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Leadership

Sans pilotes dans l'avion

Helmut Schmidt estime que l'Europe manque de dirigeants à même de comprendre l'économie actuelle.

Helmut Schmidt, Chancelier allemand (SPD) entre 1974 et 1982, reste l'un des anciens chefs de gouvernement européen dont la voix porte le plus sur le Vieux continent. Il le sait, et ne manque jamais ses rares sorties médiatiques.
Récemment interrogé par un think tank britanique (l'Official Monetary and Financial institutions Forum), il explique ainsi que l'Union Européenne est actuellement dirigée par des personnalités qui n'ont ni l'envergure adéquate, ni une maîtrise suffisante des questions internationales contemporaines.

Angela Merkel et Wolfgang Schlaübe, actuel ministre des Finances de l'Allemagne, ne sont pas à la hauteur selon lui, tout comme Herman Van Rompuy et Catherine Ashton - dont il peine même à se souvenir du nom. M. Schmidt regrette le départ de Jacques Delors, le manque d'influence de Jean-Claude Junker et loue le travail de Jean-Claude Trichet à la BCE "qui n'a commis jusqu'ici aucune erreur notable".

L'ancien Chancelier estime par ailleurs que l'Union monétaire souffre de son péché originel ; celui d'avoir omis de fixer des règles strictes de bonne conduite économique à l'époque du traité de Maastricht (1991-1992). Pour lui, le pacte de stabilité aurait dû avoir la force d'une loi, ce qui aurait dissuadé la France et l'Allemagne de s'en affranchir au début des années 2000.

Helmut Schmidt reste toutefois "totalement favorable à l'idée d'une monnaie commune", mais il imagine la constitution d'un noyau dur autour de la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Autriche, le Bénélux, le Danemark et la Suède. Un noyau dur qui devra également s'accorder sur une politique étrangère commune...

En ce qui concerne le Royaume-Uni, Helmut Schmidt revendique la position du général de Gaulle, estimant que Tony Blair a installé le pays dans une telle position de dépendance vis-à-vis des Etats-Unis que Londres ne peut pas jouer aujourd'hui un rôle responsable en Europe.

Lu sur Le Monde

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