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Revue de presse people

François Hollande-Julie Gayet : le rendez-vous secret, Valérie Trierweiler : opération chou blanc

Mais aussi : les drôles de confidences de Charlotte Gainsbourg sur le tournage des scènes "hot" de "Nymphomaniac" et, et, et... les effets - pour le moins perturbants - de la mystérieuse "chambre sourde" mise au point par des chercheurs de Minneapolis. Après tout ce tohu-bohu, on pensait se refaire une santé dans le silence absolu... encore raté, caramba !

Barbara Lambert

Barbara Lambert

Barbara Lambert a goûté à l'édition et enseigné la littérature anglaise et américaine avant de devenir journaliste à "Livres Hebdo". Elle est aujourd'hui responsable des rubriques société/idées d'Atlantico.fr.

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Champagne ! Si tout va bien, et si les paparazzis nous foutent un peu la paix (une semaine, rien qu'une semaine, messieurs les bourreaux...), samedi prochain, on n’en parlera plus. De quoi ? Du “ Closergate ” , pardi ! On sait pas, vous, mais, nous, sérieux, ça a fini de nous brasser, cette affaire : on en a un peu plein le dos — et les doigts... — de vous narrer les derniers rebondissements du feuilleton… Une dernière fois ( ? ?), on va prendre notre inspiration (inspirez, expi-i-i-rez !) et faire le point sur l’épisode dit "final" de ce soap-réalité — en mondiovision, qui plus est — plus abracadabrant qu’une (mauvaise) fiction… Y’a des jours, je vous jure, on préfèrerait revêtir une robe de bure (hé, on blague, là)…

Val à “ Paris-Match ” : pour combien de temps ?

A l’heure où elle redevient simple citoyenne, Valérie Trierweiler a-t-elle voulu arrondir les angles, montrer patte blanche, refaire amie-ami avec “ Paris-Match ” qui l’emploie ? Sa décision de donner une interview au magazine incline à le penser. Cela sera-t-il suffisant ? “ Voici ” émet des doutes : “ son retour à “ Paris-Match ”, où elle tient toujours une chronique, est plus problématique, indique le people : elle n’y serait pas la bienvenue depuis qu’elle a qualifié l’hebdomadaire de “ journal de m… ” Elle pourrait alors se tourner vers la télévision. “ C’est une bonne animatrice qui, grâce à son amitié avec Vincent Bolloré, a déjà officié sur D8, analyse (sa biographe) Nadia Lebrun. La recruter serait un joli coup médiatique ”. Mais surtout, passionnée d’écriture, elle envisage déjà de raconter ses dix-neuf mois comme première dame qui ont changé sa vie — plusieurs éditeurs sont déjà sur les rangs ”. Comme si on ne s’y attendait pas…

Le livre qui fait trembler — brrrrr !

“ Y confiera-t-elle des secrets d’alcôve inavouables ? se demande “ Voici ”. “ Elle devrait surtout remettre les pendules à l’heure, dire sa part de vérité, indique Nadia Lebrun. Montrer comment la violence du monde politique a brisé son couple ” ”. Ce qui revient à ne pas dire grand-chose… Fait assez étonnant : “ Paris-Match ” a exactement la même analyse : “ Les journalistes qui la suivent (en Inde) croient savoir que des éditeurs lui ont proposé des ponts d’or sur les secrets de sa vie auprès du président, note le mag. Fine mouche, elle a bien repéré qu’une ex-première dame comme Cécilia Attias peut atteindre les 100 000 exemplaires avec un livre, “ Une envie de vérité ”, qui ne dévoile absolument rien ! ” C’est vrai que si on peut toucher une fortune en ne révélant strictement rien, on voit mal pourquoi on ferait le difficile, hmmm ? Un chapitre sur l’enfance — “ les gens le savent peu, rappelle-t-elle à “ Paris-Match ” comme si on l’avait oublié…, mais ma mère était caissière et mon père, amputé d’une jambe ” —, un autre sur la vie de journaliste politique à laquelle elle a dû renoncer, un sur la campagne, un autre sur la victoire, la passation de pouvoir et son entretien avec Carla, un sur les voyages à l'étranger et la rencontre avec Michelle Obama, un chapitre expiatoire sur le tweet, un sur l’héritage de Danielle Mitterrand, son action humanitaire et sa rencontre avec les enfants défavorisés du monde entier, tout cela parsemé de “ larmes de mascara ”, et hop !, le tour est joué. Les doigts dans le nez.

