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Hong Kong loi sécurité
©Anthony WALLACE / AFP

Inquiétudes pour la démocratie

La France renonce à ratifier "en l'état" l'accord d'extradition avec Hong Kong

Le gouvernement français vient de prendre position sur le dossier diplomatique avec les autorités de Hong Kong. Ce choix s'explique par l'imposition par la Chine d'une loi de sécurité controversée, qui "remet en cause" les libertés fondamentales de Hong Kong.

La France décide de renoncer à ratifier l'accord d'extradition avec Hong Kong en raison de l'imposition par la Chine d'une loi de sécurité controversée dans l'ancienne colonie britannique, selon une annonce ce lundi 3 août par la diplomatie française.

Cette décision a été communiquée par la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Agnès von der Mühll : 

 "A la lumière des derniers développements, la France ne procèdera pas en l'état à la ratification de l'accord d'extradition signé le 4 mai 2017 entre la France et la Région administrative spéciale de Hongkong".

L'accord prévoit la possibilité d'extrader toute personne recherchée par l'une des deux parties et se trouvant sur le territoire de l'autre. Il est actuellement en cours d'examen au Parlement français, qui doit en autoriser au préalable la ratification par le président.

La loi imposée par Pékin à Hong Kong vise à réprimer la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères, suite au mouvement de contestation visant le pouvoir central depuis l'an dernier dans ce territoire semi-autonome. Cette loi constitue le changement le plus radical pour Hong Kong depuis sa rétrocession par le Royaume-Uni à la Chine en 1997. 

Les militants pro-démocratie craignent notamment un recul sans précédent des libertés et de l'autonomie.

La France a également appelé à la tenue "dans les meilleurs délais" des élections législatives à Hong Kong.

"Il est essentiel que les élections puissent être tenues dans les meilleurs délais et dans des conditions permettant une expression démocratique sincère, en accord avec les droits et libertés garantis par la Loi fondamentale de Hong Kong".

Le Figaro

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