Sarkozy/Macron : amabilités publiques, vacheries privées; Le directeur de cabinet de Castex veut tout changer à la méthode de son prédécesseur; Le PS songe à Montebourg pour 2022; Les données de santé des Français confiées à Microsoft sans appel d’offres | Atlantico.fr
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revue de presse des hebdos 30 juillet jean castex chine histoire coronavirus covid-19 gouvernement Emmanuel Macron Nicolas Sarkozy
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Revue de presse des hebdos

Sarkozy/Macron : amabilités publiques, vacheries privées; Le directeur de cabinet de Castex veut tout changer à la méthode de son prédécesseur; Le PS songe à Montebourg pour 2022; Les données de santé des Français confiées à Microsoft sans appel d’offres

Mais aussi : l’appel de Finkielkraut contre les déboulonnages de statues, la fuite en avant totalitaire de la Chine ou Aurore Bergé qui pleure sa non-entrée au gouvernement.

Gilles Klein

Gilles Klein

Gilles Klein,, amateur de phares et d'opéras, journaliste sur papier depuis 1977 et en ligne depuis 1995.

Débuts à Libération une demi-douzaine d’années, puis balade sur le globe, photojournaliste pour l’agence Sipa Press. Ensuite, responsable de la rubrique Multimedia de ELLE, avant d’écrire sur les médias à Arrêt sur Images et de collaborer avec Atlantico. Par ailleurs fut blogueur, avec Le Phare à partir de 2005 sur le site du Monde qui a fermé sa plateforme de blogs. Revue de presse quotidienne sur Twitter depuis 2007.

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Macron et Sarkozy : à nouveau rivaux

L'Obs (3 pages) croit savoir que la lune de miel entre Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy est terminée. Ils se verraient désormais tous les deux comme des rivaux potentiels à l'élection présidentielle de 2022 "Avec chacun un possible handicap : la crise pour l'un, les affaires pour l'autre."

L'Obs rapporte des rumeurs émanant de l'entourage de Sarkozy : "l'ancien président est, selon l'un de ses proches, « effaré » par ce gouvernement d'« amateurs » et la gestion « catastrophique » des crises successives : « gilets jaunes », retraites, Covid-19... En privé, l'entourage de Sarkozy ne se prive plus de remarques acides sur le thème « ils sont nuls ». On relève les « atermoiements » du président, son « incapacité à trancher »."

Le nouveau directeur de cabinet de Castex

Nicolas Revel, le nouveau directeur de cabinet de Jean Castex est l’œil d’Emmanuel Macron à Matignon estime Le Point (4 pages).

François Hollande laisse dire que la nomination de Revel ne lui a pas plu. « Je ne vois que des qualités à Nicolas. Sauf une : je ne comprends pas qu’il soit devenu directeur de cabinet de Jean Castex ! » s’agace un hollandais du premier cercle.

En tout cas, Revel se voudrait plus consensuel que son prédécesseur : "Le bras droit d’Édouard Philippe était décrié pour son management vertical et sa toute-puissance, au point d’avoir contribué à la chute de son patron, Nicolas Revel entend remettre du collectif dans la tour de contrôle qu’est Matignon. Le côté commando qui réforme à la hussarde, ce n’est pas sa vision."

2022 : une candidature Montebourg ?

Chez nombre d’éléphants, on considère que "les socialistes doivent avoir leur candidat. Certains, avec le maire de Dijon, François Rebsamen, poussent Arnaud Montebourg" écrit Le Point.

Interrogé, Montebourg répond au Point, sans démentir : "Pour l’instant, je suis accaparé par mes entreprises, qui progressent bien".

Cadeau pour Microsoft : les données de santé des Français

Emmanuel Macron prône la « souveraineté », mais il a choisi de confier les données de santé de 67 millions de Français à l'américain Microsoft souligne l'Obs. "« Il serait normal que nous puissions lancer un appel d'offres », a admis Cédric O, secrétaire d'État chargé du Numérique, qui n'a pas été consulté pour la décision".

Pour ce « Health Data Hub », Microsoft a profité du dédale des règles d'attribution des marchés publics via "une procédure accélérée, discrète et sans mise en concurrence, par le biais de l'Union des Groupements d'Achats publics (Ugap)."

