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Terrorisme
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©Zakaria ABDELKAFI / AFP

Justice

Projet d'attentat à la bombe en France: le diplomate iranien Assadollah Assadi est condamné à 20 ans de prison

Un diplomate iranien de 49 ans a été condamné le jeudi 4 février par la justice belge à vingt ans de prison pour avoir projeté un attentat qui devait viser un rassemblement d'opposants au régime de Téhéran près de Paris en 2018.

Assadollah Assadi, un diplomate iranien de 49 ans, a été condamné jeudi par la justice belge à vingt ans de prison pour avoir projeté un attentat qui devait viser un rassemblement d'opposants au régime de Téhéran, près de Paris, en juin 2018.
 
La peine visant Assadollah Assadi, à l'époque en poste à l'ambassade d'Iran à Vienne, est conforme aux réquisitions du parquet fédéral belge, compétent en matière de terrorisme. Le tribunal d'Anvers a également condamné trois complices belges d'origine iranienne à des peines allant de 15 à 18 ans de prison, ainsi qu'à la déchéance de leur nationalité belge.
 
Cette peine est conforme aux demandes formulées par l'accusation lors du procès, qui s'est tenu fin novembre au tribunal correctionnel d'Anvers. 
 
Assadollah Assadi est âgé de 49 ans. Il nie les faits. Il était poursuivi pour "tentatives d'assassinat à caractère terroriste" et "participation aux activités d'un groupe terroriste". Il était absent à l'énoncé du jugement. 
 
Ce dossier avait suscité des tensions diplomatiques entre Téhéran et plusieurs capitales européennes, dont Paris. 
 
Le régime iranien avait prévenu en amont du jugement qu'il ne le reconnaîtrait pas en affirmant que la procédure initiée par la justice belge n'était "pas légitime, en raison de l'immunité diplomatique" du diplomate.
 
Les opposants ciblés ont dénoncé de leur côté un projet relevant du "terrorisme d'Etat". Des milliers de personnes assistaient à un meeting à Villepinte. 
 
Un attentat à la bombe devait viser, le 30 juin 2018, le grand rassemblement annuel du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), une coalition d'opposants dont la principale composante est l'organisation des Moudjahidine du peuple (MEK). 
 
Le jour même, un couple belgo-iranien domicilié à Anvers est arrêté par la police belge dans les environs de Bruxelles en possession de 500 grammes d'explosif TATP et d'un détonateur dans sa voiture. 
 
En poste à l'époque à l'ambassade d'Iran à Vienne, Assadollah Assadi est arrêté le 1er juillet en Allemagne, où les enquêteurs estiment qu'il ne bénéficie plus de son immunité diplomatique. 
 
Ces derniers sont en possession d'images le montrant en tenue de touriste, avec chapeau et appareil photo, le 28 juin à Luxembourg en train de remettre un paquet contenant la bombe au couple belgo-iranien, selon des informations de L'Express et de la BBC. 
 
L'enquête a montré qu'Assadi était en réalité un agent du renseignement iranien "agissant sous couverture diplomatique", et qu'il a coordonné ce projet terroriste en s'appuyant sur trois complices, le couple domicilié à Anvers ainsi qu'un ancien poète dissident iranien exilé en Europe. 
 
La femme du couple, Nasimeh Naami, a été condamnée à 18 ans de prison et son compagnon Amir Saadouni à 15 ans. 
 
L'ex-dissident Mehrdad Arefani, présenté comme un agent du renseignement iranien agissant depuis la Belgique, écope d'une peine de 17 ans. 
 
Il s'agit de la première fois qu'un responsable iranien faisait face à de telles accusations dans l'UE depuis la révolution de 1979.
BBC

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