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Ligne rouge franchie

Ukraine : 20 camions du convoi humanitaire russe arrivés à Louhansk

Les camions du convoi ne bénéficient ni d'une autorisation de Kiev, ni d'escorte de la Croix Rouge.

Les yeux sont rivés sur les camions du convoi russe depuis des jours. Ce vendredi matin, Moscou a franchi une nouvelle étape en donnant l'ordre de passer la frontière. Les premiers véhicules du convoi humanitaire sont entrés sur le territoire ukrainien sans autorisation du gouvernement de Kiev et sans l'escorte de la Croix-Rouge initialement prévue, révèle l'agence de presse Interfax-Ukraine. L'explication donnée par la Russie : "tous les prétextes" pour retarder les camions "ont été épuisés" par l'Ukraine. "La Russie a décidé d'agir. Notre convoi chargé d'aide humanitaire se met en mouvement en direction de Louhansk", a indiqué le ministère des affaires étrangères dans un communiqué.  

Les camions ont donc passé la frontière pour atteindre la zone de transit où se trouvent les douanes ukrainiennes, pour ensuite rejoindre Louhansk. Un haut responsable des services de sécurité ukrainiens a déclaré qu'il "considérait cela comme une invasion directe de l'Ukraine par la Russie". Selon des journalistes de Reuters présents sur place, environ 100 des 260 camions ont pénétré sur le sol ukrainien. Kiev craint que le convoi ne fasse l'objet de provocation de la part des insurgés et que les violences sur place ne s'amplifient. Selon la Russie, l'opération devrait permettre aux camions, censés transporter 1800 tonnes d'aide humanitaire, de distribuer la cargaison avec la Croix-Rouge.

"Ni la partie ukrainienne ni la Croix-Rouge ne savent ce qui se trouve dans ces camions, ce qui nous inquiête particulièrement", a fait savoir le ministère des affaires étrangères ukrainien. Kiev redoute en effet que ces camions soient "utilisés par les rebelles pour le transport d'armes". 

Les autorités de Louhansk, qui ont multiplié les demandes d'aide face à une situation "critique", ont mis en garde contre la propagation de maladies infectieuses due à l'absence d'eau potable et d'accumulation de déchets, alors que les combats continuent. L'électricité et les communications sont par ailleurs coupées depuis une quinzaine de jours. Ce vendredi, un porte-parole de la Croix-Rouge a prévenu qu'elle ne disposait pas encore de "garantie de sécurité" pour venir en aide aux personnes concernées. 

 

Lu sur Les Echos

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