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Sous haute tension

Sivens : affrontements entre zadistes et agriculteurs, les gendarmes bloquent l'accès au site

Le Conseil général du Tarn doit faire connaître sa décision sur l'avenir du barrage de Sivens vendredi.

La tension monte encore d'un cran autour du barrage de Sivens. Alors que les zadistes ont passé leur week-end à tenter de construire une barricade autour du site tarnais, les agriculteurs ont passé le leur à essayer de la détruire. Samedi, quelques coup de poings "ont été échangés" entre les deux camps, selon les forces de l'ordre.

Ces incidents ont obligé les gendarmes à bloquer les deux principaux aux sites, afin d'éviter tout contact entre les militants qui occupent les lieux depuis plus d'un an, et les agriculteurs qui demandent leur départ.

Ces tensions surviennent à cinq jours d'une décision du conseil général sur un projet de remplacement. Les conseillers généraux vont devoir choisir entre une version allégée du barrage ou trois petites retenues latérales. Le 16 janvier dernier, les experts avaient préconisé l'abandon du projet initial. La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal a appelé à une décision rapide.

Ce lundi matin, ce sont près d'une centaine d'agriculteurs de la FNSEA qui se sont rassemblés devant les accès du site afin de bloquer les zadistes, pour une opération qui durera une semaine.

Ulcérés, ils souhaitent que le gouvernement mette fin à une zone "de non-droit'. "Il y a un sentiment d'exaspération, nous voulons mettre la pression sur l'Etat pour qu'il dégage le site et mette fin à cette zone de non-droit", selon les mots de Roland Legrand, président des Jeunes agriculteurs du Tarn.

C'est sur ce site de Sivens, dans le Tarn, qu'un jeune manifestant Rémi Fraisse a été tué par l'explosion d'une grenade des gendarmes, le 26 octobre dernier, provoquant un vif émoi dans toute la France.

Lu sur le Huffington Post

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