Valérie, langue de bois

Car il suffit de lire l’interview de l’ex-première dame dans “ Match ” pour constater qu’elle peut tenir sa langue… et qu’elle pratique même assez bien “ la langue de bois ” de ses chers politiques. On apprend ainsi qu’ “ après la publication par François Hollande du communiqué de séparation, elle est rentrée chez elle, n’a allumé ni la radio ni la télévision et a visionné sur son ordinateur, “ Elle s’appelait Sarah ”, le film de Gilles Paquet-Brenner ”. Où il est question de la rafle du Vel d’hiv… Extrêmement philosophe, Valérie l’assure aussi : “ Cela peut paraître étrange mais, pour moi, je ne traverse pas une période de crise. Ce n’est pas la première rupture dans ma vie. Elle est violente car elle est médiatique ” ”. Et pas sentimentale ? Pour le coup, bah…, c’est un peu froid.

Valérie : a p’us, la baguette magique !

Résolument “ positive ”, Valérie Trierweiler l’affirme encore à “ Match ” : “ “ Le meilleur souvenir que je garde de l’Elysée, ce ne sont pas des moments de bonheur. Le meilleur souvenir que je garde de l’Elysée, ce sont les rencontres avec les enfants ”. En particulier, complète le journal, cette sortie à Cabourg, en août 2013, organisée pour 5 000 jeunes trop pauvres pour partir en vacances. (…) “ J’étais si émue de les voir s’émerveiller ”. Le lendemain, Valérie avait des bleus sur les bras, là où les petits, surexcités, s’étaient agrippés… (…) Certes, elle n’a plus “ la baguette magique de première dame ”, mais elle est sûre d’une chose : son “ engagement restera identique ” ”. C’est bô.

Valérie, “ plus forte et plus moderne que les clichés ”

Beau, aussi, le papier de “ Elle ” qui, à peine déclenchée l’affaire, consacrait sa couv à Julie Gayet, et qui, cette semaine… entreprend de nous démontrer que Valérie n’est pas une victime, mais au contraire une femme “ plus forte et plus moderne que les clichés ”… “ Quand on insiste aujourd’hui sur sa peine (si légitime) et sur son abattement (inévitable), on lui vole sa puissance, analyse le journal. Car incarner cette femme pas mariée au président de la République, ça c’était moderne. Son obstination à tout concilier, son métier, sa vie de femme amoureuse et son rôle de Première dame, quitte à se prendre les pieds dans le tapis ; sa manière défiltrée de guerroyer, ça c’était moderne. (…) Son “ embrasse-moi sur la bouche, maintenant ”, le soir de l’élection de François Hollande, lui a certes attiré l’ironie de la part de tous, mais il était culotté, affranchi et assez héroïque. Son malheureux tweet de soutien à Olivier Falorni, ça aussi c’était une tentative complètement 2.0 de piler au slalom Ségolène Royal, qui était alors sa bête noire. (…) Cette façon de laisser le président de la République se ridiculiser à dire “ je ”, “ je ”, “ je ”, dans une phrase de 18 mots, c’est quasi expérimental tellement c’est moderne ”. Belle démonstration — bel effort, en tout cas. Vous ne trouvez pas ?

Le communiqué de François réécrit par “ sept écrivains ”

“ Elle ” chercherait-il encore à se faire pardonner sa couv d’il y a trois semaines ? Le journal, il est vrai, fait partie du même groupe que “ Paris-Match ” et, d’après “ L’Express ”, ça avait pas mal rué “ dans les étages dirigeants de Lagardère ” (voir la RP du 25 janvier)… Histoire d’enfoncer le clou et de mieux afficher sa défense de l’ex-Première dame, le magazine, qui se fend d'un dossier spécial "Infidélité : redémarrer après le choc", a demandé à “ sept écrivains ” de reformuler le communiqué du président. Il y a la révision sage de Tatiana de Rosnay : “ La vie commune que nous partagions, Valérie Trierweiler et moi, est désormais terminée ”. Et puis, il y a celle, plus… piquante, de Patrick Besson : “ Valérie Trierweiler, actuellement en mission humanitaire dans le célèbre cinq-étoiles indien Le Taj Mahal ne fait plus partie de mon entourage amoureux socialiste ”… Que penser de l’initiative de Nicolas Bedos ? En découvrant le contenu de sa “ Lettre à François H. ”, on est, en vrai, resté un peu coi…

Le conseil d’“ enculé ” de Nicolas B. à François H.

Ecrite, apparemment, avant l’annonce officielle de la séparation, la chronique du “ fils de ” est censée aider le président à “ trancher dans les règles de l’art ” pour qu’il cesse d’“ errer en solitaire ” entre l’option Valérie et l’option Julie. “ Fort d’une longue expérience d’enculé, écrit Nicolas Bedos, je me permets de te conseiller de choisir… Stéphanie Ramboulier (…) ravissante avocate lilloise d’une quarantaine d’années ”. Qui est Stéphanie Ramboulier ? Existe-t-elle en vrai ? Si c’est le cas, la blague est un peu salée… Parce que, parmi les nombreux avantages de ladite Stéphanie, le chroniqueur ne se contente pas d’indiquer que “ personne ne la connaît ”, qu’ “ elle n’est pas abonnée à Twitter. Et apprécie la bonne littérature ”, qu’ “ elle possède des hanches et une poitrine fort généreuse. Ce qui serait assez inédit sous tes paumes habituées à une certaine austérité ”… il précise aussi qu’ “ elle est stérile (fais pas genre, tu veux pas d’un cinquième chiard !) ” La classe, la vraie. Grande classe, aussi : l’humoriste donne le numéro de portable de la belle, qui, à cette heure, si tant est qu’il corresponde à un numéro d’abonné, doit sonner occupé (non, on n’a pas essayé)…

Le scoop de “ VSD ” sur la rédaction du communiqué

Et puisqu’on parle téléphonie, on a relevé dans “ VSD ” une info qui, si elle est vraie, pourrait considérablement changer la donne et le regard — unanimement désapprobateur — porté sur le communiqué de 18 mots adressé par le président de la République à l’AFP… “ Vendredi soir, lorsque François Hollande tente de joindre sa compagne pour lui en lire les termes, indique en effet le mag, il tombe sur sa boîte vocale. Valérie Trierweiler ne décroche pas, elle accuse le coup ”. Et choisit délibérément de laisser François se dépétrer… Bien joué.

Négociation rue Cauchy

Un “ visiteur ” de l’ex-Première dame à la Pitié-Salpétrière l’affirme à “ Paris-Match ” : “ “ Elle a une capacité de rebondissement qui m’a laissé coi (…) Même shootée aux calmants, elle consultait ses e-mails et bombardait des SMS tous azimuts ” (…) Comme tous les êtres humains qui en ont bavé dans leur enfance ou leur jeunesse, elle a un réflexe de survie, surligne le journal. Elle va se battre. Elle consulte des avocats. Jeudi dernier, brushing parfait, pimpante et de nouveau archi-lucide, c’est une maman décidée à défendre ses intérêts et celui de ses enfants qui déjeune rue Cauchy avec François Hollande. Sur les suites juridiques, ils sont, pour l’heure, sur la même longueur d’onde, même si rien n’est encore acté par écrit. (…) Il l’a exposée sur la scène médiatique. Elle a dû sacrifier une partie de ses revenus. Il lui doit une compensation. Il paiera sur ses deniers le loyer parisien de la rue Cauchy, ou d’un autre appartement si elle déménage, au moins jusqu’à la fin du quinquennat. Il lui versera aussi une aide pour l’éducation de ses trois garçons ”.

Les pommes de discorde

“ Le déjeuner s’achève sur un ton plus polémique, enchaîne “ Paris-Match ”. Valérie explique au chef de l’Etat que, quoi qu’il arrive, elle ira en Inde. Si ce dernier s’interrogeait encore, en fin de semaine, auprès de ses collaborateurs, sur l’utilité de ce voyage, elle obtient d’être accompagnée, pour la dernière fois, par son chef de cabinet et un officier de sécurité. Autre sujet explosif, la forme du communiqué de rupture. D’après un proche, François Hollande s’entend dire sur un ton sans appel : “ Il n’y aura pas de communiqué commun. Tu assumes ”. Le président comprend que cette femme est humiliée. Courtoisement, il lui demande ses projets pour le week-end. La réponse cingle : “ Je n’ai aucun compte à te rendre ” ”. E finita, la commedia !

Valérie, opération chou blanc

L’ex-Première dame a-t-elle réussi sa sortie ? D’après un sondage exclusif Harris Interactive pour “ Closer ”, qui révèle au passage que “ 58 % des Français pensent que “ Closer ” a eu raison ”…, “ 64 % des Français trouvent que le président n’a pas trouvé les bons mots ”. En laissant François seul face à la page blanche, Valérie a, semble-t-il, finement joué sa partie… Le people le souligne, d’ailleurs : “ 26 % des Français trouvent Valérie Trierweiler plus courageuse depuis les événements ”. Opération réussie ? Faut voir… Car ce qui ressort surtout de l’étude visant à savoir si les Français trouvent l’ex-Première dame plus — ou moins — “ sympathique ”/ “ charismatique ”/ “ agaçante ”/ “ proche de vous ”/ “ courageuse ” qu’avant, c’est qu’ils sont entre 50 et 66 % à trouver qu’elle ne l’est “ ni plus ni moins qu’avant ”. Autrement dit, opération chou blanc.

Julie Gayet, entre présence et absence

Et quelles nouvelles de Julie Gayet ? D’après “ Gala ”, “ la jeune femme a certes dû renoncer à quelques-uns de ses engagements. Elle a ainsi fait faux bond au club de rugby de Roanne, à l’inauguration duquel elle devait faire une apparition, le 23 janvier. L’actrice doit tourner là-bas pour son prochain long-métrage, un film sur l’univers du textile et du rugby. Le 24 janvier, elle assistait, toutefois, à Paris, à la présentation des bijoux Dauphin. Elle acceptait de prendre la pose devant les photographes, très peu maquillée (z’avez vu des photos, vous ? Nous, non). Début janvier, elle avait aussi doublé la voix de Nicole Kidman pour le biopic d’Olivier Dahan sur “ Grace de Monaco ”. Ce sera le film d’ouverture du prochain festival de Cannes ”. Ah, Cannes ! Pourrait s’en passer, des choses, en mai, sur la Croisette…

François et Julie : le rendez-vous secret

Reprenons-nous, reprenons-nous. Quid, de François et de Julie ? C’est vrai, ça, quoi, ils se sont revus, ou pas ? “ Julie Gayet va devoir attendre, tonne “ Voici ”. L’actrice et le chef d’Etat ont-ils été échaudés par la publication des photos de leur liaison prises devant le 20, rue du Cirque ? De fait, depuis le 10 janvier, ils n’ont pas été aperçus ensemble ”, affirme le people. “ Gala ” serait-il mieux informé ? S’ils “ n’ont pas été aperçus ensemble ”, il semble en effet, et si le mag dit vrai…, qu’ils se soient bel et bien revus… “ Il y a quelques jours, révèle “ Gala ”, (les) voisins (de Julie Gayet) ont été étonnés de se retrouver nez à nez avec une voiture aux vitres teintées, stationnant dans l’impasse devant chez elle ”. Qui dit vrai, qui dit faux ? Bah, tant qu’il n’y aura pas de photos…

Le prix de LA photo — de François et Julie — a déjà son prix

Et, justement, puisqu’on en parle, “ Le Point ” — oui, oui, “ Le Point ”… — nous en informe : “ LA photo qui fait rêver tous les paparazzis de Paris : François Hollande et Julie Gayet, main dans la main (…) s’est, selon plusieurs sources, monnayé(e) entre 30 000 et 40 000 euros. Une somme sans doute considérable pour quatre jours de travail (la durée de la planque), mais pas si élevée que ça pour un milieu où les prix flambent vite. Car Sébastien Valiela, l’auteur du scoop, ne pouvait pas faire monter les enchères. Avec deux de ses confrères, qui l’ont aidé sur le coup, il a négocié un “ travail sous garantie ” auprès du magazine “ Closer ”. Le principe est simple : si le paparazzi rapporte les images du scoop, le journal lui paiera le reportage à un prix convenu ; s’il rentre bredouille (…), le journal le dédommage entre 3 000 et 5 000 euros pour sa planque infructueuse ”. Dans le genre tue-l’amour, ça en refroidirait plus d’un… P… de cauchemar ! Vous vous imaginez, vous, avec votre tête — et celle de votre amoureux/amoureuse… — comme ça, mises à prix… !

Quand Charlotte Gainsbourg révèle “ les dessous de “ Nymphomaniac ” ”

Mais changeons de sujet. Est-il plus rafraîchissant ? C’est à voir… Son premier mérite est de nous sortir de cette histoire saoulante et pas franchement enivrante dont on nous abreuve depuis trois semaines. “ Les dessous de “ Nymphomaniac ” par Charlotte Gainsbourg ”, annonce “ Grazia ” en une, où l’on voit l’actrice, yeux de côté, sourire coquin mais prudent, poser assise, les jambes écartées, mais très, très habillée — en blouson de maille et de cuir et pantalon coordonné. Parenthèse, mais histoire de lever le doute, au cas où il y en aurait : l’interview et les photos ont été réalisées avant la disparition de Kate Barry. “ Est-ce que votre rapport avec Lars von Trier a encore évolué avec ce film ? ”, lui demande le magazine (Charlotte a déjà tourné deux films avec le réalisateur de “ Nymphomaniac ” : “ Antéchrist ” et “ Melancholia ”, ndlr). —“ Je n’ai jamais retrouvé avec lui l’intimité d’ “ Antéchrist ” qui était comme une petite pièce de théâtre à deux, répond-elle. Là, c’était “ Melancholia ” puissance 18. Ca n’arrêtait pas de bouger. Il y avait un milliard de rôles. En plus, moi et Stacy Martin, l’autre actrice, on se partageait le même rôle, et on se croisait seulement… ”. —“ Et vos doublures, pour les scènes de sexe, rebondit le journal, vous les croisiez aussi ? ” Perd pas le Nord, “ Grazia ”…

 

“ Ce qui a été un choc pour moi, c’est de voir ce sexe qui est censé être le mien à l’écran ”

