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Quand la plongeuse s’élargit d’un millimètre et quand l’aluminium rhabille une icône : c’est l’actualité post-estivale des montres

Mais aussi un squelette dans un boîtier fumé, une montre suisse qui retard de cinq ans, une pièce unique en bleu lavande et le culte parisien de la lumière…

Grégory Pons

Grégory Pons

Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de la montre.

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ROLEX : La reine des icônes garde sa couronne…

Depuis près de sept décennies, la montre Submariner de Rolex (née en 1953) donne le ton aux montres de plongée, dont elle a défini les standards internationaux. C’était, historiquement, la première montre automatique étanche à 100 mètres et c’est grâce à la famille des Submariner que la plongée sous-marine est devenue un loisir aussi populaire. Toute nouvelle Submariner constitue donc un événement, d’autant plus attendu pour les amateurs qu’une demande largement supérieure à l’offre crée un phénomène de liste d’attente qui voit les clients attendre deux, trois, voire quatre ans pour une Submariner neuve, les modèles d’occasion se vendant quasiment au prix catalogue – et bien plus dès qu’elles sont considérées comme vintage. Qu’est-ce qui a changé dans la Submariner modèle 2020 ? Un millimètre de plus (41 mm au lieu de 40 mm) et un boîtier redessiné avec une certaine élégance, dans le sens d’un affinement des lignes (le bracelet a lui aussi été redimensionné). Un nouveau mouvement mécanique – encore plus précis et encore plus fiable, ce qui n’était pas évident tellement les qualités des calibres Rolex relèvent déjà du superlatif. Quelques nouvelles couleurs pour les lunettes en céramique et pour les cadrans, avec de nouvelles variantes dans le métal des boîtiers. Avec une nouvelle petite couronne Rolex à cinq branches entre le Swiss et le Made, à six heures. Tous les codes Rolex y sont, avec une subtile touche de modernité qui fait que ces nouvelles versions sont déjà sur liste d’attente dans les boutiques Rolex. On l’aura compris : la Submariner est plus que jamais l’icône Rolex par excellence…

BRISTON : Un triple cadran pour un boîtier fumé…

La jeune marque indépendante française Briston épaissit le contenu horloger de ses montres en jouant la carte du « squelettage » qui révèle la nature mécanique du mouvement automatique. La nouvelle Streamliner Squelette conserve le boîtier de forme « coussin » qui est devenu emblématique de l’identité Briston, ainsi que le style « écaille de tortue » du matériau de ce boîtier de 42 mm (l’acétate de cellulose est ici traité en trois couleurs « fumées » : gris, marron ou bleue). Une option boîtier acier est disponible. Le cadran joue la transparence sur trois niveaux, en variant les effets de décoration. Le mouvement automatique s’offre la fantaisie d’une « petite seconde » entre quatre et cinq heures. On a gardé le meilleur pour la fin : cette montre d’une finesse de style on ne peut plus français n’est facturé que 600 euros avec un superbe bracelet en cuir Vintage (comme patiné) – le vrai chic est dans le prix choc…

CHARLIE PARIS : Tant qu’il y a de la lumière…

Autre nouvelle marque indépendante française, Charlie Paris mise sur le solaire : un panneau solaire invisible alimente le mouvement de la montre, qui peut ainsi se passer de pile et promettre une autonomie illimitée – merci pour la planète ! Le style de la montre (boîtier unisexe en acier de 37 mm) est résolument classique, le prix très câlin (145 euros en précommande sur le site de la marque) et les multiples bracelets disponibles permettent de varier les plaisirs quotidiens dispensés par cette élégante montre zéro souci, qui restera toujours à l’heure grâce à son mouvement électronique solaire (elle se recharge aussi à la lumière électrique) ? Notez la distinction de l’aiguille des secondes bleue : c’est ça, la french touch

