Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International

Inquiétudes

Liberia : les 17 malades d'Ebola ayant fui un centre d'isolement sont activement recherchés

Ce weekend, des hommes armés ont saccagé un centre d'isolement anti-Ebola à Monrovia, provoquant la fuite de personnes atteintes du virus.

L'incident suscite l'inquiétude des autorités. Dans la nuit de samedi à dimanche, un centre de soin de la capitale libérienne a été pris pour cible : "ils ont cassé les portes et ont pillé les lieux. Les malades ont tous fui", a déclaré Rebecca Wesseh, témoin de l'incident. 29 malades étaient soignés dans le centre, tous testés positifs au virus Ebola. Parmi eux, 17 ont fui lors de l'assaut. Selon d'autres témoins, les malfaiteurs ont fait irruption dans le centre en décrétant qu'il "n'y a pas d'Ebola" dans le pays, tout en criant des slogans hostiles à la présidente Sirleaf.

Les assaillants étaient toujours activement recherchés ce lundi, selon l'AFP. "Le pire est que ceux qui ont pillé le centre ont pris des matelas et des draps souillés des fluides venant du corps des malades, a souligné Lewis Brown, le ministre de l'Information. Ces voyous, qui ont pillé le centre, sont tous maintenant probablement porteurs du virus Ebola. La mise en quarantaine du quartier pourrait être une solution.", a-t-il ajouté. Le quartier en question de West Point, où l'assaut a eu lieu, compte 75 000 habitants. "On risque de se retrouver face à une situation difficile à contrôler", a déploré le ministre.

En cinq mois, l'épidémie d'Ebola a fait 1145 morts, selon le dernier bilan de l'Organisation Mondiale pour la santé. 413 personnes sont mortes au Libéria, 380 en Guinée, 348 en Sierra Leone et quatre au Nigeria. Samedi, le Kenya a annoncé l'interdiction de l'entrée sur son territoire, à compter de ce mercredi, pour les voyageurs arrivant de Sierra Leone, de Guinée et du Libéria. 

Lu sur francetvinfo.fr

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !