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La crise des migrants met à mal les finances de l'Etat islamique et rend son expansion difficile
©capture d'écran Live Leak

La crise économique de l'EI

La crise des migrants met à mal les finances de l'Etat islamique et rend son expansion difficile

Pour combler son déficit, le groupe terroriste n'hésite pas augmenter les taxes des 8 millions de personnes vivant sous son contrôle, allant jusqu'à substituer 50% des salaires des employés du gouvernement.

Un an après avoir proclamé un califat en Irak et en Syrie, l'Etat islamique (EI) semble avoir du mal à maintenir ses objectifs, en parti à cause des frappes aériennes qui visent ses ressources pétrolières et donc influent sur sa bonne santé économique. Pour combler son déficit, le groupe terroriste n'hésite pas augmenter les taxes des 8 millions de personnes vivant sous son contrôle, allant jusqu'à substituer 50% des salaires des employés du gouvernement. Mais la coalition internationale menée par les Etats-Unis n'est pas la seule à avoir un impact sur l'économie de l'EI, la crise migratoire ayant également de nombreuses conséquences. Car outre le fait que ces migrants ne peuvent plus être taxés, ils sont aussi pour la plupart, jeunes et dotés d'une bonne situation financière. Les experts de Newsweek appellent cela, "la fuite des cerveaux".

En effet, les premiers à fuir les conflits armés en Irak et en Syrie, sont ceux qui ont les meilleures situations professionnelles et donc la capacité de payer un passeur. En résumé, les poules aux oeufs d'or quittent le poulailler. "Les gens qui ont des compétences hautement désirables comme les médecins fuient", a expliqué Gartenstein-Ross, de la lutte contre le terrorisme à la Fondation pour la Défense des Démocraties. "L'industrie de l'huile est un autre domaine dans lequel ils n'ont pas conservé le niveau de talent dont ils ont besoin" indique l'expert.

Le coût de la vie a considérablement augmenté dans la ville irakienne de Mossoul, selon Newsweek. Une façon là encore, de combler le déficit puisque le gouvernement irakien a décidé de ne plus rémunérer les employés du gouvernement. "Avant l'arrivée de l'Etat islamique, 1 litre de carburant valait 30 centimes, maintenant il coûte 2 dollars", raconte Sayf Saeed, un étudiant en médecine dentaire qui a quitté Mossoul pour Bagdad en juin dernier. "Un conteneur de gaz de cuisson valait 5 dollars, aujourd'hui il est à 25 dollars" poursuit-il encore. Selon les experts et analystes de Newsweek, par an l'EI aurait besoin de 360 millions de dollars rien que pour ses combattants. Si les citoyens fuient le pays et que les liquidités du groupe diminuent, à long terme celui-ci pourrait rencontrer de sérieuses difficultés pour financer son expansion. 

Lu sur Business Insider

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