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Et c'est à cet instant précis que...

Les Kindle et consorts vont-ils changer l'écriture d'un roman ?

Et si la pratique de "l'exemplaire gratuit" pour attirer les lecteurs changeait la façon d'écrire un roman ?

La pratique est entrée dans les moeurs sur Internet : qui veut attirer plus de lecteurs choisit avec soin les premiers mots de sa publication afin d'arriver en tête des requêtes sur les moteur de recherche.

Un journaliste du magazine américain The Atlantic se demande si la pratique n'est pas en train de gagner la littérature. Un article publié dans le Wall Street Journal il y a trois ans évoquait déjà la possibilité que "les écrivains et les éditeurs commencent à réfléchir comment certaines pages, ou certains chapitres, apparaissent dans les résultats de Google, et se mettent à façonner certaines parties des ouvrages en fonction du flot espéré de visiteurs".

Cette fois, la réflexion est poussée plus loin, et s'attaque plus particulièrement aux lecteur comme le Kindle. Un article du Telegraph montre que certains auteurs s'arrangent pour placer une situation à suspense à la fin des premiers 10 % du livre. Pourquoi ? Parce que c'est à cet endroit que les lecteurs qui ont téléchargé un exemplaire gratuit du livre tomberont sur cette phrase : "C'est la fin de cet exemplaire Kindle. Vous l'avez apprécié ? Achetez-le dès maintenant."

Le lecteur eBook, qui sait précisément à quel passage du livre nous interrompons notre lecture, sait également à quel moment nous abandonnons définitivement un ouvrage. Imaginons alors qu'Amazon, qui commercialise le Kindle, collecte ces informations, et se rende compte que le dernier ouvrage de tel auteur a systématiquement été abandonné par ses lecteurs au même endroit. S'il offrait à l'auteur la possibilité de remettre son ouvrage sur le métier, avant d'informer les lecteurs découragés qu'une nouvelle version du livre, améliorée, est disponible ? On pourrait alors être amené, imagine l'auteur, à ne plus dire "As-tu lu ce livre ?", mais "Quelle version de ce livre as-tu lu ?"

Lu sur The Atlantic

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