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©STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

UE

François Hollande prône une Europe à plusieurs vitesses

"Ou bien on fait différemment, ou bien on ne fera plus ensemble", estime le président de la République.

Juste avant un mini-sommet européen qui réunira les dirigeants français, allemand, italien et espagnol à Versailles, François Hollande a donné une interview à plusieurs médias européens. Il y a exposé sa vision de l’Europe.

"Le sursaut européen suppose un choix clair sur sa forme d'organisation", estime le chef d’Etat, pour qui "il n'y a pas d'alternative à une Europe à plusieurs vitesses pour éviter l'explosion de l'Union européenne". "L'Europe à 27 ne peut plus être l'Europe uniforme à 27. Longtemps, cette idée d'une Europe différenciée, avec des vitesses différentes, des rythmes distincts pour progresser, a suscité beaucoup de résistance. Mais aujourd'hui, c'est une idée qui s'impose. Sinon, c'est l'Europe qui explose", poursuit-il. "Ou bien on fait différemment, ou bien on ne fera plus ensemble", tranche-t-il. "A l'avenir, il y aura un pacte commun, un marché intérieur avec, pour certains une monnaie unique", prédit François Hollande, assurant toutefois que "sur ce socle il sera possible, pour les Etats membres qui le voudraient, d'aller plus loin dans la Défense, plus loin dans l'harmonisation fiscale ou sociale, plus loin sur la recherche, la culture, la jeunesse."

Le FN dans le viseur

Inquiets de la possible victoire de Marine Le Pen à l’élection présidentielle, il assure que même si "l'extrême droite n'a jamais été aussi haute depuis plus de 30 ans", "la France ne cèdera pas". La France "a conscience que le vote du 23 avril et du 7 mai déterminera non seulement le destin de notre pays mais aussi l'avenir-même de la construction européenne", fait valoir François Hollande dans cette interview accordée également au Monde. "Car si d'aventure la candidate du Front national l'emportait, elle engagerait immédiatement un processus de sortie de la zone euro et même de l'Union européenne", prévient-il.

"C'est l'objectif de tous les populistes, d'où qu'ils soient : quitter l'Europe, se fermer au monde et imaginer un avenir entouré de barrières de toutes sortes et de frontières défendues par des miradors", poursuit François Hollande, en faisant une allusion au président américain Donald Trump. Ainsi, s'assigne-t-il pour "ultime devoir" avant de quitter l'Elysée à la mi-mai "de tout faire pour que la France ne puisse pas être convaincue par un tel projet, ni porter une si lourde responsabilité".

Lu sur Le Figaro

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