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Long de 127 pages, ce rapport révèle de nombreux dysfonctionnements.
©Reuters

Traitement de faveur

Cyclisme : le rapport qui accable Armstrong et d'anciens membres de l'UCI et qui montre que la culture du dopage est toujours présente

Selon le rapport de la CICR, le coureur cycliste américain a été protégé car il incarnait "le choix idéal pour la renaissance de ce sport après le scandale Festina".

Un rapport de la Commission indépendante de réforme du cyclisme (CICR) publié ce lundi révèle notamment que l'Union cycliste internationale (UCI) a protégé le coureur cycliste américain Lance Armstrong lorsqu'il se dopait. Commandé par l'UCI elle-même, ce rapport de 127 pages met en lumière plusieurs dysfonctionnements au sein de la fédération, grâce aux témoignages de ses trois derniers dirigeants, Brian Cookson, Pat McQuaid et Hein Verbruggen, et de plusieurs coureurs, dont Lance Armstrong, Chris Froome, Riccardo Ricco, et Michael Rasmussen. 

Les auteurs de ce rapport ont relevé plusieurs manquements aux propres règles de la fédaration : "la direction de l'UCI ne savait pas faire la différence entre le héros Armstrong, le septuple vainqueur du Tour survivant du cancer et modèle pour des milliers de fans, et le coureur Armstrong, doté des mêmes droits et obligations que tout autre cycliste professionnel" estiment-ils.

"Il y avait un échange tacite de faveurs entre les dirigeants de l'UCI et Lance Armstrong et ils ont présenté un front commun contre quiconque oserait l'attaquer (...) L'UCI l'a vu comme le choix idéal pour la renaissance de ce sport après la scandale Festina (du Tour 1998)" explique également le rapport.

D'après la CRCI, la culture du dopage serait encore présente dans le monde du cyclisme, notamment par le biais du micro-dosage, un procédé qui permet aux coureurs dopés de ne pas être détectés lors des contrôles. Le monde du cyclisme souffrait encore aussi d'un manque de transparence, mais le rapport note toutefois que certains efforts ont été réalisés par l'UCI depuis l'arrivée de ses nouveaux dirigeants en 2006, et la mise en place du passeport biologique qui permet d'élargir les contrôles.

"Le dopage et la tricherie demeurent évidents dans le peloton, même s'ils ne sont probablement plus aussi endémiques que par le passé. Bon nombre d'individus, d'équipes et de personnels d'équipes font tout leur possible pour participer au sport sans dopage", assure la CRIC précisant qu'"une culture du dopage continue d'exister dans le cyclisme." "Soit le dopage est moins prévalent, soit la nature des pratiques dopantes a changé et les gains de performance sont plus petits (on les estime aujourd'hui entre 3 et 5 % contre 10 à 15% il y a dix ans" explique la CRCI. La fédération ajoute néanmoins que "beaucoup d’aspects ont changé pour le meilleur".

Lu sur France TV

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