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Donald Trump dialogue avec Taïwan au risque d'hérisser la Chine
©Reuters

International

Donald Trump dialogue avec Taïwan au risque d'hérisser la Chine

Le parti démocrate a condamné toute volonté de remettre en cause la politique de la "Chine unique".

Donald Trump n'a pas encore pris les commandes du pays, mais il a fait une nouvelle fois des siennes. Il s'est félicité sur son compte twitter d'avoir eu un appel de la présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen : "La présidente de Taïwan m'a appelé pour me féliciter de ma victoire à l'élection présidentielle. Merci !".

Cette information est de nature à troubler encore davantage les relations diplomatiques entre la Chine et les Etats-Unis. Trump rompt avec quarante ans d'une tradition diplomatique américaine. Les Etats-Unis ont en effet mis un terme à leurs relations diplomatiques avec Taïwan depuis 1979, ce qui les a pas empêché cependant de leur fournir des armes. Ce qui a fait dire à Donald Trump, sur Twitter également : "Il est intéressant de voir que les Etats-Unis vendent à Taïwan des milliards de dollars d'équipements militaires mais que je ne devrais pas accepter un appel de félicitations".

Taïwan est effectivement indépendant de la Chine depuis la fin de la guerre civile en 1949, quand l'armée nationaliste du Kuomintang (KMT) s'était réfugiée dans l'île après sa défaite infligée par les communistes. Cependant, Pékin ne l'a pas admis et considère qu'elle lui appartient toujours. 

La Maison blanche, après la déclaration du nouveau président de la République pas encore entré en fonction, a exprimé son soutien à la politique de la "Chine unique". Un sénateur démocrate, Chris Murphy, s'est lui montré très grave en écrivant ce tweet : "Ce qui s'est passé ces 48 dernières heures n'est pas simplement une évolution. Ce sont des pivots majeurs en politique étrangère, sans aucune prévision. C'est ainsi que débutent des guerres".  Il a appelé à ce qu'un secrétaire d'Etat soit nommé "vraiment, vraiment rapidement et "avec de l'expérience, c’est préférable".

Quant à la Chine, elle a fait dire par l'intermédiaire de son ministre des affaires étrangères, Wang Yi, qu'il s'agissait d'"une basse manœuvre manigancée par Taïwan". Il a ajouté à la chaine de télévision hongkongaise Phoenix TV : "Cela ne peut tout simplement pas modifier le cadre d'une seule Chine intégrée par la communauté internationale et je ne pense pas que cela changera la politique adoptée depuis des années par les Etats-Unis". 

Lu sur le Figaro

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