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La nouvelle guerre froide entre la Chine et les Etats-Unis est à la Une de L'Obs, L'Express enquête sur les origines du Covid-19, les femmes qui combattent l'islamisme sont à l'honneur de la couverture du Point.
La nouvelle guerre froide entre la Chine et les Etats-Unis est à la Une de L'Obs,  L'Express enquête sur les origines du Covid-19, les femmes qui combattent l'islamisme sont à l'honneur de la couverture du Point.
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Revue de presse des hebdos

Zemmour / Philippe : les deux imams de moins en moins cachés de la présidentielle; Le Hezbollah présent en France, des pesticides cancérigènes dans des produits de grande consommation; Doctolib : alerte aux dangers du monopole ?

Et aussi : Quand Blanquer se moque de Dupond-Moretti.

Gilles Klein

Gilles Klein

Gilles Klein, amateur de phares et d'opéras, journaliste sur papier depuis 1977 et en ligne depuis 1995.

Débuts à Libération une demi-douzaine d’années, puis balade sur le globe, photojournaliste pour l’agence Sipa Press. Ensuite, responsable de la rubrique Multimedia de ELLE, avant d’écrire sur les médias à Arrêt sur Images et de collaborer avec Atlantico. Par ailleurs fut blogueur, avec Le Phare à partir de 2005 sur le site du Monde qui a fermé sa plateforme de blogs. Revue de presse quotidienne sur Twitter depuis 2007.

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Ces femmes qui défient les islamistes dans le monde entier (et aussi en France) à la Une du Point. L'Obs s'intéresse à la nouvelle guerre froide : Chine et Russie alliées contre les États-Unis. Coronavirus : fuite de laboratoire ou transmission animale, l'Express revient sur les deux hypothèses sans pouvoir trancher. Valeurs Actuelles dénonce "ceux qui veulent nous faire taire" et les "nouvelles méthodes du harcèlement politiquement correct."

Présidentielle : Zemmour travaille discrètement

"Dans le sud de la France, Jacques Bompard continue d'activer ses réseaux et de faire circuler la pétition JesignepourZemmour.fr, même s'il refuse pour l'instant de publier les chiffres : "Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont déjà signé. Le bébé bouge !" jure le maire d'Orange, sans nous laisser de moyen de vérifier ses dires." selon l'Express.

"Bien sûr qu'il y pense encore ! On lui répète toute la journée qu'il est le plus beau et le plus intelligent, alors il se prend pour Robert Redford. Mais il n'ira pas", a lâché récemment Marine Le Pen, devant un proche.

Les accusations de comportement déplacé portées par quelques femmes n'inquiètent pas, pour l'instant, mais  : " Ses proches n'ignorent pas qu'il souffre d'un déficit de popularité chez les femmes, lui qui répète à longueur de plateaux de télévision que "le pouvoir doit rester dans les mains des hommes, sinon, il s'évapore".

Pourtant "La question n'est plus d'y aller, mais quand l'annoncer", ajoute un proche, pour qui Éric Zemmour a pris sa décision.  

Présidentielle : Édouard Philippe ne bouge pas mais...

"A défaut d'une déclaration de candidature claire, seuls deux événements pourraient justifier qu'il intègre la liste des présidentiables testés : soit un appel lancé par plusieurs soutiens de poids, soit l'effondrement du candidat naturel de sa famille politique dans les enquêtes d'opinion - comprendre : Emmanuel Macron. Bref, "il suffira d'un signe", résume Fourquet. Un signe que le maire du Havre ne semble pas près d'esquisser, malgré l'insistance de ses amis." écrit l'Express à propos de l'ancien Premier ministre, en attente d'un nouveau destin national au Havre. 

Le Hezbollah est aussi présent en France

"Le groupe terroriste chiite libanais n’exporte pas que ses idées dans l’Hexagone et en Europe. Il s’y finance et y a stocké des explosifs" selon Le Point (4 pages) qui souligne l'attitude ambiguë de l'Europe et de la France face au Hezbollah.

"L’Union européenne et la France distinguent la branche armée du Hezbollah de sa branche politique. Elles considèrent la première comme terroriste mais pas la seconde. Un « en même temps » diplomatique qui est censé permettre à la France de continuer à jouer un rôle influent au pays du Cèdre – même si l’insuccès des efforts diplomatiques récents d’Emmanuel Macron a mis au jour l’impuissance de Paris face au blocage politique – et d’éviter des représailles contre le contingent français des Casques bleus de l’ONU dans le sud du Liban. Mais cela complique la tâche des policiers. 

L’un des principaux experts mondiaux du Hezbollah, Matthew Levitt, directeur du programme sur le contre-terrorisme et le renseignement au think tank Washington Institute, critique cette distinction, qu’il juge contre-productive. « Le problème du Hezbollah pour la France est un facteur qui n’est pas seulement lié aux événements au Liban, mais aussi à la sécurité nationale », souligne l’analyste américain. D’après lui, « la France et la Belgique en particulier ont prouvé ces dernières années qu’elles constituent un centre d’activités impliquant des citoyens riches et souvent binationaux, franco-libanais ou belgo-libanais, engagés dans des activités financières illicites » au profit du Hezbollah.

Des aliments contaminés par un dangereux pesticide

"Infusion bio Éléphant, colombo de légumes Carrefour, mélange mexicain Ducros, falafels houmous Bjorg... Jour après jour, l'étrange liste de la répression des fraudes s'allonge. " raconte l'Express (1 page)

Selon un rapport du Sénat, depuis le mois d'octobre, Bercy a exigé le retrait des magasins de plus de 5 000 références contaminées à l'oxyde d'éthylène. Un redoutable pesticide classé comme mutagène, cancérogène et toxique pour la reproduction. L'Union européenne impose une limite maximale de résidus (LMR) de 0,05 mg/kg dans l'alimentation conventionnelle et 0,01 mg/kg en bio.   

Doctolib hégémonique ?

Née en 2013, l’entreprise Doctolib a pris, avec la pandémie, une place prépondérante : 140 000 professionnels de santé (30% des médecins généralistes et 50% des spécialistes) proposent des prises de rendez-vous sur cette plateforme privée, à laquelle 45 millions de Français sont inscrits rappelle l'Obs (2 pages). Avec deux entreprises plus petites, Maiia et KelDoc, Doctolib s’est même vu confier par le gouvernement la gestion des rendez-vous de vaccination antiCovid.

Certains s’inquiètent du poids croissant – d’aucuns parlent même de monopole – de Doctolib, qui pourrait devenir l’équivalent de Booking.com pour les hôteliers : un passage obligé, avec les risques afférents (augmentation de tarif, évolution des règles de fonctionnement…).

Quand Blanquer se moque de Dupond-Moretti

Le ministre de la Justice avait été blessé par une formule distillée anonymement par un de ses collègues, qui l’avait qualifié de « King Kong tenu en laisse ». Dupond-Moretti a trouvé l'auteur selon Le Point : c'est Jean-Michel Blanquer; le ministre de l'Éducation.

Pulvar et Darmanin : rendez-vous impossible ?

"Deux semaines après leur passe d’armes au sujet de la police, l’entrevue annoncée entre Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, et Audrey Pulvar, la candidate soutenue par le PS aux régionales en Ile-de-France, tarde à se concrétiser." note L'Obs.

Trop de ministres selon Macron

« Ça risque de bouger après les régionales, certains sont usés », souffle un ministre de poids, cité par Le Point. Au moment où Macron demande à la haute administration de faire des efforts en supprimant l’ENA et la préfectorale, il ne pourrait pas garder une équipe pléthorique de 44 ministres et secrétaires d’État.

Jean-Marie Le Pen : oui au vaccin, mais russe

Le fondateur du Front National,  92 ans, veut bien être vacciné. Bonne nouvelle à son âge ! Mais il veut que l'on lui injecte le vaccin russe Spoutnik V, pas encore homologué par les agences européenne et française. Il a essayé de l’obtenir via des amis russes ayant des contacts avec Vladimir Poutine selon l'Obs.

Hélas l’ambassadeur russe en France, Alexeï Mechkov, lui a répondu : tant que l’utilisation du vaccin n’aura pas été validée par les autorités européennes, on ne pourra pas le vacciner avec Spoutnik V.

Présidentielle : débat TV entre les Verts

Deux débats opposant les candidats à la primaire des Verts auront lieu sur BFMTV et LCI en septembre, avant le premier tour (du 16 au 19) et avant le second (du 25 au 28) selon Le Point. Jadot, Rousseau et Piolle vont donc s’affronter en direct annonce Le Point.

