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People : c’était (pas) mieux avant
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Sans nostalgie

People : c’était (pas) mieux avant

Les people d’aujourd’hui ne valent pas ceux d’hier. Moins chics, moins glamour. Mais qui sait si hier ne nous envierait pas le string de Zahia, notre Carla nationale et Kate Middleton ?

Vous permettez ? Un petit quart d’heure de nostalgie réac. Ce ne sera pas long, mais de grâce, laissez-nous le dire : c’était mieux avant. Quand les stars prenaient leurs vacances en noir et blanc. Quand BB marchait pieds nus dans les rues de Capri (à voir dans Grazia). Quand Rita Hayworth mangeait des pans-bagnats au bord de la côte d’Az’. Dans ELLE, Sophie Fontanelle compare deux photos de plage. Sur l’une, la pin-up rousse des années 40, sur l’autre, une rousse de notre temps, délavée aux rehabs, Lindsay Lohan. Bouh, ces deux images vous fichent un de ces cafards... « C’était pas mieux avant, c’était juste plus frais », veut rassurer Sophie Fontanelle. Tu parles ! Et les fesses de Zahia dans Public et vêtue du plus filou des maillots de bain (quand elle est de dos, on comprend qu’il s’agit un string) ? Et Gwyneth Paltrow, qui nous bassine avec son antienne écolo-chic mais sort cet été sa parure de pollueuse, un rutilant jet-ski ? Non, non, pour cette revue de presse, on a décidé d’être vieux jeu, et de clamer : « c’était mieux avant ». Bon sang, les people avaient du chien, alors, de la classe !

Beautés trop lisses

Aujourd’hui, ils ont surtout la classe mannequin. D’ailleurs, sans mannequins, il n’y aurait pas de people. Il n’y aurait pas ces photos des jeunes mariés Kate Moss et Jamie Hince, sur un yacht au large de la Corse, dont les magazines (GalaBe, Public, ELLE) font leur miel cette semaine. Ah ! Ils sont beaux, ils sont rock – cependant, n’ont-ils pas un peu, légèrement, les cheveux gras de monoï et la peau qui brille ? - et les journalistes ne sont pas à cours de flatteries. Dans ELLE : « En mariée ou en maillot, [Kate] reste la reine du style », dans Be : « Hâlés, court vêtus, radieux ».  Public, quant à lui, ne fait pas dans la dentelle en évoquant la vocation procréatrice de la lune de miel : « Accoudés au bastingage, ils nous rejouent Tita-nique ! »

Désolé d’insister, mais les mannequins aussi, étaient mieux avant. Franchement, qu’y-a-t-il à raconter sur Gisèle Bündchen, en couverture de ELLE et dont Patrick Williams fait le portrait ? A part ce qu’en dit un éminent sociologue cité dans l’article, à savoir qu’elle est… belle : « Gisèle a une beauté parfaite. Sa plastique et son visage renvoient aux standards les plus classiques (…) C’est la top de la mondialisation, la statue grecque des temps modernes. Son physique sublime peut plaire à toute la planète, riches et pauvres, branchés et grand public, Russes, Américains et Chinois… » En son temps, l’imparfaite Lauren Hutton avait l’air plus rigolote. Grazia consacre une saga à cette fille muse de Dick Avedon aux dents du bonheur et au léger strabisme. « Avec ses premiers cachets, elle file faire un road trip africain. Au grand dam de son agent, elle s’offre chaque année de longs breaks : séjours en terre massaï, ainsi que chez les Bochimans et les Pygmées », écrit Emmanuelle Bosc.

Carla en beauté, Charlène les traits tirés

Une fois n’est pas coutume, soyons honnêtes et de bonne foi, et reconnaissons que l’ex-top Carla Bruni a sacrément du style, ventre rond et chapeau de paille, au fort de Brégançon. Ce sont les journalistes qui en ont moins. Qu’est-ce qui leur est arrivé à Paris-Match pour débiter ce genre de sucreries, on cite : « De Gaulle s’y était plaint des moustiques. Claude Pompidou y a entreposé ses sculptures africaines. Carla et Nicolas Sarkozy y jouent à Paul et Virginie. Loin du monde. Protégés des aléas de l’actualité par le cardinal de Richelieu, qui commanda l’édification de la forteresse en 1635. » Et le second degré, que diable ? On se marrait plus du temps de Chirac, qui avait inventé le style estival « bermuda-mocassins-chaussettes ».

 Enfin, tout le monde tombera d’accord  là-dessus : Charlène avait meilleure mine quand elle n’était seulement que compagne officielle à Monaco.Voici lit entre les lignes d’une lune de miel qui semble en toc massif et raconte comment la jeune mariée humiliée fait face : « Dès l’arrivée du couple à Durban, en Afrique du Sud, le 5 juillet, la nouvelle Mme Grimaldi s’est révélée sous un nouveau jour : sur ses terres, la blonde a repris confiance… Sûre d’elle, prête à défier le protocole, elle a décidé qu’Albert n’allait pas s’en sortir comme ça ! Alors, elle a juste assuré le minimum syndical (…) Lorsque les photographes ont réclamé aux jeunes mariés un bisou, la jolie blonde a fait une moue significative avant de tendre la joue à son cher Albert. Une vraie claque en public… » Mais ce serait même plus grave que ça : elle aurait refusé de dormir avec son mari.

Kate Middleton, reine des people

Voilà, le quart d’heure nostalgie réac est fini. Surtout qu’un doute nous étreint soudain. Comment se peut-il que ce fût mieux avant, alors qu’avantignorait Kate Middleton ? Cette semaine, les journaux se régalent du voyage du Prince William et de la Duchesse de Cambridge outre-Atlantique. Et pour cause, ils ont même réussi à faire de l’ombre à Hollywood : « Face à eux, les plus grandes stars rapetissent plus vite qu’Alice ingurgitant une bouchée de champignon magique : quand Kate et William débarquent à Los Angeles, le tout Hollywood déroule lui-même le tapis rouge », lit-on dansBe.

Mais le meilleur est dans Gala, où l’on voit les tourtereaux en pique-nique, en chapeau de cowboy, en canoë. Ils font du hoquet, parlent aux autochtones, sont toujours impeccables, dans les airs ou sur l’eau. Vraiment, ils sont à croquer ces deux-là, de vrais héros d’Intervilles.

Astrid Eliard

 

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