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Erdogan est le favori de l'élection présidentielle turque
©Reuters

Les votes ont débuté

Turquie : Erdogan grand favori de l'élection présidentielle

Pour la première fois, le président sera élu au suffrage universel direct.

Depuis 2003, il est l'homme fort du pays. Et cela devrait encore durer cinq ans de plus. En effet, la Turquie s'apprête à faire dimanche du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan son premier président élu au suffrage universel direct. Une élection présidentielle sans grande surprise car Erdogan pourrait même l'emporter dès le premier tour sur ses deux adversaires de l'opposition. Les dernières enquêtes d'opinion publiées cette semaine anticipent toutes un triomphe d'Erdogan, le créditant de 51 à 57% des intentions de vote. Il devançait d'environ 20 points Ekmeleddin Ihsanoglu, du Parti républicain du peuple et Selahattin Demirtas, du Parti démocratique du peuple.

Le Premier ministre, âgé de 60 ans, apparaît donc en position d'être élu dès le premier tour, ce qui ferait basculer la Turquie, dont les présidents étaient jusque-là élus par les députés, dans un système présidentiel sans même attendre les réformes constitutionnelles qu'il a promises. Sûr de sa victoire, Erdogan a déjà exprimé le souhait de rester à la présidence pendant deux mandats, soit jusqu'en 2023, année du centième anniversaire de la république kémaliste, une date symbolique pour celui qui fait souvent référence dans ses discours à l'Empire ottoman.

S'il est élu, Recep Tayyip Erdogan a déjà assuré qu'il ne sera pas "un président neutre" et a promis "une nouvelle Turquie". "Si Dieu le veut, une nouvelle Turquie va voir le jour; une Turquie forte renaît de ses cendres", a-t-il déclaré samedi lors de son dernier à meeting de campagne  à Konya, un bastion conservateur du centre du pays. "Laissons la vieille Turquie derrière nous. Les politiques de polarisation, de division et de peur ont dépassé leur date de péremption", a-t-il ajouté. Le Premier ministre a conclu en appelant ses partisans à "exploser les urnes" pour donner une "claque démocratique" à ses rivaux.

De son côté, après avoir voté, Ekmeleddin Ihsanoglu, a dénoncé dimanche la campagne "injuste" de son rival. "La campagne a été injuste, disproportionnée mais nous avons confiance dans le bon sens de notre nation. Nous espérons que les élections seront libres, honnêtes et impartiales et ne jetteront pas d'ombre sur la volonté réelle du peuple", a-t-il affirmé. Et de pronostiquer : "Aujourd'hui, la voix des masses silencieuses va s'exprimer et nous allons remporter facilement le premier tour. Sinon, il y aura une grave crise de la démocratie eu Turquie et notre pays n'en a pas besoin". Réponse à  17h00 locales (14h00 GMT) à fermeture des bureaux de vote.  

 

Lu sur Le Figaro

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