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Nicolas Sarkozy défend Viktor Orbán : "Quand on a des frontières, on doit les défendre"

L'ancien président français soutient le premier ministre hongrois, suspendu par le Parti populaire européen (droite).

Le Parti populaire européen, coalition des partis de droite au Parlement européen, a voté à 190 voix pour et 3 contre, mercredi 20 mars, en faveur d’une suspension avec effet immédiat du parti du premier ministre hongrois Viktor Orbán, le Fidesz. Mis à l'écart par ses pairs, il peut néanmoins compter sur son "ami" Nicolas Sarkozy, qui s'est exprimé ce samedi 23 mars lors d'un colloque international sur sur le thème des "migrations".

"On essaye de faire nos différences une force, c’est pour ça que je suis aux côtés de Victor et du Fidesz. L’Europe ne doit pas être sectaire. Personne n’a de leçon à vous donner", a lancé Nicolas Sarkozy. Critiquant Schengen, l'ancien président français a estimé que "quand on a des frontières, on doit les défendre". "On ne peut plus faire de tourisme social en Europe. On ne peut pas aller en Europe pour toucher des allocations. Je suis favorable à ce que les aides sociales ne soient dues qu’à partir de 4 ou 5 années de présence", a-t-il ajouté.

Pour Nicolas Sarkozy, "il faut plusieurs Europe, celle de l’euro qui a besoin de plus d’intégration, celle de Schengen. Et il y a l’Europe de l’Union, qui aujourd’hui s’occupe de beaucoup trop de choses. Elle doit s’occuper du marché commun et de quelques politiques économiques. Tout le reste doit revenir aux États."

Viktor Orbán, depuis son accession au poste de Premier ministre en 2010, s'est positionné contre l'Union européenne à plusieurs reprises, en particulier sur la question migratoire. Mais la goutte de trop pour le PPE est venue d'une campagne d'affichage lancée le 19 février, qui montre Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, ricanant aux côtés du milliardaire américain d’origine hongroise George Soros, en les accusant de soutenir l’immigration en Europe.

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