Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Société
Crédits Photo: Reuters

Embarras

Pédophilie : le prêtre qui embarrasse les jésuites

Condamné pour abus sexuel, le prêtre Dominique Peccoud a pourtant continué sa vie publique, provoquant la colère des victimes.

La condamnation était presque passée inaperçue. Le 7 avril 2015, Dominique Peccoud, ancien directeur des études de la prestigieuse école Sainte-Geneviève à Versailles, puis de l’École supérieure d’agriculture de Purpan à Toulouse, était condamné à deux ans de prison avec sursis pour abus sexuel sur mineurs de 15 ans, pour des faits qui se sont produits entre 1990 et 2004. Jugeant la peine trop clémente, le parquet a d'ailleurs fait appel et la Cour d'appel de Grenoble livrera son verdict en septembre.

Mais depuis, la vie de Dominique Peccoud n'a pas beaucoup changé. "Comment un prêtre pédophile peut-il conserver toutes ses prérogatives ecclésiastiques ? Participer à des manifestations publiques ès qualités ? S'exprimer dans La Croix sur un grand philosophe quelques mois seulement après sa condamnation ? Comme si de rien n'était, comme au temps de sa splendeur…" explique le JDD dans un article publié ce dimanche. Une interview dans la Croix, du 6 novembre dernier, réveille ainsi la colère des victimes et embarrasse les jésuites. "Après la publication, j'ai rapidement rappelé le père Peccoud à l'ordre", explique ainsi au JDD le père Jean-Yves Grenet, provincial pour la France. "Il n'avait pas pris la mesure de son geste. Je regrette profondément que cela ait réveillé la souffrance des victimes. Par ailleurs, nous avions pris les mesures de précaution pour l'éloigner de mineurs dès que nous avons eu connaissance des faits et il a pour consigne stricte de se dispenser de toute proclamation publique." Pas de quoi entraver le père Dominique Peccoud. "Nous attendons la condamnation définitive des tribunaux civils pour lancer une procédure canonique."

Lu sur le JDD

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !