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Revue de presse des hebdos

Affaire Fillon : Hollande a envisagé de reporter la présidentielle; Dati a cherché le soutien de l'Elysée contre Hidalgo; Ecologie : truc de riches ou cauchemar vert ?; Cyberhaine sur les réseaux sociaux : le marché plus fort que la loi

Et aussi : Le témoignage d'un gendarme noir insulté par des manifestants.

Gilles Klein

Gilles Klein

Gilles Klein, amateur de phares et d'opéras, journaliste sur papier depuis 1977 et en ligne depuis 1995.

Débuts à Libération une demi-douzaine d’années, puis balade sur le globe, photojournaliste pour l’agence Sipa Press. Ensuite, responsable de la rubrique Multimedia de ELLE, avant d’écrire sur les médias à Arrêt sur Images et de collaborer avec Atlantico. Par ailleurs fut blogueur, avec Le Phare à partir de 2005 sur le site du Monde qui a fermé sa plateforme de blogs. Revue de presse quotidienne sur Twitter depuis 2007.

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Hollande a pensé à retarder l'élection présidentielle

"Le 2 février 2017, Bernard Rullier, conseiller politique de François Hollande à l’Élysée, remettait une note au président de la République sur la possibilité de reporter l’élection présidentielle. Une semaine plus tôt, le 25 janvier, le Parquet national financier avait ouvert une enquête préliminaire contre François Fillon et son épouse pour détournement de fonds publics." raconte Le Point : " « Nous devions anticiper, explique l’ex-conseiller. Le cas échéant, on se serait appuyé sur l’article 7 de la Constitution :« Si […] une des personnes ayant […] annoncé publiquement sa décision d’être candidate décède ou se trouve empêchée, le Conseil constitutionnel peut décider de reporter l’élection. » explique Rullier.

Dati a demandé le soutien de l'Elysée contre Hidalgo

Selon Le Point Rachida Dati a contacté à plusieurs reprises Alexis Kohler, le secrétaire général de l’Élysée entre les deux tours des élections municipales. Elle a tenté de "convaincre le camp présidentiel de se rassembler derrière elle pour battre Anne Hidalgo à Paris". 

Écologie : un truc de riches ?

« La plupart des sujets abordés pendant la crise n’avaient que peu de rapport avec elle, mais les écologistes en ont profité pour pousser leurs thèmes habituels et occuper le terrain médiatique, jouant de cette confusion entre catastrophes sanitaire et climatique », souligne le politologue Daniel Boy, spécialiste de l’écologie politique. dans Le Point (4 pages) qui dénonce une "confusion" sans étayer ce raisonnement.

Dire que les Occidentaux ont peur des pauvres paraît un peu simpliste comme le fait la géographe et ex-présidente d’Action contre la faim, Sylvie Brunel, toujours dans Le Point. Selon elle les plus grandes ONG sont « intimement liées aux réseaux d’affaires américains qui les financent. Depuis le sommet de la Terre de Rio en 1992, la défense de l’environnement a remplacé la lutte contre la pauvreté. Parce qu’en réalité, les Occidentaux sont terrifiés par cette masse de pauvres des pays du Sud, qui aspirent à atteindre le même niveau de vie que nous ».

Marianne semble d'accord avec madame Brunel et s'interroge en Une "Écolos, ils aiment la planète, mais aiment-ils les pauvres ?" L'hebdo se demande '4 pages) si l'écologie n'est pas "un truc de riches ?".

La Une du Point met le portrait de Nicolas Hulot à côté du titre "les clowns de l'écologie" Pascal Bruckner, dans un article (2 pages) s'en prend à Hulot atteint par "le vertige du creux". Cela surprend, car Hulot a disparu de la scène politico-médiatique. On ne l'a pas entendu pendant la campagne pour les municipales. Une charge inutile contre un absent qui semble avoir pris sa retraite.

