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Une montre qui ressemble à une montre et qui devient votre coach santé personnel, en traçant vos activités, de jour comme de nuit. Le concept Withings est un défi crédible aux horlogers suisses…
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Atlantic tac

Quand le mieux-être au poignet se prononce avec l’accent français et quand le mystère latin vient compliquer les heures cubaines : c’est l’actualité des montres

Et aussi la montre en marbre qui aurait fasciné Michel-Ange, la Swatch qui fait sonner les cornemuses et la pointe de flèche de Sa Gracieuse Majesté britannique…

Grégory Pons

Grégory Pons

Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de la montre.

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WITHINGS : Un style français et des codes suisses pour une montre connectée…

Prononcez Withings avec un vrai oui (gardez things à l’anglaise), puisque cette montre va vous permettre de positiver votre activité physique diurne ou nocturne. Si elle ressemble à une vraie montre (design français, fabrication Swiss Made), elle est reliée à une application de votre téléphone : en plus de l’heure et des minutes, son cadran ne comporte qu’une seule aiguille pour des fonctions annexes, avec un compteur de 0 à 100. Si vous avez décidé de faire 10 000 pas chaque jour (réglage à faire par l’application), ce compteur vous indiquera exactement où vous en êtes quand vous tapoterez sur le verre de la montre. La nuit, le capteur d’activités de la montre détecte vos cycles de sommeil et vous réveille par vibrations au moment optimal dans la plage horaire choisie en se couchant. Cette smartwatch n’est donc pas un écran déporté de smartphone, capable de vous notifier nos appels ou vos messages, mais un accessoire quotidien de bien-être et de santé : non contente de vous relier au temps qui passe, la montre Activité vous connecte à votre propre place dans l’espace. Ceci en toute simplicité, sans poussoirs ni notice mal traduite de l’anglais ou du japonais, avec une vraie montre pour moins de 350 euros (disponible en octobre) : bienvenue dans l’univers des montres connectées. Deux défauts mineurs pour cette Activité : la taille (36,3 mm), ça peut faire montre de premier communiant pour des poignets virils habitués à des boîtiers plus costauds ; l’absence de SuperLumiNova sur les index et les aiguilles empêche toute lecture de nuit, à ces heures où il est toujours utile de savoir si ça vaut le coup de se rendormir ou s’il vaut mieux se réveiller…

CUERVO Y SOBRINOS : Le mystère d’un cadran aux heures très secrètes…

La marque d’inspiration cubaine Cuervo y Sobrinos se distingue par ses boîtiers à l’ancienne, d’une élégance oubliée : ici, on repère l’influence des montres cintrées « Pagode » comme Patek Philippe en faisait dans les années 1940) et par une touche de fantaisie qui s’affirme latine. Cette Esplendidos Misterio présente un « triple » cadran : un fixe, une grille ajourée pour les heures et un disque central pour les secondes. La lecture de l’heure et des minutes n’est pas évidente : on repère l’heure à travers les guichets de la grille : sur l’image, il est 2 h (guichet de droite) et il sera bientôt 3 h (quand le guichet de gauche aura évolué sur sa droite). Pour les minutes, cette grille rotative porte trois flèches, qui donnent une précision de cinq minutes entre chaque repère zéro de l’échelle circulaire. Histoire de complexifier un peu le dispositif, la date est à 6 h. Avec un peu d’habitude, on s’y fait, mais votre voisin(e) aura du mal à lire l’heure à votre poignet : les heures qui fuient sont un secret qu’on ne partage qu’entre initiés aux grands mystères de la mécanique latino-helvétique (mouvement automatique)…

 

LONGINES : L’insurpassable retour à la tradition des montres militaires…

Pour les horlogers suisses, le mot « Héritage » est un mantra à vocation mystico-esthétique : on le prononce pour rendre hommage à son patrimoine horloger autant que pour se prémunir des risques inhérents à toute innovation. La nouvelle série des Longines Avigation reprend donc les codes des montres militaires qui étaient réglementaires dans l’armée britannique au début des années 1950 : boîtier rond (poussé ici à 44 m), cadran noir, chiffres et index blancs, trois aiguilles. On y ajoute une quatrième aiguille, celle du second fuseau horaire, inspiré par les instruments de bord des avions de l’époque, où on parlait même d’« heure militaire » pour cette graduation en vingt-quatre heures. Pour compléter cette bouffée de nostalgie militaro-horlogère, la pointe de flèche (broad arrow) qui marque tous les équipements guerriers de Sa Gracieuse Majesté britannique, et une cuvette intérieure en fer doux pour protéger contre les champs magnétiques (c’était nécessaire du temps des avions à hélice). Mon tout forme une joli montre contemporaine, dans le goût vintage, mais à un prix relativement accessible pour des finitions de qualité : que demande-t-on d’autre à une montre-bracelet ? Peut-être un brin de cette créativité qui sera indispensable face au déferlement des smartwatches bourrées de fonctions autrement alléchantes que les simples citations qui rappellent un passé glorieux…

 

GIULIANO MAZZUOLI : Une montre sculptée dans le marbre de Carrare…

Tout est bon pour émerger sur un marché qui a déjà connu des boîtiers en bois, en bambou, en granit des Alpes, en coque du Titanic ou en canettes de soda recyclées. Designer respecté en Italie pour ses cafetières et ses stylos, Giuliano Mazzuoli est passé aux montres en dessinant un boîtier Manometro conçu comme un… manomètre industriel. En bon Florentin, il décline à présent son Manometro en marbre de Carrare – celui des plus grandes statues de l’Antiquité à nos jours, dont le David de Michel-Ange. Chaque bloc de marbre ayant sa propre couleur de blanc et son veinage particulier, chaque boîtier de 44,5 mm sera donc unique (mouvement automatique).

 

SWATCH : Le kilt aux scottish délices qui va réchauffer l’automne…

Tout est dans le motif : après les délicieux prince-de-galles de la dernière saison, retour aux fondamentaux du tartan écossais avec la Color-Kilt (disponible à la rentrée) dont les couleurs au poignet signaleront que le temps des vêtements plus chauds est revenu. Une montre à inscrire dans les priorités de septembre, à déguster san modération sur un ultra-classique costume gris (décalage garanti) ou en jeans, avec un bon cachemire écossais et un single malt bien tourbé (sec, sans glace, évidemment)…

 

TRUETIME : Les fausses montres cachent des vraies crimes !

Des fausses pubs de montres pour exposer la vérité des faits : géré par de vraies organisations criminelles internationales, le trafic des fausses montres leur rapporte à peu près 3,5 milliards d’euros par an – c’est 10 % du « chiffre d’affaires » décelé de ces réseaux mafieux. Acheter une fausse montre, c’est encourager ces activités et consolider le trafic de drogues, d’armes et d’êtres humains, qui utilise les mêmes filières criminelles parfaitement structurées. C’est aussi un détournement des actifs et du patrimoine des marques contrefaites, ce qui provoque des pertes d’emplois non négligeables. Mise en place et soutenue par des journalistes horlogers comme Stephan Ciejka (La Revue des Montres, France), la campagne Truetime entend responsabiliser les amateurs et le grand public à ce fléau : loin d’être anodin, qu’il s’agisse d’une « bouse » chinoise ou d’une fausse-vraie recréation « à l’italienne », l’achat d’une montre contrefaite est un délit aux conséquences beaucoup plus graves qu’il n’y paraît…

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• LE QUOTIDIEN DES MONTRES

Toute l’actualité des marques, des montres et de ceux qui les font, c’est tous les jours dans Business Montres & Joaillerie, médiafacture d’informations horlogères depuis 2004...

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