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Crédits Photo: Reuters
Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France

Point de vue

Smic : le gouverneur de la Banque de France veut revoir les modalités de revalorisation

Christian Noyer appelle aussi l'État à mieux contrôler les dépenses locales et à "simplifier le millefeuille administratif".

Christian Noyer a envoyé sa lettre annuelle à François Hollande, et comme l'an dernier, le gouverneur de la Banque de France n'a pas été tendre. "Il faut bien comprendre que l'allègement de charges n'est pas une condition suffisante de la restauration de la compétitivité", explique le partisan de la politique monétaire de la zone euro. S'il juge les "deux inflexions majeures" de la politique économique du gouvernement, avec la priorité donnée au redressement de la compétitivité des entreprises et la baisse des dépenses publiques, Christian Noyer estime qu'il devrait aller beaucoup plus loin, selon Le Point

Sans amélioration de "l'environnement économique et juridique" pour restaurer leur "confiance en l'avenir", la restauration des marges dégagées par les entreprises ne serait pas suffisante pour faire repartir l'investissement. Pour Christian Noyer, cela passe par une flexibilisation accrue de l'économie, en particulier du marché du travail. Il a par ailleurs jugé l'accord sur la "sécurisation de l'emploi" insuffisant. 

"Le marché du travail demeure trop rigide et trop peu incitatif à la prise de risques par les entreprises pour créer des emplois", estime le gouverneur de la Banque de France. Pour y remédier, Christian Noyer propose d'élargir "la négociation de branches ou d'entreprises sur la durée du travail ou les salaires". Une "façon de s'assurer que les hausses de salaire se feront bien en contrepartie des hausses de productivité" observées sur le terrain. Pour s'en assurer, il n'hésite pas à s'attaquer au salaire minimum." Le gouverneur vise "les modalités de revalorisation", évoquées au début du quinquennat de François Hollande, car elles "poussent à la hausse toute une partie de l'éventail des salaires", responsable d'une "mécanique infernale". Christian Noyer rappelle que plus de 20 milliards d'euros sont déjà consacrés chaque année à l'atténuation des effets négatifs du smic.

Christian Noyer exhorte également le gouvernement à "assouplir les modalités de travail le dimanche", à favoriser la concurrence comme la vente en ligne, à "poursuivre le choc de simplification", notamment en matière de logement, afin de revigorer la construction contrainte par "le manque de terrains constructibles", la "complexité des règles" et "la lenteur des procédures administratives".

Le Point

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