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François Hollande se dit "révolté" par l'assassinat de James Foley
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François Hollande se dit "révolté" par l'assassinat de James Foley

Dans une vidéo diffusée sur le web, on aperçoit un djihadiste décapiter le journaliste américain, des images "authentiques" selon la Maison blanche.

Le président de la République a atterri à la Réunion ce jeudi matin, première étape d'une visite de 72 heures dans l'océan Indien. A son arrivée, le chef de l'Etat s'est dit "révolté" par l'exécution de James Foley, un reporter américain enlevé en Syrie fin 2012 et tué par des membres de l'Etat islamique ce mercredi.  "Tuer, assassiner un journaliste dans les conditions où ça s'est produit, une journaliste qui était retenu depuis déjà deux ans, mettre sur internet la vidéo de ce meurtre, ça signe la barbarie du crime", a estimé François Hollande.

L'Etat islamique a revendiqué ce mercredi être l'auteur de cette vidéo dans laquelle on appreçoit un homme masqué, vêtu de noir, qui semble couper la gorge de James Folley. L'authenticité de la vidéo a ensuite été confirmée par les Etats-Unis. "Je partage cette émotion, je partage cette compassion, je partage aussi cette révolte (...) ce journaliste, nous le connaissions, non pas directement mais par les témoignages qui avaient été rapportés par nos propres otages" en Irak, a poursuivi le président, ajoutant que les autorités françaises étaient ainsi "conscientes qu'il était en grand danger". "Il y a une règle qui vaut dans toutes les sociétés civilisées qui veut que la presse doit être préservée", a encore souligné le président.

Il a alors qualifié l'Etat islamique d'entreprise terroriste, en appelant "le monde" à en prendre conscience. "Ce n'est pas simplement un groupe terroriste comme hélas on en a connu, dispersé, éparpillé, avec plusieurs chefs, c'est une entreprise terroriste qui a décidé d'asservir, d'annihiler, d'anéantir", a-t-il souligné. "Et si le monde ne s'organise pas par rapport à ce groupe, il y aura d'autres images aussi effroyables qui ne concerneront pas que les journalistes car hélas il y a eu des crucifixions", a-t-il ajouté, réitérant sa proposition d'organiser une conférence internationale "contre l'Etat islamique et surtout pour la sécurité en Irak".

Plus tôt, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a exprimé son "indignation" face à un  "assassinat ignoble". Après que la Maison Blanche a confirmé mercredi l'authenticité de la vidéo en question, Barack Obama a condamné fermement l'Etat islamique. Le président américain a jugé que le groupe terroriste "n'avait pas sa place au XXIe siècle".

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