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©LIONEL BONAVENTURE / AFP

Nouveau scandale

Facebook : les données privées de 540 millions d'utilisateurs seraient en accès libre

La société de sécurité informatique UpGuard a découvert que des données sensibles étaient stockées sur des serveurs d'entreprises tierces, sans la moindre protection. Ces éléments seraient potentiellement accessibles au piratage. Ces données étaient stockées par deux entreprises tierces sur des serveurs d’Amazon Web Services (AWS).

Mark Zuckerberg risque d'avoir de nouvelles sueurs froides. Un nouveau scandale touche actuellement Facebook. Selon des révélations de l'entreprise de sécurité informatique UpGuard, dévoilées dans un communiqué cette semaine, les données de plus de 540 millions d'utilisateurs du réseau social ont été librement accessibles en ligne. 

La société prétend avoir identifié une base de données contenant "des commentaires, des j'aime, des noms, des identifiants" pour ce nombre extrêmement élevé d'utilisateurs de Facebook (540 millions).

Selon les révélations de la  firme de cybersécurité UpGuard, ces informations étaient stockées sur un serveur fourni par Amazon S3 Bucket par une entreprise mexicaine, Cultura Colectiva. 

Une autre série de données personnelles étaient stockées sur un serveur d'Amazon par le développeur d'applications At the Pool, qui n'existe plus depuis 2014. Cette base de données contenait les informations de 22.000 utilisateurs de Facebook comme leurs listes d'amis, leurs centres d'intérêts, leurs photos ou bien leurs mots de passe. 

Selon la rédaction de Wired, les données repérées par UpGuard "sont une nouvelle preuve que quand Facebook partage ses données avec des tiers, il n'a vraiment aucun contrôle sur ce qu'elles deviennent et comment elles sont stockées". 

Ces nouvelles révélations liées à des entreprises tierces pourrait entraîner Facebook dans une nouvelle crise sur la gestion des données personnelles.   

Facebook a longtemps autorisé d’innombrables applications, créées par des entreprises extérieures, d’accéder aux données de ses utilisateurs et parfois de leurs amis. Cette pratique est à l’origine du scandale Cambridge Analytica. Les rédactions du Guardian et du New York Times avaient mis en lumière l’existence d’une application qui avait aspiré les données des personnes qui l’utilisaient et de leurs amis, afin de les transmettre à Cambridge Analytica, une entreprise spécialisée dans l’influence politique et proche de Donald Trump.

UpGuard

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