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Le Point enquête sur les candidats Les Républicains qui pourraient battre Emmanuel Macron. L'Obs s'intéresse à la personnalité d'Alexis Kohler.
Le Point enquête sur les candidats Les Républicains qui pourraient battre Emmanuel Macron. L'Obs s'intéresse à la personnalité d'Alexis Kohler.
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Revue de presse des hebdos

Alexis Kohler, le jumeau de Macron; Cette France qui se replie sur elle-même; Le Pen, Zemmour et l’électorat populaire; La France insoumise peine pour les parrainages

Et aussi : LR et la « Barnier mania »

Gilles Klein

Gilles Klein

Gilles Klein,, amateur de phares et d'opéras, journaliste sur papier depuis 1977 et en ligne depuis 1995.

Débuts à Libération une demi-douzaine d’années, puis balade sur le globe, photojournaliste pour l’agence Sipa Press. Ensuite, responsable de la rubrique Multimedia de ELLE, avant d’écrire sur les médias à Arrêt sur Images et de collaborer avec Atlantico. Par ailleurs fut blogueur, avec Le Phare à partir de 2005 sur le site du Monde qui a fermé sa plateforme de blogs. Revue de presse quotidienne sur Twitter depuis 2007.

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« Qui peut battre Macron ? » s’interroge la Une du Point, en reconnaissant que le président de la République séduit encore une partie de la droite, « mais les cinq candidats en lice pour l’investiture LR reprennent espoir ». L’Obs se penche sur « Les jumeaux de l’Elysée » : Emmanuel Macron et Alexis Kohler, le secrétaire général de la présidence. L’Express s’intéresse au « vote populaire » accaparé par l’extrême-droite. Marianne enquête sur « La France qui s’en cogne » celle des Français qui ne s’informent plus, qui ne votent plus.

Guillaume Peltier boude

L’ex-numéro 2 des Républicains boude depuis que Christian Jacob l’a rétrogradé dans le parti, après son éloge de Robert Ménard. « A part ses posts Facebook avec son chien au coin de la cheminée, je n’ai pas de nouvelles de lui », ironise un grand maire LR. Peltier boude aussi Xavier Bertrand, à qui il avait pourtant affiché un soutien enthousiaste. Il lui reproche, nous dit son entourage, une « rupture de cohérence » depuis qu’il a accepté de jouer le jeu du congrès de décembre. « C’est pour cela qu’il est resté très discret. » D’autres disent qu’il aurait voulu un poste de responsabilité auprès du candidat Bertrand croit savoir l’Obs.

Marine Le Pen avait fait 37 % auprès des catégories populaires au premier tour de 2017. Ce chiffre assez impressionnant était l'aboutissement d'un mouvement commencé à la fin des années 1980, quand les ouvriers se sont peu à peu choisi par défaut le Front national comme parti "tribunitien", en lieu et place du Parti communiste. 

Xavier Bertrand manquerait de sincérité

Xavier Bertrand est-il le rival le plus dangereux d’Emmanuel Macron ? C’est ce que l’intéressé ne cesse de répéter pour se faire valoir auprès des électeurs de droite. Mais, aux yeux des proches du chef de l’Etat, le président des Hautsde-France, même s’il est le mieux placé des prétendants LR dans les sondages, souffre d’un handicap trop visible ces derniers temps : son manque de « sincérité ». « On voit trop quand il a prévu d’appuyer sur la touche “attention, là je vais être en colère”… », dit de lui un conseiller cité par l’Obs.

 Dernier exemple : l’échange tendu entre le patron des Hauts-de-France et le président dans l’Aisne, le 19 novembre, à propos de l’aciérie Ascoval. « Une confrontation ridicule, tranche un ministre. Chez Bertrand, tout sonne faux. Quand il parle, on a l’impression qu’il baratine, quand il fait le matador, pareil… Je ne croise personne qui me dise qu’il fera un bon président. » A croire que la macronie espère presque sa victoire à la primaire LR.

Pas de grand Parti démocrate à la française

Edouard Philippe : 1 – François Bayrou : 0 ! L’ancien Premier ministre a remporté une bataille qui est loin d’être anecdotique dans le processus de rapprochement qui s’opère entre les différentes forces politiques de la majorité. Un grand Parti démocrate à la française ? Contrairement au maire de Pau, le Havrais n’en voulait pas… et il n’y en aura pas analyse l’Obs.

La République en Marche, le MoDem, Horizons et Agir, notamment, vont procéder à une alliance a minima : ces entités seront en effet regroupées au sein d’une association qui devra soutenir l’action du président et, surtout, œuvrer à sa réélection. Sur le papier, ladite association devra aussi permettre de pacifier les relations de tout ce petit monde en vue des législatives. Quoi qu’il en soit, la rivalité entre le maire de Pau et celui du Havre promet de durer : on leur prête à tous deux l’ambition de se présenter à l’élection présidentielle de 2027…

Zemmour profite à Le Pen

En privé, selon l’Obs : « Marine Le Pen juge désormais la candidature du polémiste d’extrême droite comme « un élément plutôt positif ». La candidate a fait ses calculs : « Moi plus lui, ça fait plus que moi toute seule. » Avec environ 35 % des intentions de vote dans les sondages, le bloc formé par ces deux électorats place l’extrême droite à un niveau jamais observé. Celui ou celle qui sortira en tête au soir du 10 avril prochain pourrait logiquement bénéficier d’un report de voix massif pendant l’entre-deux-tours. Et au petit jeu – incertain – des additions, c’est Marine Le Pen qui aurait le plus à gagner. »

Rokhaya Diallo contre Lydia Guirous

La militante décoloniale Rokhaya Diallo porte plainte pour injure publique contre Lydia Guirous, ex-porte-parole de LR, qui a critiqué sa vision « raciste et antirépublicaine » des Français d’outre-mer, la qualifiant de « racialiste » selon Le Point.

La France insoumise peine pour les parrainages

Le recueil des 500 signatures d’élus locaux nécessaires à la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle se révèle laborieux selon l’Obs.

« Nous sommes trop petits pour compter sur des soutiens partisans automatiques et trop gros pour inciter les élus à nous soutenir en vertu du pluralisme démocratique », déplore un proche du candidat « insoumis ». Les mélenchonistes sont gênés par la candidature communiste de Fabien Roussel. « Les maires encartés PC refusent de nous soutenir », note notre « insoumis », qui précise néanmoins qu’« une grosse moitié des signatures » est déjà acquise

Le Maire et Darmanin aimeraient garder leur place

Bruno Le Maire affirme vouloir rester à Bercy en cas de réélection d’Emmanuel Macron en 2022. Tout comme Gérald Darmanin, qui se verrait bien, lui aussi, rempiler à l’Intérieur, selon Le Point.

Pécresse coincée dans les débats

« Valérie, il faut vraiment que tu te décoinces en plateau… » Dans le QG parisien de Valérie Pécresse, rue de Turin, les conseils fusent chaque mercredi matin. A 54 ans, celle qui brigue l’investiture de son parti pour la campagne présidentielle les écoute d’autant plus attentivement que l’échéance du congrès des Républicains (LR) approche « Souris davantage ! Même quand tu n’as pas la parole, tu peux apparaître sur des plans de coupe », lui avait recommandé un sénateur. Piquée, Pécresse lui a répondu du tac au tac : « Auriez-vous osé demander ça à un homme ? ».

Cité par l’Obs, son ami Eric Pauget, député des Alpes-Maritimes, se souvient : « Elle prend mal certaines remarques, mais elle les prend. Et dans le débat suivant, elle était tout sourire. On sent qu’elle donne tout, et en ça, elle ressemble à Sarkozy, plus qu’un Bertrand ou un Barnier. »

Alexis Kohler, le jumeau de Macron

Tous les matins, à 8h30, les grilles de l’Elysée s’ouvrent pour laisser passer la berline avec chauffeur d’Alexis Kohler, secrétaire général de la présidence. « Un petit salon vert sépare son bureau d’angle de celui d’Emmanuel Macron. C’est là, dans l’intimité préservée de deux hommes qui s’appellent plusieurs fois par jour, et jusque tard dans la nuit, qu’ont été prises toutes les décisions du quinquennat. Là aussi que se prépare désormais, dans le plus grand secret, l’élection présidentielle. »

« A son mur, le secrétaire général de l’Elysée a fait accrocher un cadre contenant la phrase fameuse de Churchill : « Si tu traverses l’enfer, surtout continue d’avancer. » En bientôt cinq ans d’exercice du pouvoir, Alexis Kohler, à la fois chef de l’administration et premier conseiller de Macron, aura réussi la prouesse de rester dans l’ombre, écartant pratiquement toutes les demandes d’entretien, dont la nôtre. »

« Alexis Kohler, trois enfants, et 49 ans ce mois-ci, a appris à maîtriser ses rares apparitions publiques. Drôle et attachant dans l’intimité, impassible et taiseux dans le cadre de ses fonctions, il est le mystérieux gardien des secrets d’Emmanuel Macron. Celui qui échange petits papiers et sourires entendus avec le président durant les réunions, mais ne laisse jamais échapper la moindre confidence sur leurs échanges. »

Juvin candidat aux législatives

Après sa participation au congrès LR, d’où sortira le leader du parti pour la présidentielle, Philippe Juvin ne va pas en rester là. Le maire de La Garenne-Colombes sera candidat lors des législatives de juin dans la 3circonscription des Hauts-de-Seine (détenue par une macroniste, Christine Hennion) selon Le Point

Le Pen, Zemmour et l’électorat populaire

Marine Le Pen avait fait 37 % auprès des catégories populaires au premier tour de 2017. Ce chiffre assez impressionnant était l'aboutissement d'un mouvement commencé à la fin des années 1980, quand les ouvriers se sont peu à peu choisi par défaut le Front national comme parti "tribunitien", en lieu et place du Parti communiste analyse le politologue Jérôme Fourquet interrogé par l’Express.

Si elle n'est "qu'à 28 %" aujourd'hui auprès de cet électorat-là, c'est parce qu'Eric Zemmour lui siphonne une partie des voix. A eux deux, ils représentent 45 % de l'électorat populaire non abstentionniste. C'est majeur ajoute Fourquet.

LR et la « Barnier mania »

Le Point évoque la « Barnier mania » qui « s’empare des corps et des cœurs, au point de troubler à droite les meilleurs bookmakers. Et si c’était lui ? Avec sa gueule de président, sa galerie de photos à faire pâlir ses adversaires – en compagnie de Benoît XVI, d’Angela Merkel ou de Barack Obama – et son faux air de Joe Biden « avec huit ans de moins » – il y tient –, le Savoyard dynamite le duel ronronnant entre Valérie Pécresse et Xavier Bertrand. »

Cette France qui se replie sur elle-même

Ce n’est pas seulement un risque d’abstention massive qui se dessine. C’est une sorte de sécession croit savoir Marianne.

Adieu le stress et la déprime face à des informations plombantes. Adieu la frustration de se sentir sans aucune prise sur la marche du monde, à rebours de la promesse démocratique. Le peuple quitte le jeu collectif, s’en retire pour se tourner vers ailleurs. Vers un bonheur quotidien : l’intime, la famille, le chez-soi écrit Marianne.

Quelques indicateurs le laissent penser. Pris un à un, ils n’évoquent pas grand-chose, mais, additionnés, ils forment une mosaïque de repli et/ou d’indifférence au collectif. Pêle-mêle : plus d’un tiers des Français voient dans le plateau-télé un vendredi soir idéal, les inscriptions dans les clubs de tir explosent mais les inscriptions pour partir en colonie de vacances s’effondrent, comme la lecture de la presse quotidienne régionale, étalon de l’intérêt porté à sa ville et ses environs. C’est même l’intérêt plus global pour « l’information » qui s’est évaporé. Pis, certains ont décidé fermement de s’en préserver.

Le pape reçoit Macron une deuxième fois

Emmanuel Macron sera reçu par le pape au Vatican, le 26 novembre selon Paris Match. Le président a déjà été reçu par le pape François en juin 2018.

La corruption oubliée par Macron

La France est assez mal positionnée dans certains classements internationaux", alerte Didier Migaud, le président de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, dans Le Monde rappelle L’Express.

Notre activité en matière de lutte contre la corruption devrait pourtant intéresser au premier chef nos gouvernants : nous vivons dans un pays où les deux premiers présidents de la République du XXIe siècle, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, ont été condamnés pour des délits de ce type ajoute l’Express.

Le « iel » confidentiel

« Le rôle d'un dictionnaire général se limite à "donner des renseignements sur les mots de la langue commune" (la définition est celle du Petit Robert lui-même). Or, pour le moment, l'usage de "iel" est on ne peut plus confidentiel. Le faire entrer aussi rapidement dans Le Robert, fût-ce dans sa version en ligne, ressemble donc davantage à une démarche idéologique qu'à une convention lexicographique aux yeux de l’Express.

De plus « Un pronom personnel ne fonctionne jamais seul. Faut-il, par exemple, écrire "iel est blond" ou "iel est blonde" ? Sachant que les personnes concernées n'acceptent aucune de ces deux formes, il faudrait donc inventer également un nouveau type d'adjectifs qui ne soit perçu ni comme masculin ni comme féminin. »

L’impopulaire archevêque de Paris

Dans un monde ecclésiastique tenu à l’obéissance et à la réserve, il n’est pas aisé de déceler les luttes de pouvoir qui se jouent en coulisses, constate Le Point à propos de l’archevêché de Paris.

Mais, quand deux vicaires généraux démissionnent à quelques mois d’intervalle, la crise ne peut plus passer inaperçue… Explication : l’archevêque de Paris « gouverne » avec une garde rapprochée – l’équivalent d’un cabinet ministériel – de cinq personnes – trois évêques auxiliaires et deux vicaires généraux, auxquels revient la lourde charge de la gestion humaine et administrative de cet emblématique diocèse. Or le 30 mars 2021, Benoist de Sinety, vicaire général apprécié des Parisiens, connu des grands patrons, des politiques et des stars démissionne de sa charge. (…). Son départ suit d’à peine quatre mois celui de l’autre vicaire général, le père Alexis Leproux, après seulement deux ans d’exercice. (…) Ni l’un ni l’autre n’ont commenté publiquement leur départ – ils n’ont pas non plus souhaité répondre à nos questions – mais beaucoup d’observateurs témoignent aujourd’hui des humiliations publiques que les deux hommes ont eu à subir. 

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