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Revue de presse people

Grosse pression sur Lily-Rose Depp : radieuse à Cannes, en larmes à Los Angeles ; Amel Bent, seule avec son bébé depuis que son mari est en prison ; Nafissatou Diallo : après "l'affaire", la femme d'affaires

Et aussi : Kate Moss à Cannes, seule ; Audrey Lamy, son chéri, son bonheur, son bébé…

Sandra Freeman

Sandra Freeman

Sandra Freeman est journaliste et productrice.

 

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En ce temps de festival de Cannes, la presse qu’elle soit « people », ou « glamour », semble prudente. Ça scintille sur les marches rouges cannoises. Mais ça se bastonne dans les rues de Paris, ou d’ailleurs. Comment causer de cette foultitude de personnalités ? Votre presse avide de scoops et d’exclusivités pourrait publier une quantité phénoménale d’histoires, de baisers, d’anecdotes crasses, ou de photos volées. Elle ne le fait pas. Elle sait que c’est mieux pour elle de nous faire rêver sans trop segmenter. Et, de fait, pas toutes les Unes ne s’habillent d’images cannoises.

Lily-Rose Depp, lumineuse et radieuse à Cannes mais… en larmes à Los angeles

« Voici » oui. Le magazine opte pour Lily-Rose Depp, « son triomphe à Cannes… Et les larmes de Vanessa ». Les photos montrent la lumière dans leurs yeux. On y parle émotion, filiation. « Une mère émue aux larmes ». « L'actrice de 43 ans a craqué en voyant sa fille ovationnée sur la scène du festival ». On y cause aussi réussite fulgurant. « À 17 ans, pour ses débuts sur la Croisette, Lily-Rose a séduit tout le monde ». « Elle a été plus sollicités par la presse que Julia Roberts. » Mais à l’ombre des projecteurs, on flashe aussi sur la fragilité. « Trop de pression, trop de fatigue… et soudain à l'aéroport de Los Angeles, Lily-Rose s'est effondrée ». « Après le tourbillon du festival, la jeune fille craque ». On la voit ici en larmes, sous son pull à capuche noir. « Ses nerfs ont lâché et elle a fondu en larmes dans l'aéroport ». On y conclue enfin sur le réconfort. « Heureusement que son chéri, Ash Stymest était là pour la raccompagner »… Tous les ingrédients sont là pour que la narration soit parfaite. Les tabloïds risquent de continuer à s’attacher à cette graine de star en herbe.

Charlize Theron brille à Cannes, mais… « Personne ne souhaite devenir un parent célibataire, mais j'ai appris il y a longtemps qu'on ne contrôle pas tout dans sa vie ».

Le « Elle » traite aussi de Cannes en couverture au travers de la figure de Charlize Theron, « actrice au glamour sans faille », à l’affiche d’un nouveau film, « the Last Face », en compétition à Cannes. Une occasion pour la faire parler de … elle. Professionnelle et pudique, elle joue le jeu tout en mettant ses limites : « Je ne m'expose pas dans les films ! Je joue un personnage. Il y a une idée fausse, et communément répandue qui consiste à penser qu'une actrice devrait dévoiler son intimité. Je n'y crois pas. Si je ne livre pas des morceaux de ma vie intime au publique, c'est pour préserver mon propre équilibre mental : je veux pouvoir rentrer le soir et avoir l'impression qu'une part de moi reste encore secret ».

La journaliste la pousse à faire état de sa situation amoureuse par ricochet. Par exemple en causant de sa mère : « elle n'a pas peur de faire son sac à dos du jour au lendemain pour m'accompagner pendant trois mois sur un tournage en Hongrie et faire un peu de baby sitting ! ». Ou bien sûr, en parlant de ses enfants : « Personne ne souhaite devenir un parent célibataire, mais j'ai appris il y a longtemps qu'on ne contrôle pas tout dans sa vie. Je me suis adaptée à la situation. Je suis quelqu'un de pragmatique ».

Katy et Orlando sont sur un bateau… et l’histoire ne tombe pas à l’eau. Ils causeraient au contraire « mariage ».

