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Le syndrome du pot de glace

Trop d'émotions... du coup les femmes mangent, et beaucoup plus que les hommes

Publié le 11 avril 2013
52% des femmes ont tendance à manger après une forte "émotionalité alimentaire" contre 20% seulement des hommes.
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52% des femmes ont tendance à manger après une forte "émotionalité alimentaire" contre 20% seulement des hommes.

C'est ce que l'on appelle un cliché : dans un film – au hasard, Bridget Jones - une jeune femme se fait plaquer par son petit ami et se rue sur un énorme pot de crème glacée en pleurant devant une comédie romantique… Manger sous le coup de l'émotion est une réaction plus répandue chez les femmes et chez ceux qui font un régime, mais elle peut provoquer du surpoids, selon une étude sur plus de 35 000 adultes français, publiée mercredi.

Manger sous le coup de l'émotion, ce que les scientifiques nomment "l'émotionalité alimentaire" est un phénomène peu connu même si  l'influence des facteurs psychologiques sur le surpoids et l'obésité est de plus en plus reconnue.  La chercheuse Sandrine Péneau (université Paris-13, équipe de coordination de l'étude NutriNet-Santé) c'est penchée sur le sujet : elle a, avec ses collègues, interrogé par questionnaire un échantillon de 35 641 adultes français participant à l'étude NutriNet-Santé qui regroupe plus de 244 000 internautes.

Et les résultats sont édifiants : les femmes (52 %) ont davantage tendance à manger sous le coup de l'émotion que les hommes (20 %), selon l'étude mise en ligne par l'American Journal of Clinical Nutrition. Dans l'ensemble, les gens au régime ont davantage tendance à manger sous le coup de l'émotion (71 %) que ceux qui ont fait un régime par le passé (58 %) ou les personnes qui disent n'avoir jamais fait de régime amaigrissant (35 %). Le questionnaire a permis de mesurer la tendance à manger sous le coup d'émotions négatives (se sentir seul, nerveux, déprimé).

Toutefois, même si celles qui n'ont jamais fait de régime sont moins nombreuses à manger sous le coup de l'émotion, celles qui le font sont bien plus souvent en surpoids. "Ainsi, parmi les femmes qui n'ont jamais fait de régime, celles qui ont une forte émotionalité alimentaire ont cinq fois plus de risque d'être en surpoids en comparaison de celles qui ne mangent jamais sous le coup de l'émotion", indique la chercheuse Sandrine Péneau. Chez les femmes ayant déjà fait un régime, le risque est 3 fois plus élevé, et chez celles sous régime, le risque est 2,6 fois élevé.

Du côté des hommes, l'association entre surpoids et "émotionalité alimentaire" s'observe également, mais sans grande différence selon qu'ils fassent ou non un régime amaigrissant. L'étude NutriNet-Santé a été lancée en 2009, et ses responsables (épidémiologie nutritionnelle - Inserm/Inra/Cnam/université Paris-13) lancent un appel aux volontaires pour atteindre l'objectif des 500 000 participants.

Vu sur : Lu sur Le Point
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Glabre et Ingambe
- 12/04/2013 - 11:42
Le fameux "plafond de glace" (ou de sorbet)
si cher aux pétasses du féminisme anglo-saxon.