Pas de candidat LREM dans une législative partielle

En Marche ! n’a pas présenté de candidat à la législative partielle du 20 e arrondissement de Paris, remportée par Lamia El Aaraje (PS) face à Danielle Simonnet (LFI).  Pourquoi ? On ne sait pas pourquoi « Je me suis posé la même question que vous ! » déclare Christophe Castaner, cité par Le Point.

Régionales : les ministres macronistes face à Xavier Bertrand

"Le président des Hauts-de-France se voit réélu dans sa région, candidat de la droite à la présidentielle et challenger d’Emmanuel Macron. Une stratégie qui inquiète fort le Palais. Pas moins de cinq ministres ont été dépêchés pour contrer l’impudent". souligne l'Obs. (4 pages)

« On les a surnommés les ministres en weekend, ironise Sébastien Huyghe, député LR du Nord et proche de Bertrand. Ils arrivent le vendredi soir par le dernier train et repartent à Paris le lundi matin. » Joint par téléphone « en plein collage d’affiches », le même ajoute malicieusement : « Hélas pour eux, sur la période Covid, ça n’est pas le weekend qu’il se passe le plus de choses ! ».

Les évolutions de Mélenchon

Le Point est un "égout néfaste" aux yeux de Jean-Luc Mélenchon qui a refusé de répondre à l'hebdo qui lui consacre une long portrait (6 pages)

"Jamais, dans l’histoire de la Ve République, un homme politique n’avait à ce point évolué sur ses bases, passant de la raison à la paranoïa, de la courtoisie républicaine à l’outrance, d’un républicanisme laïque à un tiers-mondisme identitaire, de François Mitterrand à Nicolas Maduro." estime Le Point.

Parmi les changements d'attitude, l'hebdo note l'évolution du patron des Insoumis face au vaccin contre le coronavirus,  « Je ne suis pas médecin, je ne suis pas épidémiologiste, je ne sais pas, je sais juste qu’un certain nombre de conditions ne me semblent pas respectées. » En 2001, dans Libération, il donnait pourtant l’impression d’avoir saisi les dangers du complotisme : « L’obscurantisme de notre époque, c’est l’ignorance de la science et de la technique. » Idem en 2009 lorsqu’il invitait, sans aucune réserve, les Français à se faire vacciner contre la grippe A (H1 N1). 

Comment la retraite par points est morte

"Au départ, Emmanuel Macron voulait transformer les retraites dans un sens plus égalitaire. Quatre ans après, il veut faire travailler les Français plus longtemps…" résume l'Obs qui raconte l'aventure (5 pages) de cette réforme ratée.

Le grand projet « égalitaire » du quinquennat est enterré : la « retraite par points » n’existera pas. Elle devait permettre d’ouvrir les mêmes droits pour tous, « très ambitieuse, extrêmement complexe et porteuse d’inquiétudes », a reconnu Macron jeudi 3 juin. "Elle ne pourra pas « être reprise en l’état ». Et tant pis pour le texte adopté par l’Assemblée nationale en février 2020, juste avant le premier confinement, après une longue série de grèves et une bataille parlementaire acharnée"

. Mais le président laisse ouverte la possibilité de mener une réforme, très classique cette fois : elle obligerait les Français à travailler plus longtemps pour redresser des comptes publics que la crise sanitaire a plongés dans le rouge. Une mesure (très) peu sociale, même si le gouvernement pourrait en partie la compenser par une légère hausse des petites retraites."

Le mondain Juan Branco

Proche de Catherine Deneuve et des Gilets jaunes, l’avocat Juan Branco reste mis en cause dans l’affaire Griveaux : votre chroniqueur des hebdos n'est pas passionné par son portrait (4 pages) dans Le Point.

"Volontiers bretteur et provocant, Branco ne se prive pas de porter des attaques personnelles, comme lorsqu’il révèle, en octobre 2018, l’homosexualité d’un secrétaire d’État – ancien camarade de classe à l’École alsacienne –, censée expliquer son ascension politique. Le gouvernement, la plupart du temps, fait quant à lui le choix de l’ignorer malgré son pouvoir de nuisance. Une réponse sur les réseaux sociaux, et c’est la Toile qui s’emballe, la certitude d’alimenter une polémique à laquelle personne ne veut prendre part."

Prudence face aux enfants qui se disent transgenres

On parle beaucoup d'enfants transgenres, mais il faut être prudent face à ce phénomène estime Élisabeth Roudinesco dans l'Obs, qui leur consacre un dossier (8 pages) :

« Il faut être prudent avec les traitements hormonaux administrés aux enfants prépubères en grande souffrance. Beaucoup se croient transgenres et ne le sont pas. Il y a un effet d’imitation lié au développement des réseaux sociaux. Les bloqueurs de puberté ne sont pas la seule réponse et la Tavistock Clinic de Londres, le centre de thérapie psychanalytique le plus progressiste qui soit, a reconsidéré au bout de vingt ans ces traitements car le bénéfice-risque n’était pas établi. En 2020, la justice britannique a donc restreint ces transitions pour les mineurs de moins de 16 ans. Le 26 mars, une nouvelle décision de justice a souligné que les parents pouvaient consentir au traitement. Cela pose, à mon sens, un problème juridique : celui du consentement de l’enfant. Je propose donc un débat national en France sur cette question. Les enfants en souffrance doivent impérativement être protégés à la fois des discriminations à l’école et de l’exhibition à la télévision. »

ÉTRANGER

Covid-19 : Accident de labo ou transmission animale ?

D'où sort ce virus qui a fait à ce jour plus de3,6 millions de morts (6 millions, selon l'OMS) et mis la planète à genoux ? demande l'Express (8 pages).

"Nous savons deux choses : que la nature regorge de coronavirus cousins du Sars-CoV-2 infectant les chauves-souris, mais loin de Wuhan; et que l'épicentre de l'épidémie est précisément à Wuhan. Maintenant, il faut comprendre les chaînes de transmission", résume Etienne Decroly, directeur de recherche au CNRS (université d'Aix-Marseille).

"La présence à Wuhan du WIV, cet établissement spécialisé dans les virus les plus dangereux, pose question. Fruit d'une collaboration franco-chinoise, le fameux laboratoire P4 a été mis en exploitation en janvier 2018, lors de la première visite d'État d'Emmanuel Macron en Chine. Mais, à peine quelques mois plus tard, des membres de l'ambassade américaine à Pékin alertent sur l'insuffisance des mesures de sécurité."

La question de l'origine du virus reste donc ouverte.

Chine-Russie contre États-Unis      

" Le spectre d’un conflit armé plane de plus en plus sur le monde, porté par un tandem d’impérialistes hostiles aux valeurs occidentales: la Chine et la Russie. Joe Biden, lui, affirme sa détermination à défendre les démocraties" : l'Obs (12 pages) est inquiet.

"Depuis quelques mois, la question court les allées du pouvoir, à Washington et ailleurs : sommes-nous entrés dans une « nouvelle guerre froide », trente ans après la chute de l’URSS ? Et risquons-nous une déflagration mondiale ? On voit d’ici les sourires ironiques. De tels avertissements en peau de lapin ont été si souvent brandis… Sauf que là, ce ne sont pas des populistes pyromanes qui posent la question, mais des chefs d’État, des diplomates, des militaires, des chercheurs. Tous le disent : le monde est entré dans une zone de turbulences extrêmes."

L'Obs évoque deux des points chauds du moment dont l'île de Taiwan : "C’est, à la périphérie de la Chine, la zone où le risque de conflit armé est le plus grand. Car, malgré les mises en garde américaines, le géant communiste rêve d’avaler l’irritant confetti démocrate. C’était il y a quelques semaines. 150 000 soldats russes étaient déployés à la frontière de l’Ukraine. Au même moment, à l’autre bout du continent eurasiatique, des avions de combat et des navires de guerre chinois encerclaient l’île de Taïwan dans un ballet menaçant."

Elles bousculent les traditions en terre d’islam

Au Soudan, en Tunisie, en Algérie ou en Iran, "enquête sur les combattantes de la liberté" dans Le Point (12 pages). Les femmes, dans la plupart des pays de tradition islamique, restent sujettes à des lois et règles spécifiques fondées sur la charia, la loi coranique.

Le Point propose quelques exemples. Ainsi Malak Alawiye mère de famille de 42 ans qui lutte pour que les femmes aient les mêmes droits que les hommes au Liban. Ou encore : Shaparak Shajarizadeh, diplômée en ingénierie informatique, cette Iranienne de 45 ans a dû s’exiler au Canada pour échapper à une lourde condamnation après avoir ôté son voile islamique en public à Téhéran.

L'hebdo n'oublie pas de signaler qu'il y a aussi des problèmes en France pour Mila, Zineb El Rhazoui et les autres…

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