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©ADEM ALTAN / AFP

Polémique

Recep Tayyip Erdogan critiqué pour avoir diffusé des images de l'attentat de Christchurch

Dans le cadre de rassemblements politiques, le président Erdogan a utilisé des images de la vidéo de la fusillade de Christchurch en Nouvelle-Zélande pour défendre des intérêts électoraux et pour dénoncer l'attitude de la communauté internationale envers l'Islam et la Turquie. Le principal suspect de cette attaque terroriste, Brenton Tarrant, avait filmé et diffusé l'attaque sur les réseaux sociaux.

L'attitude du président turc est vivement critiquée. Le président Erdogan a diffusé ce week-end des extraits de la vidéo de l'attaque des mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande. L'utilisation des images devait servir à défendre la Turquie et des intérêts politiques en vue d'une élection imminente.  

Le dirigeant Recep Tayyip Erodgan a indiqué qu'une partie du manifeste du principal suspect dans l'attaque menée en Nouvelle-Zélande avait pour objectif de garder les Turcs hors de l'Europe. 

Le ministre australien des Affaires étrangères, Winston Peters, a indiqué que la diffusion de cette vidéo était "injuste" et mettait en dangers ses concitoyens à l'étranger. L'attaque de vendredi dernier a fait cinquante victimes. L'assaillant présumé, l'Australien Brenton Tarrant, a enregistré et diffusé en direct cette attaque sur les réseaux sociaux. 

L'attitude de Recep Tayyip Erdogan, avec la diffusion d'extraits de cette vidéo controversée, consistait à dénoncer l'islamophobie et à critiquer les opposants politiques. Des manifestations se sont déroulées ce dimanche en Turquie dans le cadre d'élections locales prévues à la fin du mois.

Le dirigeant a indiqué que le principal suspect de la tuerie s'était déjà rendu en Turquie et qu'il souhaitait que les musulmans en Turquie soient expulsés du territoire européen de la Turquie, à l'ouest du Bosphore.  

Le président Erdogan s'est exprimé sur le principal suspect de la tuerie de Christchurch dans le cadre d'un rassemblement à Ganziatep : 

"Que dit-il? Il ne faut pas aller à l'ouest du Bosphore, ce qui signifie l'Europe. Sinon, il viendrait à Istanbul, nous tuerait tous, nous chasserait de notre pays".

Des séquences d'une partie de l'attaque de la mosquée ont été montrées sur des écrans dans trois rassemblements ainsi que des extraits du manifeste du principal suspect. Le président Erdogan a également critiqué le chef du principal parti d'opposition turc, Kemal Kilicdaroglu, qui a montré un extrait de son film sur le "terrorisme enraciné dans le monde islamique".

Facebook a déclaré avoir retiré 1,5 million de vidéos de l'attaque des mosquées de Christchurch à l'échelle de la planète dans les 24 heures après l'attaque. 

Le président Erdogan s'était exprimé quelques heures après cet attentat lors d'une allocution à Istanbul: 

"Il apparaît clairement que la vision portée par le tueur et qui prend également notre pays, notre peuple et ma personne pour cibles a commencé à gagner du terrain en Occident comme un cancer. Avec cet attentat, l'hostilité envers l'islam (...) a franchi les limites du harcèlement individuel pour atteindre le niveau d'une tuerie de masse". 

Il a appelé les pays occidentaux à "prendre en urgence des mesures" pour éviter "de nouvelles catastrophes".

BBC

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