Quel autre potin, quelle autre image auraient produit un petit bruit ou auraient fait frissonner les paparazzi ? Celle de Katy Perry et Orlando Bloom. Pour ceux d’entre vous qui n’ont pas suivi (je ne vous en veux pas), la semaine passée, ce couple semblait au bord de l’explosion, aux dires de votre presse people très informée. Orlando avait été « chopé » par les photographes bécotant Selena Gomez à Las Vegas. Oh rage, désespoir, infamie et tuttiquanti, avait on écrit. Sauf que cette semaine, raconte « Public », « le couple Orlando Bloom, 39 ans, et Katy Perry, 31 ans, ont été aperçus entrain de s'embrasser sur un Yacht au large de Cannes. Deux jours plus tard, (…) direction Saint-Paul-de-Vence à moins de 30 km de là, « ils ont offert l'image d'un couple apaisé et réconcilié » » se souvient un client de l'établissement ». Et à « Public » de rajouter : que selon des amis du couple qui se sont confiées au site Hollywood life : « Orlando adore chaque minute de leur relation. Il lui a certifié que rien de sérieux ne s'était passé avec Selena. Il lui a dit qu'il adorerait être son mari ainsi que lui faire des enfants ». D’où le titre de l’article de « Public » : « une demande en mariage et tout est oublié ? ». « Closer » parle d’« un bisou pour faire taire les rumeurs » et évoque aussi un tweet de la Katy qui aurait « même rejeté la « conspiration idiote » ». Tic tac, la Katy ne l’a donc vraiment pas quitté.

Kate Moss  à Cannes, seule. Nikolaï était « trop destroy pour elle »

Enfin, et en bref, « Voici » parle d’une autre star à Cannes et d’une rupture effective avant de venir y poser en solo. « Kate Moss : bye-bye Nikolaï ! » Il était semble-t-il « Trop destroy pour elle », « Trop trash pour elle. Non ce n'est pas une blague » écrit le magazine, avant d’ajouter : « Non seulement le jeune homme boit plus qu'elle, ce qui en soi est déjà une sacrée humiliation mais, là, il a carrément disjoncté : non content d'avoir plombé le séjour avec ses hallucinations, il a sauté par la fenêtre un soir pour courser un intrus imaginaire ».

« Public » ou « Closer » proposent en sus quelques pages de potins et de photos-de-stars. Les marques des robes. Les prix des robes. Les marques des bijoux. Les prix des bijoux. Les marques des chaussures. Les prix des billets chaussures. Voilà le luxe de la Croisette présenté par publique dans ses pages news. Mais c’est tout. Leurs couv’ sont tout autres, donc.

Audrey Lamy, son chéri, son bonheur, son bébé…

« Closer » choisit Audrey Lamy en Une : « ce bébé qui change déjà sa vie » (alors qu’il n’est pas encore né). Le magazine vous offre quelques « photos exclusives » de la dame dans les rues de Paris avec son ventre et son compagnon… « Pas question pour Audrey Lamy son chéri de stresser » ; ils profitent « de leurs derniers tête-à-tête avant bébé ». L’info ? « À quelques semaines de son accouchement, la futur maman semble posée. Et ce n'est pas seulement l'effet de la gravité ».

Amel Bent, « son mari en prison », son bébé, « tout s’écroule »

« Public » affiche en Une la mésaventure qui touche la chanteuse Amel Bent : « son mari en prison ! ». En substance : « Patrick Antonelli, l'époux de la chanteuse est mis en cause dans une fraude au permis de conduire impliquant de nombreuses personnalités ».

Le magazine s’intéresse surtout aux répercussions de l’affaire : « Son congé maternité vire au cauchemar ! » « Trois mois et demi après l'arrivée de sa petite Sofia, née début février, Amel Bent se retrouve dans le œil du cyclone. » « Elle va devoir jongler entre les biberons et les aller retour à la maison d'arrêt des Hauts-de-Seine où est détenu son mari ».

Pour le reste, on y apprend que « l'entrepreneur de 39 ans risque cinq ans de prison et 375 000 € d'amende ». Et au magazine de rajouter : « Espérons que Amel trouvera le courage de sortir de cette épreuve la tête haute ».

Pour saisir un peu d’avantage les causes, « Voici » rappelle dans ses colonnes que Patrick Antonelli dirige une auto-école à Neuilly, et que « grâce à lui des gens aisés pouvaient s’offrir le fameux papier rose pour des sommes allant jusqu'à 10 000 € ». L’info révélée cette semaine par Le Parisien, révélait que 300 personnes seraient mises en cause, dont, ici citées, Ali Baddou, Jérémy Ménez, ou Samir Nasri.

