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Europe

Géométrie variable

La France et l'Allemagne plaident de plus en plus pour une Europe à plusieurs vitesses

L'annonce d'un sommet "quadripartite" et des déclarations d'Angela Merkel et de François Hollande dessinent une tendance assez nette.

Serait-ce une nouvelle forme d'Europe qui est en train de voir le jour ? Ce lundi, François Hollande a annoncé un futur sommet européen, qui aura lieu le 6 mars prochain à Versailles. Particularité : ce sommet sera "quadripartite", et réunira la France, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie. Au programme, on retrouvera la préparation du sommet de Rome du 25 mars (qui sera l'occasion de célébrer le soixantième anniversaire du traité de Rome (qui institua la Communauté économique européenne), mais aussi tenter de relancer un projet commun à bout de souffle, mis à mal par le Brexit et l’instabilité générée par la présidence Trump.

Comme le note un article du Monde, ce format sera inédit. D'ordinaire, les sommets européens où tout les pays ne sont pas conviés se déroulent entre le couple franco-allemand, ou entre pays du Sud. Il pourrait constituer le point de départ d'une Europe à plusieurs vitesses.  Minée par la bureaucratie, les intérêts divergents et par son incapacité chronique à s'entendre sur certains sujets, une Union européenne  à "cercles concentriques" serait-elle en marche ? A Malte, début février, Angela Merkel avait estimé qu'il pouvait exister une Europe à "plusieurs vitesses" et que "tous ne vont pas participer à chaque fois à toutes les étapes d’intégration". Un changement d'attitude de la part de Berlin qui milite pour l'unité de l'Union, de crainte de la voir éclater. Mais les temps ont changé.

Et le mouvement est validé par François Hollande.  "Est-ce qu’il peut y avoir plusieurs vitesses ? La réponse est oui. Cela sera d’ailleurs une des voies possibles pour qu’à Rome, nous puissions dire ce que nous voulons faire tous, et pour certains, davantage" a déclaré le chef de l'Etat à Malte. Le chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni, a également adhéré à l’idée. Le Monde précise que des sources bruxelloises estiment que les déclarations sur l’Europe à géométrie variable seraient aussi une forme de menace... endirection des pays de l’Est, qui craignent ce concept.

Lu sur Le Monde

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