Le Point paraît plus positif quand il s'intéresse (2 pages) à "ces Français qui ont inventé un ciment écolo" alors que l'on utilise 4,6 milliards de tonnes de béton chaque année dans le monde.  Ou quand le magazine évoque des pistes pour éliminer les déchets en plastique qui n'ont pas fini d'envahir les océans (2 pages) et en notant que " Fin mars, la fédération professionnelle du secteur de l’emballage plastique Elipso notait déjà une hausse de 30 % de la production, surtout dans les secteurs alimentaire, de l’hygiène et des détergents".

Lyon : les écologistes au pouvoir et... Hitler

Le Point (3 pages) cite ceux qui s'inquiètent de l'arrivée des écologistes au pouvoir à Lyon : À la métropole, Bruno Bernard a promis 3 milliards d’euros d’investissements pour les transports en commun, soit trois fois plus qu’au cours du mandat qui s’achève. Autant dire que la part de la voiture, déjà en recul ces dernières années, devrait encore diminuer. De quoi inquiéter les commerçants du centre-ville, dont certains n’ont pas fait dans la dentelle pour exprimer leurs craintes. « Des connards », a balancé le restaurateur Christophe Marguin, candidat sur les listes LR, pour désigner les électeurs écologistes. « Hitler est arrivé au pouvoir démocratiquement, ce n’était pas une bonne idée, a même osé le bijoutier Jean-Louis Maier. Si les Verts sont élus, mon activité peut disparaître. »"

Valeurs dénonce le "cauchemar vert"

"De la décroissance aux délires progressistes, enquête sur le nouveau cauchemar vert" le dossier de Valeurs Actuelles (14 pages) n'est pas tendre avec la “vague verte” aux municipales. Le niveau de l'abstention le "fait davantage songer à un grand désert démocratique." Pour l'hebdo "la victoire des écologistes est moins une percée populaire que la recomposition réussie, sous une bannière verte marchant désormais en tête de cortège, d’une gauche rose-rouge jusqu’alors bien mal en point."  

Pour Valeurs "les écologistes ne poursuivent qu’un but : fonder en droit leur totalitarisme. En finir avec cette fâcheuse liberté qui laisse aux hommes
la possibilité de manger de la viande et de rouler en bagnole".

Thomas Guénolé, politologue et ancien membre de La France Insoumise, analyse :  « Il n’y a pas eu de vague verte, mais des victoires en cascade de listes d’union de la gauche sur une base keynésienne et protectionniste. »

Et Guillaume Sainteny estime "dans la partie environnementale des programmes des Verts, c’est justement, le plus souvent, le sujet de la protection de la nature qui est le moins développé." La protection de la biodiversité́ ou des paysages" ne fait pas partie de leurs priorités".

Cyberhaine : le marché plus fort que la loi

"Le pouvoir de l’argent supérieur à celui de la loi. La mobilisation, depuis quelques jours, de plus de 180 annonceurs – Coca-Cola, Levi’s, Honda, Patagonia, Starbucks... – a fait davantage en matière de lutte contre la cyberhaine" que toutes les lois. "Ces de grandes marques ont annoncé suspendre en juillet leurs dépenses marketing sur les réseaux sociaux tant que ces plateformes ne prendront pas les mesures nécessaires pour éviter la circulation de propos violents ou racistes. Devant l’ampleur du phénomène et la chute du cours de Bourse de sa société, Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, a été obligé de réagir" constate L'Express.

Le témoignage d'un gendarme noir insulté

"Pour eux, un flic blanc est forcément raciste. Et un flic noir, un traître… « Tu devrais avoir honte de te ramener ici. Vendu, sale vendu ! » hurlent, ce samedi 6 juin, des manifestants rassemblés sur le Champ-de-Mars, à Paris, pour dénoncer « le racisme et les violences policières ». « Sale », comme d’autres diraient « sale Noir ». Ou « sale Arabe »…" rappelle Le Point (2 pages) " Florent, le gendarme mobile (GM) pris à partie, est un sous-officier d’origine martiniquaise qui a grandi en Seine-Saint-Denis."

