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Quand le Brésil tente de faire face à ses défis environnementaux
©REUTERS/Nacho Doce

Atlantico Green

Quand le Brésil tente de faire face à ses défis environnementaux

Tous les projecteurs se tournent vers le pays hôte de l'événement planétaire attendu depuis de nombreuses années par les fans de football à travers le monde. Si ce focus a permis de mettre en lumière la croissance des inégalités dans ce pays qui connaît une forte croissance économique peu de cas est fait des challenges environnementaux colossaux qui pèsent sur le Brésil. Ils ne sont pourtant pas toujours connus de tous et les initiatives prisent pour leur apporter une réponse passent souvent inaperçues de ce côté ci de l'Atlantique.

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Il faut sauver le Gran Chaco

C’est le deuxième plus grand espace naturel d’Amérique du Sud après la forêt amazonienne et il est menacé par l’élevage, l’agriculture et le trafic de drogue. Alors certains se battent pour le protéger. Le Gran Chaco s’étend en partie sur plusieurs pays, parmi lesquels l’Argentine, la Bolivie, le Brésil et le Paraguay. Signifiant littéralement territoire de chasse, le terme Chaco provient du quechua chaku. Au sein d’une plaine boisée également appelée savane, le Gran Chaco se distingue par la présence importante de bois et de forêts et particulièrement d’espèces de bois durs. La région est aujourd’hui menacée de toutes parts, que ce soit par les propriétaires terriens brésiliens à la recherche de terres peu chères pour faire pousser du soja ou encore d’éleveurs de bovins.

Le quart de cette région qui se situe en Bolivie est encore le plus préservé. Mais pour combien de temps? La guerre menée par les autorités boliviennes contre les narcotrafiquants dont les bases arrières sont situés en plein milieu de ce parc naturel ravage également la région. Alors, avec l’appui de certains biologistes comme Erika Cuéllar, qui forme les jeunes indigènes de la région à devenir des para biologistes, la population locale se mobilise.

Peu de gens sont capables de supporter les conditions climatiques particulièrement rudes de cette région. 45 degrés l’été, des températures négatives l’hiver, très peu d’eau et beaucoup de moustiques. Alors ce n’est clairement que par les indigènes que la révolte peu être sonnée.

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Des téléphones portables pour lutter contre la déforestation illégale

Fléau environnemental majeur de notre temps, aussi bien en Amazonie – où la construction du barrage de Belo Monte (Brésil), structure qui suscite une opposition mondiale, n’arrangera rien – qu’en Indonésie et dans le bassin du Congo, la déforestation entraîne la libération de quantités considérables de gaz à effet de serre. Avec tout ce que cela suppose concernant le réchauffement climatique et la biodiversité

Les pouvoirs publics ont bien du mal à la combattre (quand ils le veulent), encore plus lorsque le déboisement est illégal. Certains arbres de la forêt amazonienne qui ne sont pas censés être coupés vont néanmoins être équipés de petits appareils géolocalisés "qui seront détectés par les antennes téléphoniques lorsqu’ils s’en approcheront à moins de trente kilomètres", précisent nos confrères de 20 Minutes, reprenant une information du quotidien britannique The Independent.

Imaginée par l’entreprise néerlandaise Gemalto, baptisée "Invisible Track", la technologie – révolutionnaire et a priori infaillible – consiste en l’émission d’un signal dès lors que le tronc de l’arbre équipé d’un terminal est placé sur un camion qui s’approche du réseau téléphonique. De quoi permettre un suivi plus efficace que les désormais traditionnelles observations satellites, sachant que la superficie de la forêt amazonienne est comparable à celle des États-Unis, soit près de dix millions de kilomètres carrés.

Conçus pour résister au difficile climat amazonien, qui se caractérise par des températures élevées et d’importantes précipitations, les "téléphones" sont par ailleurs munis d’une batterie d’une durée de vie d’un an. Ils pourraient de fait s’avérer d’une aide précieuse pour des gardes-forestiers bien souvent débordés…

Des taxis électriques à Rio de Janeiro

Si tu vas à Rio, n’oublie pas de… circuler en taxi électrique ! La deuxième plus grande ville du Brésil, derrière São Paulo, qui compte plus de six millions d’habitants, et qui fût l’hôte du désormais fameux Sommet de la Terre de Rio, continue lentement sa transformation écologique, et tente de donner l’exemple, en mettant à disposition de ses habitants quinze taxis électriques d’ici la fin de l’année.

Ce projet est issu d’un partenariat entre la mairie de la ville connue pour son carnaval et le constructeur automobile japonais Nissan. Les touristes, qui auront la chance de monter à bord de l’un de ces quinze véhicules non polluants, pourront donc rejoindre les fameuses plages de Rio, sans faire de bruit ni émettre de dioxyde de carbone. Un luxe qui, si l’accueil est positif (et nous ne voyons pas de raisons que cela ne soit pas le cas), sera rapidement étendu avec la livraison de nouveaux véhicules à partir de 2014.

Et il n’y a pas que les usagers qui seront ravis… Puisque les chauffeurs ne paieront pas leur plein d’électricité et auront également la chance de recevoir une formation. L’autonomie de ces véhicules électriques de marque Nissan sera d’environ 160km, ce qui permettra sans problème aux touriste d’aller jusqu’au sommet de Corcovado admirer la statue du Christ rédempteur. Certaines stations services des quartiers de Lagoa et de Barra da Tijuca seront équipées de bornes permettant aux chauffeurs de recharger les batteries de leur véhicule.

Une initiative intéressante, qui  démontre que la coopération entre élus locaux et constructeurs automobiles peut être fructueuse et écologique. Espérons que la démarche ne sera qu’un début, et que toute l’Amérique du Sud suivra !

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