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Pain sec et eau

Prière, cuisine et TV-réalité : la vie quotidienne de Salah Abdeslam en prison

Le JDD a accompagné le député Thierry Solère à la la prison de Fleury-Mérogis (Essonne), où est incarcéré depuis deux mois Salah Abdeslam, suspect-clé des attentats de Paris.

Incarcéré depuis le 27 avril à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), comment se comporte le détenu le plus surveillé de France, seul membre vivant connu des commandos qui ont semé la mort à Paris et Saint-Denis le soir du 13 novembre dernier ?

On en sait un peu plus grâce au député des Hauts-de-Seine Thierry Solère (LR), qui a pu visiter l'établissement. Mario Guzzo, responsable de la sécurité des bâtiments centraux, confirme que son arrivée n'a pas eu lieu dans le calme. "Il y a eu une grande bronca quand il a fait son entrée, un mélange d'applaudissements, surtout de la part des plus jeunes, et aussi un mélange de sifflets. A mon sens, les sifflets l'emportaient sur les applaudissements", raconte Mario Guzzo.

Mis en examen pour assassinats terroristes, Abdeslam vit dans une cellule propre dont les murs ont été repeints en blanc. Il est filmé en permanence par "une demi-douzaine de caméras qui avec une netteté parfaite peuvent zoomer sur ce qu'il lit ou ce qu'il mange", explique Thierry Solère.

Selon les surveillants, qui consignent tous ses faits et gestes dans un cahier, le terroriste passe du temps à se faire à manger. "Il regarde assez peu l'Euro. En revanche, son truc c'est la téléréalité, il regarde des émissions des heures et des heures… et le matin, il se lève vers 11 heures", glisse un surveillant. Le terroriste passe aussi beaucoup de temps à prier et à le Coran. Il dispose aussi d'une cellule qui a été aménagée en salle de sport. Thierry Solère a d'ailleurs écrit au ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas pour lui demander notamment "les raisons et les motivations" d'une salle de sport exclusivement réservée à Abdeslam. Selon la directrice de la sécurité de l'établissement, c'est parce que "si on le laissait aller dans la cour, sa vie serait en danger."

Le reportage révèle aussi qu'il y a quelques semaines, l'administration s'est aperçue qu'Abdeslam pouvait échanger, la nuit, avec d'autres détenus. Ses "voisins" ont aussitôt été transférés.

 

Lu dans Le JDD

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