RALF TECH : Carbone, titane et céramique pour une pièce unique…

Toujours du côté des indépendants français, une proposition de Ralf Tech qui ose la pièce unique « hors collection » : une WRX automatique très professionnelle (étanchéité à 1 000 mètres) et dotée d’un surprenant cadran bleu lavande (aiguille des secondes orange), que Ralf Tech nous propose en « carbone forgé » – un matériau synthétique à base de fibres de carbone tressées et tissées. Atouts de ce « carbone forgé » : la légèreté (surtout avec les 47,5 mm du boîtier) et la résistance aux chocs, ainsi que le style, comme irisé selon les lumières du moment. La lunette est réalisée dans un alliage de céramique et de poudre de titane. Le tout Swiss Made pour l’assurance qualité. Un tel concentré de technologies avancées explique le prix de cette montre de plongée exceptionnelle (18 500 euros), dont il n’y aura jamais qu’un seul exemplaire.

BVLGARI : Les puissantes icônes ne meurent jamais…

C’est la montre de cette rentrée 2020, mais elle n’est pas si nouvelle puisque, vers la fin des années 1990, une Diagono pratiquement identique était devenu l’icône tendance des jeunes urbain(e)s en Europe et aux Etats-Unis. Bvlgari a très habilement relancé cette montre en la rebaptisant Aluminium – parce que c’est le matériau dans lequel est proposé son boîtier. La bonne surprise, c’est le style très contemporain, alors que le design remonte à la fin du siècle précédent : les icônes ne meurent jamais, même les plus emblématique d’un art de vivre oublié, et elles restent de puissants « fétiches » transgressifs, capables de créer à l’infini des plaisirs toujours renouvelées. La collection Aluminium est d’autant plus tentante que les premiers modèles (trois aiguilles, cadran noir ou cadran blanc) s’avancent dans la compétition nettement au-dessous des 3 000 euros, ce qui va les rendre encore plus tentantes, pour des poignets masculins comme pour des poignets féminins (boîtier de 40 mm). Relancer l’ancienne Diagono et la muer en Aluminium, c’était la bonne idée de cette rentrée pour Bvlgari, qui confirme là ses ambitions disruptives et son culte des émotions fortes…

TISSOT : Très suisse, très contemporaine et très solaire…

C’est la montre connectée que Tissot, qui avait tout ce qu’il fallait sous la main pour en lancer une, aurait dû mettre sur le marché voici cinq ans, lors des premières offensives de l’Apple Watch, mais Tissot n’y a pas cru. Cinq ans plus tard, il est bien tard : l’Apple Watch doit en être à sa cinquième génération, avec des fonctions de santé connectées à peu près impossibles à concurrencer et Garmin a pris le large avec des fonctions de suivi d’activité et de pratique sportive qui défient l’imagination. Il restait une (toute) petite place pour une montre connectée Swiss Made créée à partir de la légendaire montre tactile T-Touch de Tissot, avec comme atout majeur une alimentation à l’énergie solaire. Le résultat n’est pas si dérisoire : l’autonomie est là, de même qu’une certaine élégance du style, avec un net souci de respecter la vie privée des amateurs dans ces connexions qui dispersent les données. Cette T-Touch Connect Solar est fondamentalement une montre à vivre (étanche à 100 m, ce qui n’est pas si fréquent du côté des smartwatches), très suisse d’esprit par son souci de qualité et de beau design, très contemporaine par son bouquet de fonctions, très intuitive dans son « pilotage » tactile et donc parfaitement autonome dans son respect de l’environnement. Si son prix fait un peu tousser (aux alentours des 950 euros, soit près du double d’une Apple Watch), c’est la traditionnelle rançon imposée par le Swiss Made aux amateurs de belles montres. Ah, comme on regrette que Tissot n’ait pas osé dégainer à temps cette excellente arme secrète pour enrayer et peut-être mettre en déroute l’offensive de l’Apple Watch…

• LE QUOTIDIEN DES MONTRES

Toute l’actualité des marques, des montres et de ceux qui les font, c’est tous les jours dans Business Montres & Joaillerie, médiafacture d’informations horlogères depuis 2004...

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