Contre la repentance et le déboulonnage des statues

Alain Finkielkraut lance un appel "contre la haine de soi, la repentance, et le déboulonnage des statues" qu'il conclut ainsi : "Emmanuel Macron a eu le courage de dire que la France ne reniait rien, qu’elle assumait tout de son passé, qu’aucune statue ne serait abattue. Il est urgent de la conforter dans sa décision." Selon Valeurs Actuelles, qui publie ce texte, parmi les premiers signataires, on trouve la philosophe Benedicte Levet, le romancier Pascal Bruckner, Jean-Pierre Chevènement, et Manuel Valls.

Pour Valeurs "Derrière la vague de déboulonnages de statues se cachent un racisme anti-Blancs et la haine de la civilisation occidentale, coupable de tous les maux." L'hebdo évoque aussi  Macron face à la crise des mémoires (3 pages) : "Critique de la colonisation “crime contre l’humanité” et “en même temps” ferme opposant au déboulonnage de statues, le président est à l’image du pays: tiraillé entre deux visions de notre histoire. La question mémorielle sera centrale dans la fin du quinquennat".

Valeurs revient aussi sur les tensions dans les universités américaines (4 pages) : "Outre-Atlantique, les universités sont piratées par une minorité gauchiste et ses diktats délirants. Une dérive totalitaire qui menace aussi la France."

Le nationalisme totalitaire de la Chine

Pour l'Obs (12 pages), la messe est dite en Chine : "Mise au pas de Hongkong, répression féroce des Ouïgours, diplomatie agressive, provocations militaires... La Chine de Xi Jinping dérive chaque jour un peu plus vers un nationalisme totalitaire au service d'une stratégie impérialiste. Dangereuse fuite en avant."

L'Obs constate Pékin a "mis subitement fin à des décennies de rapports

plutôt pacifiés avec l'Inde, en fomentant un violent accrochage sur la frontière du Ladakh, à coups de gourdins cloutés qui ont fait couler le sang pour la première fois depuis quarante ans "  Et alors que la tension était en train de retomber, la Chine a "soudain allumé un second incendie à l'autre bout de la chaîne himalayenne, en réclamant une portion du minuscule État du Bhoutan, allié de l'Inde "

Et "Ses agressions ne se cantonnent pas au plan militaire. Elle a lancé des cyberattaques contre les serveurs gouvernementaux et les entreprises australiennes, contre les hôpitaux et les labos européens engagés dans la recherche d'un vaccin contre le Covid-19. Elle a déclenché une campagne de « dénigrement diplomatique » inouïe contre l'Australie, mais aussi les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, "etc...

L'Obs termine en citant le secrétaire d'État américain Mike Pompeo : « Nous nous sommes trompés du tout au tout sur les intentions réelles de la Chine. Elle veut en réalité remplacer l'ordre mondial fondé sur des valeurs démocratiques créé en 1945. Ce n'est pas un clash de civilisations, c'est un clash de systèmes politiques. »

Aurore Bergé a pleuré

Aurore Bergé aurait très mal vécu d'avoir été privée d'un poste au sein du nouveau gouvernement. Lors du pot d’arrivée à Matignon de Jean Castex, elle a craqué, révèle Le Point : « C’était lunaire ! Elle est partie en courant dans le parc et en est revenue peu après avec les yeux encore rougis. On l’entendait dire tout haut : “J’ai tout donné à la macronie” ! » raconte un participant. Auroe Bergé a réagi sur Twitter, à ce témoignage cité par Le Point : "Je vous remercie pour votre intérêt particulièrement marqué concernant mon activité lacrymale supposée (et fantasmée). " sans démentir frontalement

Les dérives des élus verts

"Ceux qui se sont entichés des Verts français ont des raisons d'être amers, à regarder les exploits de leurs nouveaux élus municipaux" constate Etienne Gernelle dans Le Point : ". On découvre ainsi que la nouvelle maire de Marseille, Michèle Rubirola, a soutenu la clique furieuse des antivaccins, tout comme la députée européenne Michèle Rivasi (en deuxième position sur la liste du parti). Le premier édile de Bordeaux, Pierre Hurmic, s'est lui illustré en relayant les divagations complotistes à propos des compteurs électriques Linky ou de la 5G. Quant à Éric Piolle, réélu à Grenoble, il estime que « la 5G, c'est pour regarder du porno sur votre téléphone, même quand vous êtes dans l'ascenseur, en HD ». Conspirationnisme et méfiance envers le progrès font donc recette chez EELV."

