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Japon : une artiste condamnée pour des sculptures de son vagin
Publié le 09 mai 2016
Le tribunal du district de Tokyo a rendu son verdict lundi, l'artiste tokyoïte Megumi Igarashi devra s'acquitter d'une amende de 400.000 yens (3.280 euros), pour des charges "d'obscénité".
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Le tribunal du district de Tokyo a rendu son verdict lundi, l'artiste tokyoïte Megumi Igarashi devra s'acquitter d'une amende de 400.000 yens (3.280 euros), pour des charges "d'obscénité".

Connue au pays du soleil levant sous le nom Rokudenashiko (« enfant bon à rien  » ou « mauvaise fille » en japonais), l'artiste plasticienne japonaise Megumi Igarashi, spécialisée dans "l'art vaginal" (dioramas, figurines, coques de smartphone, bijoux, gâteaux ou lampes en forme de petit personnage de dessin animé japonais, à l'effigie d'un vagin) avait d'abord été arrêtée en juillet 2014.

Motif : avoir envoyé un scan en 3D de son vagin à plus d'une trentaine de personnes, dans le cadre d'une campagne de financement participatif lancée par l'artiste sur le site "Campfire". Parmi ses projets artistiques, Rokudenashiko entendait lever des fonds pour imprimer en 3D un kayak basé sur la forme de ses parties intimes.

Dans cet effort, la japonaise de 44 ans était tout de même parvenue à récolter près d'un million de yens (soit un peu moins de 8.100 euros), et avait réussi à mener son projet à bien, montant à bord de son bateau.

Le dossier ayant été renvoyé en appel, Mme Igarashi, avait été remise en liberté quelques jours plus tard sur fond d'une pétition de milliers de personnes en sa faveur.

Mais Rokudenashiko avait ensuite été inculpée d'obscénité le 24 décembre 2015, pour avoir exposé des sculptures de plâtre de ses parties génitales, dont elle avait vendu les données nécessaires à la fabrication du moule sur CD-ROM.

C'est sur ce dernier chef d'inculpation que la cour de Tokyo vient de la condamner le 9 mai. Une affaire médiatisée au Japon, en raison d'accusations de censure de la part du gouvernement.

"J'œuvre pour renverser la vision masculine du sexe féminin dont on ne parle qu'à travers le prisme du concept d'obscénité et je suis mortifiée que la juge n'ait pas compris cela", a déclaré Megumi Igarashi à l'issue de l'énoncé du verdict.

En effet, le mois dernier, des festivaliers brandissant des statues géantes de phallus ont défilé comme tous les ans dans les rues de Kawasaki, près de Tokyo, pour rendre hommage à la fertilité. Des représentations de sexes féminins étaient aussi présentes, de manière plus discrète, à l'intérieur du sactuaire de Kawasaki, comme le rapporte l'AFP.

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Borgowrio
- 09/05/2016 - 20:18
Plagia ?
C'est pas cher pour se distinguer de la masse des " Artistes" en mal de notoriété .... Je choque , donc j'existe ... Vielle recette qui a fait ses preuves ... Dali ... Picasso ...e.t.c. Pourtant , j'ai déjà vu ça
Ganesha
- 09/05/2016 - 18:31
Des moulages de sa moule... Obscènité ?
Erreur ! Le rédacteur de cet article ne parle-t-il donc pas le français ? Cette dame s'intéresse à sa vulve. Elle en fait des moulages. Le vagin est la cavité interne. Pourquoi utiliser un mot à la place d'un autre ? Ni l'un ni l'autre ne sont obscènes !