“ Oui, acquiesce Charlotte, on se serrait la main et on se disait : “ Bon, maintenant, c’est à toi ” (Rires). —“ Vous avez assisté à leurs scènes sur le plateau ? ”, s’enquiert le journal. —“ Non, mais je suis allée quand même voir le combo. Hé bah, c’était du hard, quoi ! En revanche, ce qui a été un choc pour moi, c’est de voir ce sexe qui est censé être le mien à l’écran. Déjà, dans “ Antéchrist ”, ce n’était pas la même morphologie. Et là, avant le tournage, Lars m’avait envoyé les photos d’une jeune femme en me demandant si ça m’allait ou pas. C’était hyper gênant. J’ai regardé brièvement, c’était entièrement rasé, donc il a fallu rajouter quelques poils, donc voilà (elle rit) physiquement dans ces scènes-là, sachez-le, ce n’est pas moi ! ” Pfiou ! Qu’est-ce qu’il faut pas faire, quand même, pour assurer la promo… En même temps, vous me direz, quand on tourne dans un film “ comme ça ”, faut pas s’étonner de devoir un peu “ s’exposer ”… Rahaaa ! Où commence, où finit l’art, on sait plus trop, là…

Dans la mystérieuse "chambre sourde" des laboratoires d'Orfield, à Minneapolis

Et si on respirait un grand coup ? Si on s’octroyait — on l’a bien mérité… — un peu d’oxygène, de calme et de paix ? De silence ? Rouuuuu ! Savez pas dans quoi vous mettez le pied, là… parce que, figurez-vous… figurez-vous que des chercheurs des laboratoires d’Orfield, à Minneapolis, ont mis au point — ainsi que nous l’apprend “ Paris-Match ” — “ une chambre sourde ” qui “ absorbe 99, 9 % du son ”. Et ? Hé bé, le silence absolu, ça calme pas, mais alors pas du tout, du tout… “ Pourquoi avez-vous créé cette chambre sourde ? ” demande le mag à son concepteur, Steven Orfield. —“ Nous avons inventé ce lieu pour effectuer des tests sonores de certains produits à très faible niveau de bruit, répond-il. Nous l’utilisons également pour étudier le comportement de l’homme dans un environnement très silencieux. (…) L’homme, privé de toute sensation auditive, est plongé dans l’obscurité pour que les effets ressentis soient encore plus importants ”. Et ? Ahaaaa ! Ca fait peur. Sérieux : ça fout les jetons.

“ Personne ne peut rester plus de quarante-cinq minutes dans cette pièce ”

“ On dit qu’on entend son sang circuler dans les vaisseaux… ”, commence “ Match. —“ Effectivement, répond l’inventeur, nous pouvons entendre les battements de notre cœur, l’air passer dans nos poumons, le bruit de nos articulations en mouvement, mais aussi le bruit de fond de nos oreilles ”. —“ Est-il possible de tenir plus longtemps avec les lumières allumées ? ”, demande le journal. —“ Normalement oui : mais, dans la réalité, c’est plus difficile qu’il n’y paraît. Si vous y restez pendant une demi-heure, vous devez vous asseoir. Certains journalistes en visite dans les laboratoires ont passé près de quarante-cinq minutes dans le noir, mais c’est le maximum atteint jusqu’à présent ”. —“ Pourquoi est-il impossible de rester debout trop longtemps ? ” —“ Parce que, explique Steven Orfield, dans l’obscurité, sans aucun son, l’être humain perd l’équilibre et devient complètement désorienté ”. Pétard, rien que d’y penser, ça fout le vertige — on en a les oreilles qui bourdonnent, même. Entre le trop-plein de bruit(s) et le trop-plein de silence, y’aurait pas une moyenne ? Pitié, dites-nous que oui… Bé, c’est pas, comme qui dirait écrit, là, tout de suite, maintenant… Mais, psssst !, ni vu ni connu, comme ça, en loucedé, c’est le week-end, vous en faites ce que vous voulez : un truc tonitruant, ou très, très secret… Plutôt très, très secret — et aussi, du coup, très, très joli, hmmm ? Bon samedi, bon dimanche, les lapins ! Profitez, et aimez-vous bien.

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