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MAREE NOIRE

Les erreurs historiques de BP

L'image de la compagnie pétrolière BP est sans doute souillée pour de nombreuses années, au point qu'un changement de nom semble même désormais inéluctable.

Alors que des élus américains démontrent que l'entreprise a ignoré trois alarmes qui annonçaient l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon, dans le Golfe du Mexique, BP s'enlise dans des déclarations approximatives et des erreurs de communication manifestes.

Au-delà, c'est toute la stratégie de Tony Hayward, qui a repris les rênes de la compagnie en 2007 après le départ (forcé) de John Browne, qui est remise en cause. Celui-ci a en effet modéré une politique exemplaire en matière de reponsabilité sociale et environnementale pour s'axer davantage sur la maximisation de ses profits, au détriment de la sécurité.

Mais, comme l'explique Philippe Escande, la compagnie récolte là aussi "les fruits amers d'une culture aventurière qui traverse son histoire". La société britannique, vieille de 102 ans, n'a eu de cesse de jouer les pionniers, outrepassant régulièrement les frontières géographiques, technologiques et politiques.

Une attitude qui a permis à BP de mener des forages chaque fois plus audacieux pour rivaliser avec les cinq grandes majors du pétrole. Mais à trop jouer avec les limites, on finit par franchir le pas de trop...

L'entreprise avait pourtant déjà essuyé de sérieuses critiques lors de l'explosion de la raffinerie de Texas City en 2005, ou dans les fuites récurrentes qui affectent son oléoduc en Alaska.

Malgré la réorganisation du mille-feuille administratif qui composait l'entreprise, la gestion des risques n'a manifesment pas été assez respectée. Les premiers témoignages des techniciens de la plate-forme du Golfe du Mexique affirment que Transocean, propriétaire de l'infrastructure, voulait ralentir la production pour garantir la sécurité. BP voulait l'accélérer...

Vu sur Les Echos

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