Le gendarme s'étonne : « J’ai été pris à partie comme Noir dans une manifestation contre le racisme ! On m’a fait ressentir mes origines alors que je ne me sens absolument pas différent de mes collègues. En uniforme, on représente la loi, on n’a aucune autre particularité »

Au passage Le Point souligne, que dans cette affaire "Le silence des associations antiracistes a été assourdissant."

Une raison de plus pour aller voir la comédie "Tout simplement noir" qui "se moque copieusement des revendications identitaires" et sort dans 450 salles. " une satire avec beaucoup d’humour et d’acteurs noirs" signée Jean-Pascal Zadi, 39 ans, 1,96 mètre, ancien rappeur, souligne Le Point (2 pages).

L'affaire Sarkozy, les juges et les fadettes des avocats

Dans l'affaire des "écoutes" Sarkozy " Le Point (2 pages) précise que "Les avocats espionnés n’ont pas été mis sur écoute, seules leurs fadettes ont été épluchées. Le contenu de leurs conversations avec leurs clients n’est donc pas connu…" Cela ne change rien pour maître Henri Leclerc : "Les pouvoirs publics n’ont pas à connaître les noms et les numéros de téléphone des clients des avocats, pas plus que la durée de leurs appels ou le lieu où ils se trouvent au moment où ils les passent". Le conseil de l’ordre des avocats de Paris réfléchit donc "au meilleur moyen d’attaquer l’État, probablement pour fonctionnement défectueux du service de la justice" écrit Le Point.

Marianne (10 pages) s'interroge sur le pouvoir des juges : "Les magistrats sont-ils aux ordres, téléguidés par ceux qui se succèdent aux commandes du pays ? Ou sont-ils désormais si indépendants qu’ils sont en quasi-roue libre, tout- puissants ? Une chose est sûre, le besoin d’exemplarité se fait croissant dans la société. Et les récentes décisions de justice répondent à cette exigence."

Tandis qu'Eliane Houlette se retrouve en Une de Paris Match "la magistrate qui a fait chuter Fillon sème le doute sur la justice". En pages intérieures (6 pages) on la voit, posant pour le photographe de Match, chez elle, dans son bureau, dans la vallée de Chevreuse.

Les huit travaux d'Emmanuel Macron

L'Express croit savoir ce que Macron doit faire "pour redresser un pays meurtri". Il "doit faire vite. Et ne pas trembler". Il lui faut donc "identifier dès maintenant les grands chantiers pour redresser la France et relancer le macronisme". L’Express (6 pages) en a sélectionné huit : "Se réinventer et trouver sa place", "Se réconcilier avec les territoires", "En finir avec le 'en même temps' régalien", "Négocier un vrai virage vert", "Refroidir les braises sociales", "Construire une souveraineté européenne", "Rebâtir une industrie française", et enfin "Trouver un nouvel attelage pour 2022.". Vaste programme.

Prendre l'avion n'est plus glamour

"Prendre l’avion sera bientôt aussi déviant que de déjeuner au McDo ou de profiter des promos du Black Friday. Si tout le monde continuera à le faire, plus personne ne s’en vantera dans les dîners ou sur les réseaux sociaux. L’avion sort économiquement gagnant mais culturellement marginalisé de cette nouvelle hiérarchie du transport et du voyage" estime un essayiste dans l'Express.

L'Obs transformé en guide Michelin

La mode du tourisme en France pour cause de coronavirus et de frontières tardivement ouvertes ou encore fermées a fait une nouvelle victime : l'Obs. L'hebdomadaire d'actualité, s'est transformé en un numéro spécial, une sorte de guide Michelin de 70 pages qui sera apprécié par les offices du tourisme hexagonaux du Touquet à "Marseille, sœur d'Alger" en passant par Étretat, un voyage qui ne brille pas par son originalité. Mais espérons que bien présenté, il plaira aux lecteurs qui sont les seuls juges en la matière.

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