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©Josep LAGO / AFP

Atout technologique face à un ennemi invisible

Coronavirus : Apple et Google travaillent main dans la main pour créer un système de traçage des personnes infectées

Google et Apple auraient entamé une collaboration pour que les iPhone et les smartphones Android puissent échanger des informations sanitaires par Bluetooth. Ce dispositif pourrait être un atout supplémentaire pour lutter contre le Covid-19 et sécuriser la phase du déconfinement.

La pandémie de coronavirus mobilise les entreprises de la Silicon Valley et les grandes firmes du monde entier. Selon de nombreux médias amércains et des informations de The Verge, Apple et Google travailleraient sur une solution pour faciliter le traçage des personnes infectées par le Covid-19.

La méthode Apple – Google ne passera pas directement par une application de traçage, comme celle envisagée par le gouvernement français (StopCovid). Les deux géants américains travaillent plutôt sur un socle technologique qui permettra aux iPhone et aux smartphones Android d’échanger des informations, et donc de renforcer l’efficacité des applications gouvernementales.

La solution conjointe d’Apple et de Google repose sur le Bluetooth, l’échange de données à courte distance. Si deux personnes restent à proximité et que l'une des deux s’avère infectée, la personne malade sera encouragée à l'indiquer dans une application gouvernementale, et à transmettre deux semaines d’historique de ses rencontres à un serveur central. Les personnes côtoyées seront prévenues, une fois l’information remontée. 

Pour des questions de respect de la vie privée et des données personnelles, elles ne connaîtront en revanche pas le nom de la personne infectée, qui risque d'avoir transmis la maladie.

Apple et Google garantissent que leur solution, qui soulève des interrogations sérieuses sur le domaine de la confidentialité, respectera la vie privée. Le traçage ne sera pas obligatoire et reposera sur le choix des utilisateurs. 

Les smartphones créeront des identifiants uniques qui seront générés tous les quarts d'heure. Ce sont ces clés qui transiteront sur les réseaux, et non pas les noms et les prénoms des personnes. 

L'historique des personnes rencontrées restera stocké sur les téléphones.  Il n’existera pas de liste mondiale de toutes les rencontres. Un serveur central stockera des clés de déchiffrement, permettant de reconstituer l'historique des personnes s’étant croisées.

La technologie d’Apple et de Google sera disponible au mois de mai. Elle pourra être utilisée par les autorités sanitaires. La France devrait pouvoir donc théoriquement recourir à ce mécanisme. 

Apple et Google intégreront ce dispositif ensuite pour les prochaines versions de leurs systèmes d’exploitation mobiles iOS et Android, plus tard dans l’année, sans qu’il ne soit plus nécessaire de télécharger d’application. 

Lien vers la page d'Apple détaillant ce vaste projet : ICI

The Verge

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