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Pierre Moscovici a annoncé que le gouvernement renonçait à l'EBE
Pierre Moscovici a annoncé que le gouvernement renonçait à l'EBE
©Reuters

Morte née

Fiscalité : à peine évoquée, la taxation sur les entreprises déjà tuée dans l'œuf

Pierre Moscovici a en effet annoncé dimanche que le gouvernement renonçait à son projet de taxation de l'excédent brut d'exploitation (EBE) des entreprises.

Elle ne verra finalement jamais le jour. La taxe sur l'excédent brut d'exploitation (EBE) souhaitée par le gouvernement est déjà mise hors service. En cause : la fronde du patronat. Fin septembre notamment,  le vice-président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux avait vivement critiqué cette nouvelle taxe prévue dans le budget 2014 qui allait selon lui "pénaliser les entreprises". Il s'était alors adressée à Pierre Moscovici et demandé son retrait pur et simple. Le ministre de l'Economie a donc entendu son discours. En effet, ce dimanche, il a annoncé lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI que le gouvernement renonçait à ce projet.

"La politique, c'est aussi de la psychologie. Avec Bernard Cazeneuve, nous avons poussé la concertation jusqu'au bout et nous estimons qu'il n'est pas possible dans ce contexte, tout de suite, d'aller vers une taxation sur l'EBE ou l'ENE (pour excédent net d'exploitation)", a-t-il affirmé. Ces derniers jours, Pierre Moscovici s'était entretenu avec des dirigeants de l'Afep, le lobby des grandes entreprises, du Medef et de la CGPME.

Toutefois, le ministre de l'Economie assure ne pas avoir agi "sous la pression". "Nous avons estimé au final qu'il ne fallait pas créer un nouvel impôt sans avoir réfléchi à l'ensemble de la structure d'imposition des entreprises", s'est-il justifié. "Cette démarche, ça doit aussi s'inscrire dans le temps. Il faut réfléchir à la structure de nos impôts sur les entreprises et faire en sorte qu'ils pèsent moins sur les facteurs de production", a martelé le ministre. Le dispositif, qui devait rapporter 2,5 milliards d'euros à l'État, sera remplacé par "une surtaxe temporaire sur l'impôt sur les sociétés", dans l'attente de la tenue dans les mois à venir d'"assises de la fiscalité".

lu sur Le Figaro.fr

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