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Coronavirus : les malades faiblement atteints pourraient être immunisés, selon une nouvelle étude
©Luis ACOSTA / AFP

Immunité

Coronavirus : les malades faiblement atteints pourraient être immunisés, selon une nouvelle étude

Une "très grande majorité" des patients atteints d’une forme mineure du Covid-19 développeraient des anticorps qui pourraient ensuite les immuniser "pendant plusieurs semaines" contre le virus, selon une nouvelle étude de l’Institut Pasteur et du CHU de Strasbourg.

L’Institut Pasteur et le CHU de Strasbourg ont mené une étude auprès de 160 soignants volontaires de deux hôpitaux strasbourgeois. Ces personnels avaient tous été dépistés positifs au Covid-19 grâce à des tests virologiques. Ils étaient atteints de formes légères de la maladie. L’objectif de cette étude était de découvrir si les malades développaient des anticorps.

Arnaud Fontanet, un des auteurs de l’étude et responsable du département Santé globale à l’Institut Pasteur, a publié un communiqué, suite aux résultats de l’étude :

"On savait que les personnes atteintes de formes sévères de la maladie développaient des anticorps dans les 15 jours qui suivaient le début des signes. On sait maintenant que c’est également vrai pour ceux qui font des formes mineures, même si les taux d’anticorps sont vraisemblablement plus faibles." 

Selon les résultats de l’étude, la quasi-totalité des personnes concernées ont développé des anticorps dans les 15 jours suivant le début de l’infection. Un test immunodiagnostic rapide a détecté des anticorps dans 153 des 160 échantillons et jusqu’à 159 dans le cadre du test S-Flow, mis au point par l’Institut Pasteur.

Olivier Schwartz, responsable de l’unité Virus et immunité à Pasteur, a commenté les résultats de l’étude : 

"Notre étude montre que les niveaux d’anticorps sont, dans la plupart des cas, compatibles avec une protection contre une nouvelle infection par SRAS-CoV-2, au moins jusqu’à 40 jours après le début des signes".

Un autre test déterminant a été utilisé afin d’identifier si ces malades avaient des "anticorps neutralisants", capables de les protéger du virus. 28 jours après le début des symptômes, 98% des patients avaient développé ces fameux anticorps neutralisants.

Les résultats de cette étude sont donc encourageants. Reste néanmoins à savoir si cette protection est durable. 

20 Minutes

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