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Crédits Photo: Capture d'écran Dailymotion / Europe 1

Défense d'une institution

Jean-Louis Debré critique Emmanuel Macron sur la suppression de l'ENA et le compare à Napoléon III

Jean-Louis Debré était invité dans la matinale d'Europe 1 ce vendredi 19 avril. Le fils du fondateur de l'Ecole nationale d'administration ne souhaite pas que le président de la République fasse disparaître l'établissement. 

Jean-Louis Debré n'a pas caché son mécontentement depuis que la mesure, évoquée par Emmanuel Macron dans son allocution qui n'a pas été diffusée, sur la suppression de l'ENA est envisagée. Son père, Michel Debré, est considéré comme le père de l'école qui forme les hauts-fonctionnaires français. Jean-Louis Debré considère que cette proposition n'est pas réaliste au regard de la crise des Gilets jaunes qui traverse le pays : 

"On répond par la suppression de l'ENA. C'est surréaliste". 

Jean-Louis Debré a fait un parallèle entre Emmanuel Macron et Napoléon III, qui avait supprimé l'école de l'administration créée par Hippolyte Carnot. 

"L'école d'administration a été créée par la République, pour la République, par les républicains. (…) Finalement, il y a deux personnes qui auront ou qui veulent supprimer l'ENA : Napoléon III et Macron". 

L'ancien président de l'Assemblée nationale a néanmoins reconnu qu'il s'agissait d'une "astuce politique intelligente" de la part d'Emmanuel Macron. 

"On ne parle pas de ce qui est souhaité par les Français, c'est-à-dire une amélioration de la fiscalité. On parle de l'ENA, alors que tout le monde s'en fiche. On polarise sur un autre sujet pour que tout le monde en discute et pour qu'on oublie que dans le discours que le président n'a pas fait, il n'y avait rien, en fait". 

Ce proche de Jacques Chirac a également critiqué Emmanuel Macron : 

"On reproche à ces jeunes [énarques, ndlr] d'être arrogants. Mais qui est arrogant ? Le pouvoir politique ! Peut-être faudrait-il faire que l'on ne puisse devenir président de la République qu'après une expérience de 30 ans de maire ou de conseiller général". 

Jean-Louis Debré a donc tenu à prendre la défense de cette institution.   

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