Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Société
Meurthe-et-Moselle : une centenaire en grève de la faim pour obtenir "le droit de mourir"
©STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Fin de vie

Meurthe-et-Moselle : une centenaire en grève de la faim pour obtenir "le droit de mourir"

"Je souffre trop ! Quand on souffre comme ça, ce n'est pas la peine de rester", estime Hélène Wuillemin.

Franceinfo a rencontré Hélène Wuillemin, une centenaire (depuis le 6 mars) qui vit à Laxou (Meurthe-et-Moselle), près de Nancy, et qui désire mourir. Elle a entamé une grève de la faim pour obtenir "le droit de mourir". 

Si la centenaire souhaite partir, c'est non seulement car elle souffre - "Quand on souffre comme ça, ce n'est pas la peine de rester", dit-elle - mais aussi car elle ne peut plus quitter la pièce où elle passe tout son temps. "Depuis quelque temps, je ne fais plus rien, plus grand-chose. Je regarde un peu la télé, puis je fais des jeux et voilà. Et puis après ça recommence", témoigne-t-elle à franceinfo

Cette ancienne institutrice a cherché à se faire euthanasier en Suisse et en Belgique, sans succès. Alors, elle a pensé à une autre solution. "Mais moi je n'ose pas me suicider, m'ouvrir les veines, ça me dégoûte", dit-elle. D'où son idée de grève de la faim, qu'elle a annoncé à sa fille. "Je lui ai dit 'j'arrête de manger'. Elle ne m'a rien répondu, qu'est-ce que vous voulez qu'elle dise ? Elle sait bien que je n'en ferais qu'à ma tête, elle me connaît".

Son combat, dit-elle, n'est pas mené que pour elle. "J'espère que ce sera utile, c'est pour ça que j'accepte [de parler]. Parce que je ne veux pas être une vedette. Je voudrais que ça serve à d'autres, parce qu'il y a tellement de gens qui auraient envie de mourir dans la dignité et qui n'y arrivent pas... Que mon cas aide, ouvre les esprits."

 

Franceinfo

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !