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Papandréou est-il l'homme de la situation ?
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Grèce

Papandréou est-il l'homme de la situation ?

Le Premier ministre grec qui doit faire voter un nouveau plan d'austérité n'est pas totalement libre de ces choix.

Les ministres des Finances de l'Union Européenne ont décidé de conditionner le déblocage des fonds d'un deuxième plan d'aide à la Grèce au vote par Athènes de nouvelles mesures d'austérité tout en appelant, explique Le Point, à une unité politique nationale "compte tenu de la longueur, de la magnitude et de la nature des réformes requises".

Ce qui pourrait passer pour une évidence est loin de s'imposer comme telle sur la scène intérieure grecque. Jean Quatremer rappelle en effet sur son blog Coulisse(s) de Bruxelles, que le chef de l'opposition a refusé de former un gouvernement d'union nationale pour faire face à la crise.

Pire, le nouveau gouvernement a été constitué en fonction des équilibres internes du parti social-démocrate grec (le PASOK), et non en fonction de l'intérêt supérieur de la nation. Ainsi, Evangélos Venizelos, nouveau vice-premier ministre et puissant ministre des Finances, n'est autre que le principal rival de M. Papandréou au sein du PASOK. Le Premier ministre n'a pas pu imposer à ce poste l'ancien directeur de la Banque Centrale Européenne, Lucas Papademos, qui exigeait le départ de certains caciques du PASOK pour avoir les mains libres.

Jean Quatremer indique que cette nouvelle équipe gouvernementale ne constitue pas "le signal attendu" par les Grecs qui ont "soif de responsables à la probité insoupçonnable". Le journaliste de Libération conclut : "On peut légitimement se demander si le personnel politique grec, tout à ses querelles de chapelle, est conscient des enjeux".

Lu sur Coulisse(s) de Bruxelles, le blog de Jean Quatremer

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