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"Qu'est-ce qui fait qu'on a des indignations sélectives ?" s'est interrogé le philosophe.

Analyse

Selon Michel Onfray, "En France, il est interdit de penser la question migratoire"

Invité sur LCI, le philosophe a évoqué la crise des migrants qui touche actuellement l'Europe, sans oublier de revenir sur la dernière conférence de presse de François Hollande.

Interrogé sur la future intervention française en Syrie, le philosophe répond : "Moi, je serais pour qu'on se désengage absolument de tous les conflits planétaires dans lesquels on s'en va bombarder des populations musulmanes".

Quant à au risque de concéder du terrain aux islamistes, Michel Onfray poursuit : "Mais, c'est leur problème ! Pourquoi on aurait le droit d'intervenir au Mali mais pas le droit d'intervenir à Cuba, le devoir d'intervenir en Libye mais pas en Corée du Nord... ? Qu'est-ce qui fait qu'on a des indignations sélectives ? On ne peut pas aller faire le gendarme sur la planète entière ! Donc on a des indignations sélectives parce qu'il faut penser en termes de géologie, de stratégie, de sous-sol. Faites une carte géologique et vous verrez que ce sont les endroits géostratégiques où ont lieu les guerres. Parce que là où il y a du pétrole, il y a toujours des militaires".

Enfin, interrogé sur la position de Marine Le Pen, qui estime que la France ne doit accueillir aucun migrant, Michel Onfray a déclaré : "Il faudrait déjà s'entendre sur cette idée de migrants, d'émigrants, d'immigrés. Vous avez vu qu'on n'utilise plus le mot immigrés, on ne parle plus d'immigration, on parle de migration, et puis maintenant on parle de réfugiés. De toute façon, en France, c'est interdit de penser cette question-là... Il faudrait déjà commencer par penser cette question des immigrations. Quand on dit : oui, mais, regardez, on a accueilli les Polonais, les Espagnols, les Portugais... Oui, mais c'était dans un même espace qu'était l'espace judéo-chrétien !".

 
Vu sur Le Point

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