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Dans un entretien accordé vendredi au quotidien New York Times, le président américain déclare ne pas exclure un usage élargi des frappes militaires en Irak
Dans un entretien accordé vendredi au quotidien New York Times, le président américain déclare ne pas exclure un usage élargi des frappes militaires en Irak
©Reuters

Opération militaire

Irak : Obama ne laissera pas les djihadistes "créer un califat"

Dans un entretien accordé vendredi au quotidien New York Times, le président américain déclare ne pas exclure un usage élargi des frappes militaires.

Les Etats-Unis se sont directement impliqués en Irak pour la première fois depuis le retrait de leurs troupes en 2011. L'armée américaine a en effet bombardé ce vendredi des positions de djihadistes qui menacent le Kurdistan irakien et des milliers de chrétiens et Yazidis. Une offensive qui intervient alors que Barack Obama avait  autorisé jeudi l'armée américaine à procéder à des frappes "ciblées" contre les combattants de l'Etat islamique. Une opération limitée conçue pour prévenir, selon ses termes, un éventuel "génocide"  de minorités religieuses et protéger les Américains qui travaillent dans le pays. Ce vendredi, dans une interview accordée au New York Times, le président américain est revenue sur cette offensive et a notamment déclaré ne pas exclure un usage élargi des frappes militaires en Irak.

Concrètement, dans l'interview, relayée par Le Monde, qu'il a accordée vendredi au quotidien new-yorkais, Barack Obama laisse entendre que les Etats-Unis pourraient aller plus loin pour aider l'Irak à repousser le groupe djihadiste, qui a déclaré un califat sur les parties de l'Irak et de la Syrie dont il a pris le contrôle. "Nous ne les laisserons pas créer un califat quelconque à travers la Syrie et l'Irak",  affirme le chef d'Etat. "Mais, ajoute-t-il, nous ne pourrons le faire que si nous savons que nous avons des partenaires sur le terrain capables de remplir le vide".

Dans ce même entretien, le résident de la Maison Blanche assure regretter que son gouvernement n'en ait pas fait plus pour aider à la reconstruction de la Libye après les frappes aériennes de 2011 menées sous l'égide de l'OTAN dans le but de renverser le régime de Mouammar Kadhafi. Pour rappel, depuis plusieurs mois le pays est en proie au chaos avec un certain nombre de milices qui se battent pour le contrôle du pouvoir. "Aussi est-ce une leçon que je mets en pratique désormais chaque fois que je me pose la question : 'devrions-nous intervenir militairement ?', déclare-t-il. Est-ce que nous avons une réponse pour le jour d'après ?"

Ce vendredi, la Maison Blanche a aussi fait savoir que Barack Obama n'avait pas encore fixé d'échéance à la nouvelle opération militaire lancée sur l'Irak. “Le président n’a pas fixé de date spécifique de fin“, a ainsi déclaré Josh Earnest, porte-parole de l’exécutif américain, précisant qu’“un conflit militaire prolongé impliquant les Etats-Unis“ était exclu. Il a enfin réaffirmé que l’envoi de troupes au sol était catégoriquement exclu.

Pour rappel, selon le porte-parole du Pentagone, deux chasseurs bombardiers ont frappé vendredi vers 13h45 (10h45 GMT) une pièce d'artillerie mobile de l'Etat islamique qui avait visé des forces kurdes à Erbil. Quelques heures plus tard, d'autres raids ont visé "des terroristes" puis un convoi et un mortier près de cette même ville.

 

Lu sur Le Monde.fr

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