Emma Watson : de Harry Potter au scandale des Panama Papers ! 

Autre affaire dont « Public » cause cette semaine : « Emma Watson : de Harry Potter au scandale des Panama Papers ! » et de rajouter « Elle a bien caché son jeu ! » ( !?). Parmi les 300 000 noms d'entreprises, de fondation et de particuliers inscrit dans des sociétés offshore… il y aurait « celui de la star de Harry Potter, murée dans le silence depuis la publication de ces révélations plutôt embarrassantes ». Selon le magazine, il s’agirait « de 4 millions d'euros cachés au fisc anglais ». Etant « à la tête d'une fortune estimée à plus de 40 millions d'euros, elle aurait succombé à la tentation de l'évasion fiscale ». Le journal rapporte que le porte-parole de l'actrice a démenti toute transaction frauduleuse. Elle aurait fait appel à une société off-shore « pour protéger son anonymat et sa sécurité. Au Royaume-Uni, les entreprises sont tenues de publier les données privées des actionnaires et ne lui donnent pas l'anonymat nécessaires à sa sécurité personnelle qui était compromise par le passé à la suite de la diffusion publique de telles informations ». Elle n’aurait donc pas eu davantage financiers –juste de confidentialité. Raté.

Nafissatou Diallo : après « l’affaire », la « femme d'affaires » !

« Nafissatou Diallo : quelle femme d'affaires ! » titre « Public » qui rapporte en bref que « de l'eau a coulé sous les ponts depuis le fameux scandale du Sofitel de New York, le 14 mai 2011. Après avoir abandonné ses poursuites ou civile contre DSK contre une somme d'argent estimée à 1,3 million d'euros, Nafissatou Diallo, L’ex-femme de chambre de l'hôtel, a investi dans l'immobilier dans les quartiers chics de Dakar au Sénégal ». Le commentaire « Public » : « Belle ascension ! »

Céline Dion : son « cœur fermé à clé », mais son corsage entr’ouvert

Céline Dion is back ! En Une de « Paris-Match », elle apparaît, plus dorée que jamais. L’événement ? C’est (en soi) qu’elle accorde une interview. C’est à dire que le fait qu’elle parle « est » l’information. En plus de cela, que dit-elle ?

Que « pour René » elle « reprend goût à la vie ».

Que « les jours trop gris, elle repense au mot qu’il lui avait confié alors qu'il se sentait déjà partir : « t'es ma chanteuse préférée, je te veux forte »

Que « sa présence accompagne Céline à chaque instant : « il suffit que je regarde mes fils, et je le vois. » »

Que « parfois avec les enfants on envoie des ballons avec des messages pour papa »

Qu’elle dit : « René m'a laissé l'amour en héritage, je pense à lui tous les jours ». « Aujourd'hui mon cœur est fermé à clé. René était mon drapeau, mon encre »

Etc.

Le plus surprenant est la photo de la chanteuse choisie en couverture de « Paris Match ». Y apparaît une Céline Dion toute de cuir noir vêtue, la veste entr’ouverte et la main se glissant dans l'ouverture de son corsage pour se caresser le ventre. Un sourire confiant. Loin de là Céline effondrée que l'on a pu voir ces dernières semaines à la suite du décès de son époux, René. Elle paraît plus que confiante, conquérante, mais qui a pris le relais pour la conseiller sur son image ?

Gad Elmaleh : papa poule ; Emmanuel Macron « papy poule »

En bref, « Voici » et « Public » rapportent les propos de Gad Elmaleh qui a évoqué sa séparation de Charlotte : « Je reviens souvent en Europe voir ma famille. Je vais voir mon fils. Charlotte et moi, nous ne sommes plus ensemble mais je vais voir mon bébé. Il vient me voir aussi. Nous restons proches. Nous sommes une famille. »

Et puis « Voici » publie des photos du ministre de l’économie, pas encore à Cannes, mais pour l’heure au Touquet, en « vrai papy poule » ! « Il est gaga des Petits-enfants de Brigitte » rapporte le magazine. « Pour les petits enfants de sa femme, le ministre s'est changé en baby-sitter ». Des « photos exclusives » en témoignent : « Ultra plébiscité par ses deux petites filles, le ministre de l'économie en mocassins et brouette en plastique dans la main, n'a pas chômé : ballade en poussette double sur la plage, séance de câlins et châteaux de sable pour toutes ! ». La macronmania serait en marche.

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