Les conservateurs LR cherchent un candidat

"Chez Les Républicains, les conservateurs cherchent leur champion. Deux ans avant la présidentielle, l'aile droite du parti, qui ne veut pas de François Baroin, est en mal d'incarnation" note l'Express "Bruno Retailleau, le président du groupe parlementaire au Sénat, ou Laurent Wauquiez, l'ex-patron du parti, recueillent davantage les faveurs de ce courant. Mais si l'ancien coordinateur de la campagne de François Fillon a toujours défendu une droite qui s'assume, il demeure peu connu en dehors du Sénat." 

Quant à Laurent Wauquiez "Même s'il est fortement soupçonné d'avoir des fourmis dans les jambes, l'ancien ministre souffre d'une image négative auprès de l'opinion".

Brice Hortefeux est, malgré tout, optimiste : "Les plus conservateurs suivront un candidat dès lors qu'il y a une perspective de succès !"

De Villiers n'aime pas Castex

Avant le remaniement, selon Le Point, Philippe de Villiers, disait du futur Premier ministre, Jean Castex : « C’est un dangereux technocrate sans âme, sans jugeote et sans discernement. Un techno rigide. » car comme Édouard Philippe, Jean Castex était contre la réouverture rapide du parc du Puy du Fou.

Majorité : remaniement pas calmant

"En faisant entrer trois députés LREM et deux MoDem au gouvernement, le président veut éteindre quelques départs de feu dans sa majorité avant la dernière ligne droite" analyse l'Express qui doute du résultat : "Cela sera-t-il pour autant suffisant pour ré-instaurer un peu de calme et de sérénité dans les rangs LREM ? À écouter plusieurs élus, rien n'est moins certain. Les deux semaines de battement durant lesquelles beaucoup d'ambitions se sont dévoilées, beaucoup de CV ont été envoyés, ont peut-être engendré leur lot de frustrations chez les marcheurs non-récompensés".

La France pas prête pour une deuxième vague

"Face à une potentielle résurgence de l’épidémie, Emmanuel Macron a estimé, lors de son discours du 14 juillet, que la France serait prête. Néanmoins, les chiffres communiqués à “Marianne” par la Direction générale de la santé et les acteurs de terrain tranchent avec la sérénité du président" estime Marianne (8 pages).

L'hebdo constate, par exemple, qu'en France, "sur 800 laboratoires d’analyses biologiques, seule une centaine d’entre eux savent faire de la biologie moléculaire, et donc analyser ces fameux tests PCR. Voilà pourquoi les résultats peuvent se faire attendre jusqu’à cinq, voire six jours auprès des patients. François Blanchecotte prévient : « On est prêts si l’on continue à appliquer des dépistages ciblés dans les endroits comme sommes pas préparés à tester, demain, de façon massive la population française. »

L'avenir de l'économie française

Le plan de relance en préparation doit être l'occasion de positionner notre économie sur des secteurs d'avenir et de repenser notre modèle. estime l'Express dans un dossier où il donne la parole à diverses personnalités dont Cédric Villani.

Pour ce dernier, face à la crise sanitaire, "Souples et réactifs, les Gafam se sont très vite adaptés aux conditions actuelles, et certains d'entre eux tirent même avantage de la situation pour grossir, comme Amazon grâce à la livraison de biens à domicile." Selon Villani : " "Après cette étape, il va être beaucoup plus compliqué d'attaquer les géants de la Tech, en s'en prenant à leur position dominante, c'est certain." Et il considère que l'Europe est "face à la menace d'une cybercolonisation".

Alexandre Djouhri n'a jamais eu d'ordinateur

L'Obs (4 pages) a rencontré l'homme d’affaires Alexandre Djouhri assigné à résidence dans un appartement parisien depuis la mi-mars. "Les juges le considèrent comme le personnage central de l’affaire du présumé financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007" rappelle l'hebdo.

Le 24 mars 2015, le couple Djouhri est réveillé aux aurores par la police suisse accompagnée d'un juge d'instruction et d'un procureur français « Ils pensaient trouver des mallettes de cash, des livres de comptes, mon ordinateur. Je n’ai jamais eu d’ordinateur de ma vie ! Pour eux, c’était invraisemblable. »

Depuis la justice française ne l'a pas lâché, il a été emprisonné à Londres avant d'être extradé vers la France où il est coincé. On n'apprend peu de choses sinon que Djouhri continue à démentir toutes les accusations dont il fait l'objet. Et il souligne "qu’un des principaux accusateurs, Ziad Takieddine, vient d’être condamné pour « faux témoignage »".

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