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Dieudonné : "Avant, il vendait des bagnoles, maintenant il vend des quenelles", assure Elie Semoun

L’humoriste a réagi à la polémique par un sketch diffusé ce samedi sur Canal +.
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"Je pense que je suis assez légitime pour parler de Dieudo vu qu'on a vraiment débuté ensemble (...). C'est presque pas un sketch, c'est presque la lettre d'un ami trahi et trompé". L'humoriste Élie Semoun a réagi à sa manière ce samedi à la polémique entourant son ancien complice de scène. Dans un court sketch diffusé sur Canal+ , il a expliqué « ce que je fais, c'est loin d'être une déclaration de guerre. Mais je ne donne pas une carte blanche à ce qu'il fait, surtout pas ». "Quand j'ai connu Dieudonné il vendait des bagnoles, maintenant il vend des quenelles", a expliqué Elie Semoun. 

"Dieudo, tu sais que tu me fous dans la merde ? Tu m'obliges à te répondre parce que pour les Juifs je suis un traître et pour les autres un agent du Mossad", les services secrets israéliens, assure le comique au début de ce sketch diffusé dans l'émission Clique. 

"Mais j'ai rien demandé, moi ! Je pensais qu'on vieillirait ensemble comme Chevalier et Laspalès, et tout d'un coup tu me fais ton petit délire dans ton coin sans même m'en parler !" poursuit Elie Semoun. "Moi, je suis dans le système, c'est normal, je suis encore dans le show-biz, c'est normal, je suis juif", blague ensuite l’humoriste."Tous les gens que je rencontre me disent : Mais il a pété un boulard, Dieudo ? Il était comme ça avant ? Il est antisémite ? Alors comme je voulais en avoir le cœur net, je suis allé le voir à son théâtre (...) et je lui ai dit : Dieudo, t'es antisémite ? Et là, il m'a tourné le dos et il m'a regardé droit dans les yeux : Non... mais y a trop de Juifs !", argumente encore Élie Semoun.

"Mais Dieudo, on a bossé quinze ans ensemble ! Comment t'as fait pour me supporter, moi ? (...) Il m'a dit : C'est moi qui faisais les comptes, ça m'a permis de tenir le coup !" Et de conclure : "Quand on a débuté avec Dieudonné, on était le symbole même de l'antiracisme, à tel point que j'avais oublié que j'étais noir et qu'il était juif ! On s'en foutait à l'époque, de tout ça, maintenant c'est un problème pour tout le monde... Dommage, moi j'aimais bien être noir."

Lu sur Le Parisien

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