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Urgence

Grèce : Tsipras ne veut pas céder, les européens parlent d'un "risque de sortie" de la zone euro

"Attention, nous arrivons dans une période qui peut être celle de turbulences s'il n'y a pas un accord qui est trouvé" a alerté François Hollande ce lundi matin.

Les réunions du 14 juin entre les négociateurs du gouvernement grec et Bruxelles n'auront finalement pas débouché sur les "réformes contre argent frais" qu'espérait le gouvernement Tsipras.  Pourtant la situation est urgente pour la Grèce, dont les caisses sont désormais vides et qui a jusqu'au 30 juin pour rembourser 1,6 milliards d'euros au FMI. "Malgré quelques progrès, des différences significatives persistent, entre les propositions des Grecs et celles des trois institutions, BCE, FMI et commission. Les discussions reprendront à l’Eurogroupe du 18 juin", a indiqué l'un des porte-paroles de la Commission européenne.

La Commission européenne a également estimé avoir déjà fait des concessions importantes pour éviter un défaut de paiement à la Grèce. Annika Breidthardt, porte-parole de la Commission européenne a déclaré : "Dans l'ensemble, les concessions faites, et la flexibilité qui a été montrée, sont déjà importantes, et ce n'est pas une voie à sens unique".

La Grèce sur le point de sortir de la zone euro ?

Il semblerait que ce risque soit réellement envisageable. C'est en tout cas ce qu'a indiqué le porte-parole du ministre des Affaires étrangères José Manuel Margallo : "Il y a un risque réel de sortie, ce qui ne serait pas bon pour l'Europe et évidemment serait encore pire pour le peuple grec". Face à l'incapacité de la Grèce de trouver un accord avec l'Union Européenne pour régler sa dette, la Grèce s'expose en effet aux réticences des autres gouvernements européens.

François Hollande s'impatiente

En visite au salon de l'aéronautique du Bourget à Seine-Saint-Denis, François Hollande s'est également exprimé sur la situation de la Grèce et s'est dit pressé que la Grèce se décide à s'allier à l'UE : "Nous avons des délais maintenant extrêmement courts. Attention, nous arrivons dans une période qui peut être celle de turbulences s'il n'y a pas un accord qui est trouvé, a-t-il averti. Ce message s'adresse à la Grèce. La Grèce ne doit pas attendre et aller de nouveau dans la discussion avec les institutions. J'aurai sans doute l'occasion avec Mme Merkel de le redire au Premier ministre grec, Alexis Tsipras. Attention, ne perdons pas de temps, reprenons le plus vite possible la négociation".

Alexis Tsipras appelle "au réalisme"

"Nous attendrons patiemment jusqu'à ce que les institutions se rallient au réalisme", a déclaré Alexis Tsipras au journal Ephimerida ton Syndakton, estimant avoir présenté à ses créanciers un "projet et des contre-propositions documentées". "Certains perçoivent comme une faiblesse notre désir sincère d'une solution et les pas que nous avons faits pour couvrir les différences", a-t-il déclaré, convaincu à son tour que la Grèce a déjà fait de nombreuses concessions. Le Premier ministre grec invite ainsi l'UE et le FMI à "méditer" sur la situation : "Nous ne sommes pas seulement les héritiers d'une longue histoire de lutte. Nous portons aussi sur nos épaules la dignité d'un peuple et l'espoir des peuples d'Europe".

Lu sur Le Monde

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