de tube métallique coincé sous la porte. À l’intérieur, l’obscurité. L’interrupteur est taché de sang. Le gendarme n’y touche pas. Son confrère, un homme massif, lui apporte son aide pour exercer une nouvelle poussée sur la porte. Le gendarme parvient à passer une partie de son corps derrière la porte. Dans la pénombre, il distingue une barre cylindrique métallique couchée au bas de la porte. C’est elle qui oppose une résistance. « Je l’ai dégagée d’un coup de pied pour ne pas la toucher des mains. » La porte s’ouvre. Le gendarme aperçoit alors une masse sombre étendue sur le sol de la chaufferie : le corps de Mme Marchal.

Le mystère du blocage de la porte a lui aussi fait couler beaucoup d’encre. Il oppose deux thèses. Celle de la défense, pour qui il s’agit d’une mise en scène machiavélique du meurtrier. Après avoir désigné Omar, il laisse croire que la porte est fermée de l’intérieur en inventant un ingénieux dispositif. Celle de l’accusation, selon laquelle Mme Marchal s’est barricadée de façon à se protéger d’un éventuel retour de son agresseur, avant de désigner son meurtrier avec son sang.

Selon le témoignage de la femme de ménage, ce lit était habituellement entreposé dans le couloir à gauche en entrant. Il pèse douze kilos. Il est derrière la porte : mais qui l’a mis là ? La victime ou son meurtrier ?

Pour Me Vergès, l’assassin, un intime de la victime, écrit « OMAR M’A TUER » avec une main gantée, éteint la lumière puis « place le lit en équilibre contre la porte pour en rendre l’ouverture plus difficile ». La défense ajoute, argument maintes fois utilisé, qu’après des coups reçus au foie et une large éventration, la victime n’a pu avoir la force de pousser ce lit jusqu’à la porte. Pourtant les constatations médico-légales et les experts de la Commission de révision disent le contraire. Nul doute que la plaie d’éventration a provoqué l’expulsion des intestins. Mais les traces de poussières et de ciment relevées à la fois sur son peignoir et sur les anses intestinales montrent que Mme Marchal a rampé ou marché à quatre pattes sur le sol. Les ecchymoses aux membres inférieurs et supérieurs confirment ce dernier point. On peut déduire de ces constatations qu’elle a poussé le lit jusqu’à la porte. Ce lit pèse douze kilos, mais il est muni de roulettes. Mme Marchal n’a pas eu à le soulever. Simplement – si l’on peut dire – à le pousser.

Autre argument de l’accusation contre le scénario de Vergès, le lit à lui seul n’empêche pas l’ouverture de la porte. Il la gêne à cause de son poids, mais il suffit de pousser un peu fort pour qu’elle s’ouvre. Pour autant, il faut reconnaître que, bien que cela soit compliqué à réaliser, il n’est pas impossible de refermer la porte de l’extérieur en laissant retomber le lit derrière. La raison voudrait pourtant qu’un homme qui vient de commettre un crime aussi odieux soit pressé de quitter les lieux. Par quel cheminement mental lui viendrait-il à l’esprit de s’embarrasser de la mise en place d’un tel dispositif ? On ne peut que rester perplexe. Mais le fonctionnement de l’esprit humain restant à beaucoup d’égard mystérieux, on ne peut l’exclure. Reste que le lit n’est qu’une partie du dispositif. Le plus important est le tube métallique. C’est lui qui s’oppose à l’ouverture des gendarmes.

[...]

D’après les descriptions, le tube métallique reposait sur le chevron en bois brut faisant levier, bloquant ainsi l’ouverture. Dans ce cas, lorsque les gendarmes ont poussé sur la porte, une fois le lit écarté, ce tube s’est obligatoirement écrasé sur le chevron.

[...]

Voici ce qu’écrit le juge d’instruction : « Le chevron de bois présente sur une de ses faces une trace d’écrasement oblique. » Reconstituant l’ensemble du mécanisme, le juge écrit plus loin : « La barre étant oblique par rapport au sol, seule son extrémité reposait sur le sol cimenté. […] Le tube a été tordu sous la violence de la pression exercée par les gendarmes. La trace d’écrasement du bois observée sur le chevron paraît avoir été provoquée par la pression du tube métallique qui reposait sur le chevron. »

Cette fois, le doute n’est plus permis. Passe encore qu’un meurtrier imaginatif ait l’idée de placer un lit derrière la porte avant de la refermer. Passe encore que, par un étonnant hasard, le tube vienne se glisser sous la porte. Mais que ce même meurtrier installe le tube sous la porte, en appui et à mi-longueur, sur un chevron avant d’installer le lit et de quitter les lieux, là ça ne passe plus ! « Ce n’est plus une couleuvre à avaler, c’est un boa. »

______________________________

Extraits de Affaire Raddad : le vrai coupable, de Guy Hugnet (à paraître le 15 juin 2011).

 le vrai coupable - Guy Hugnet

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Decrauze
- 16/06/2011 - 23:27
A la mare l'enquête
L’affaire Omar Raddad s’avère une vaste fumisterie judiciaire. Les négligences des services officiels s’apparentent à une volonté de nuire au pauvre jardinier. Innocence de cet homme dont on a volé sept années et qui n’a été que gracié ; il reste coupable de ce crime pour la Justice impénétrable.
Cf. http://viserlatete.blogspot.com/2010/10/r.html
Champernay
- 16/06/2011 - 20:47
C'est cousu de fil blanc !!
A lire l'excellente thèse
http://edoctorale74.univ-lille2.fr/fileadmin/master_recherche/T_l_chargement/memoires/justice/ficheaua02.pdf
On y voit quels intérêts financiers et politiques ont poussé madame le juge d'instruction (Arf...) à détruire la pellicule photo innocentant Omar Raddad et décider de la crémation en urgence du corps de Mme Marshall CQFD !
caod4444
- 14/06/2011 - 21:38
@ Didier
trés peu probable à mon avis pour que cette tige puisse se coincer suffisament pour marquer le bois ....