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Mouiller la chemise

Loi sur le renseignement : pour Valls, "le gouvernement a veillé à l'équilibre du projet et aux garanties pour les libertés publiques"

Le Premier ministre a présenté le texte ce lundi à l'Assemblée nationale.

Comme pour se convaincre de la force de son intervention, Manuel Valls a indiqué pour commencer son discours devant une Assemblée à moitié vide, qu'il est "exceptionnel qu'un Premier ministre vienne défendre un texte". La loi sur le renseignement  est donc loin d'être anodine. D'ailleurs, le chef du gouvernement le répète depuis quelques semaines à son entourage. "Il veut marquer les esprits avec cette loi" disait récemment un proche qui ajoutait que le but était de répondre aux attentats de janvier. 

"Tout au long de sa préparation, le gouvernement a veillé à l'équilibre du projet et aux garanties pour les libertés publiques. Les moyens de surveillance régaliens pour anticiper, détecter et prévenir les menaces seront strictement délimités. (...) Toute opération de surveillance fera l'objet d'une autorisation hiérarchique extérieure, d'un contrôle et d'un droit au recours. (...) Les services de renseignement ne seront absolument pas autorisés à surveiller les actions licites de défense d'une cause" a précisé le Premier ministre alors qu'une manifestation s'est tenue à quelques encablures de l'hémicycle, rue de l'Université.

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"Dans une démocratie, le renseignement est une activité exclusivement tournée vers la protection des citoyens et leurs libertés" a tenu à rassurer Manuel Valls qui a demandé aux opposants au projet de cesser les "fantasmes" et les "critiques excessives et absurdes". L'un des points les plus controversés concerne les Imsi-catchers, ces appareils qui permettent, en imitant le fonctionnement d'une antenne-relais, d'intercepter les téléphones portables, leurs données de connexion ou écouter les conversations. Le projet de loi sera débattu jusque jeudi à l'Assemblée nationale. Le vote est prévu le 5 mai.

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