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Autrefois, le Laos s’appelait Lan Xang, « le pays au million d’éléphants ».
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Grand large

Voyage sur mesure au Laos, entre aventure et méditation

Pays d’histoire, de religion et de culture, le Laos est aussi une destination d’expérience. Entre deux visites de temples, la jungle s’explore à dos d’éléphant.

Quentin Desurmont

Quentin Desurmont

Président fondateur de Peplum, créateur de voyages sur-mesure de luxe, Quentin Desurmont agit activement pour l’entreprenariat. Il a fait partie de la délégation du G20 YES à Moscou en 2013 et  à Mexico en 2012, est membre de Croissance + et des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens. Quentin contribue aussi à l’émergence du tourisme de luxe en Europe, il est membre de Traveller Made.

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Le Laos à dos d’éléphant

Pour en savoir plus sur le Laos, rendez-vous sur le site de Peplum.com.

Les éléphants suivent un rythme lent et balancé. Sur leur dos, les estomacs s’accrochent. Au mois au début. La situation n’est pas des plus confortables, mais les passagers finissent vite par l’appréhender. Installés dans de petites nacelles solidement attachées au large ventre du pachyderme, ils se laissent transporter dans la jungle de Pakbeng, au nord-ouest du Laos.


Sans ralentir sa pérégrination, l’éléphant passe de temps à autre sa trompe au-dessus de sa tête et la présente à ses passagers. Le mahout, le guide, monté à l’encolure d’un autre animal, fait comprendre qu’il demande à manger. Au fil du voyage, la bête engloutira sans mal tout un sac de bananes. Un peu plus petits et légers que leurs cousins africains, les éléphants d’Asie, du haut de leurs trois mètres et six tonnes de moyenne, peuvent avaler jusqu’à 250 kilos de nourriture par jour.

Autrefois, le Laos s’appelait Lan Xang, « le pays au million d’éléphants ». Bien moins importante en réalité, la population s’élève aujourd’hui à plusieurs milliers d’individus et, malgré une baisse drastique depuis les années 1970, le pays reste la région d’Asie la plus peuplée de pachydermes. Environ la moitié de ces éléphants d’Asie est domestiquée, mais plus pour les mêmes raisons. Jadis utilisés pour un usage agricole, ils ont été remplacés par les machines et la technologie et sont donc aujourd’hui dressés pour le tourisme. Malgré leur taille imposante, ces animaux sont donc habitués au contact humain. Certains ont même un caractère presque câlin.


La randonnée de deux heures suit la vallée creusée par le Mékong, entre les collines habillées d’une jungle luxuriante. Perchés sur le dos des éléphants, les passagers peinent à détourner le regard de ces majestueux paysages. Enfin, la troupe arrive à un village. Celui des éléphants, qui, à peine débarrassés de leurs charges, se précipitent vers un petit porche typique, en bois et en bambou. C’est l’heure du déjeuner. Les explorateurs laissent leurs montures tranquille et profitent de leur côté d’un traditionnel repas lao.

Après manger seulement commence un cours particulier sur les éléphants. De la théorie et des informations biologiques, démographiques et historiques, et puis deux chapitres ludiques sur la pratique. D’abord, apprendre à monter. A l’aller, une plate-forme permettait d’accéder sans mal à la nacelle. Cette fois, il s’agit de grimper à l’encolure de l’animal, sans échafaudage. Bien dressé par son maître, l’éléphant se penche en avant et plie une patte. Son genou servira d’étrier. Après quelques tentatives et échecs, le pachyderme se redresse et son cavalier se stabilise. Là, les mahout dévoilent un autre secret : le vocabulaire de guidage. Paï pour avancer, toy pour s’arrêter, say pour tourner à gauche... Les mots sont courts, mais l’intonation est importante. Et les Laotiens s’amusent de l’originalité (et de l’inefficacité) des accents.


Une fois tout le monde bien accroché, le troupeau se dirige vers le point d’eau. C’est la dernière expérience que les touristes vivent avec les éléphants. Sans attendre l’avis de leurs passagers, ils se jettent à la flotte. Pour eux, c’est une partie de plaisir. Leur charge, si elle ne plonge pas d’elle-même, sera gentiment propulsée à l’eau sous les mouvements de la monture. Un dernier instant de jeu pour conclure une journée marquée par une complicité assez inattendue entre l’homme et l’éléphant.

Luang Prabang la spirituelle

Pour en savoir plus sur le Laos, rendez-vous sur le site de Peplum.com.

Le ciel s’éclaircit à peine que retentissent les premiers bruits sourds et secs du tambour, espacés, puis de plus en plus rapides. Après un court silence, une nouvelle série de coups résonne d’un autre côté. Puis une autre. Les réponses des autres temples. Une file de moines vêtus de leurs toges orange sort alors de chaque monastère. C’est l’heure du Tak Bat.


Tous les matins, dès l’aube, la vieille ville de Luang Prabang, au nord du Laos, s’éveille au rythme de ce rituel. Tous les moines de la ville défilent devant des dizaines d’habitants agenouillés, les bras chargés de riz cuit, de fruits ou de gâteaux. Chaque colonne est menée par le moine de plus haut rang, suivi des bonzes dont il a la charge. Tous portent une jarre ou un sac, dans laquelle les fidèles glisseront un peu de nourriture. Cette quête matinale, très spirituelle, offre le premier repas de la journée des moines, qui le prendront ensemble, en silence.

Pour assister à cette scène mystique, les touristes les plus curieux se sont levés très tôt. Ils se tiennent à l’écart, silencieux, s’imposant le respect le plus total de la tradition et de la religion. A la fin du Tak Bat, les moines repartent au monastère, et les habitants rentrent chez eux. La journée est à peine entamée. Les visiteurs remontent sur leur vélo ou appellent un tuk-tuk. Direction les temples de la vieille ville, l’une des plus culturelles du pays.


Idéalement située, au confluent des fleuves Mékong et Nam Kahn, au pied de la Cordillère annamitique, Luang Praban compte une centaine de temples. La plupart d’entre eux situés dans la vieille ville, une péninsule dominant des deux fleuves de ses 300 mètres d’altitudes. Ancienne capitale du royaume, son patrimoine et son histoire lui valent d’être inscrite sur le patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1995.

Afin de mieux comprendre la ville et son passé, un guide francophone et expert de l’Unesco est à disposition des visiteurs intéressés. Après la magie du Tak Bat, la matinée est studieuse. La première rencontre avec le guide et expert prend la forme d’une conférence consacrée à l’histoire et à l’architecture des temples de Luang Prabang. De quoi s’armer les neurones pour le parcours de l’après-midi, regroupant les temples les plus mythiques de la ville. A commencer par le Vat Visoun, le plus ancien de la ville, construit vers 1450 et reconstruit en 1898. Mais aussi le Vat Xieng Thong (1560), le temple de la Cité Royale, le plus beau du pays. Dernier incontournable, le Palais Royal, où siège le musée national.


Bien sûr, il reste des dizaines de temples à découvrir. Des bâtiments qui se dévoilent au gré des promenades dans les anciennes rues typiques de la ville. Et après quelques jours de culture et d’histoire, les vacanciers quittent Luang Prabang, explorer ses exceptionnels alentours. Notamment les grottes de Pak Ou, accessibles après 25 minutes de bateau sur le fleuve, et où se dressent depuis des centaines d’années quelques milliers de statuettes de Bouddha. Ou encore les cascades de Kuang Sy, très appréciées pour leurs piscines naturelles, véritables invitations à se baigner et porter une dernière pierre à un complet voyage sur mesure au Laos.

 

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