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©EMMANUEL DUNAND / AFP

Maître du jeu européen ?

Commission européenne : la succession de Jean-Claude Juncker dans l’impasse

Les négociations engagées au sommet européen ont abouti à un échec dans la nuit de jeudi à vendredi. Emmanuel Macron a exprimé sa satisfaction. Les noms des trois prétendants des partis pour succéder à Jean-Claude Juncker ont été écartés. Angela Merkel a subi un important revers.

Les étapes pour tenter de trouver une personnalité pour succéder à Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne ont échoué ce jeudi .Donald Tusk s’est notamment entretenu avec Emmanuel Macron et Angela Merkel.

Emmanuel Macron refuse la nomination du prétendant défendu par Angela Merkel, l'Allemand Manfred Weber, le candidat désigné par le Parti Populaire Européen.

Le sommet a débuté par un revers pour Angela Merkel. Les chefs des groupes Socialiste et centriste Renew Europe au Parlement européen ont annoncé qu'ils ne soutiendraient pas la candidature de Manfred Weber en cas de vote.

Les deux autres prétendants étaient le Néerlandais Frans Timmermans pour les Socialistes et la Danoise Margrethe Vestager pour les Libéraux-centristes de Renew Europe.

Le président du Conseil Donald Tusk s’est exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi :

"Il n'y a eu de majorité sur aucun candidat. Nous nous retrouverons le 30 juin. Je vais poursuivre les consultations".

Le budget de la zone euro était au menu des discussions ce vendredi. 

Emmanuel Macron a exprimé sa satisfaction dans le cadre de ce sommet : 

"Je n'ai pas le sentiment d'avoir vécu un échec. Les noms des trois spitzenkandidaten (prétendants des partis) ont été écartés. Ils ont été testés par Donald Tusk, qui a considéré qu'il n'y avait pas de majorité sur ces trois noms". 

La personnalité qui succèdera à Jean-Claude Juncker débutera son mandat le 1er novembre. Il va falloir obtenir le soutien de 21 des 28 dirigeants européens et une majorité d'au moins 376 voix au Parlement. 

Les Libéraux veulent la présidence du Conseil européen et les Socialistes obtiendraient le poste de chef de la diplomatie européenne et se partageraient les cinq années du mandat de présidence du Parlement avec les Verts, sur une période de deux ans et demi chacun.

Donald Tusk s'est engagé à faire nommer deux femmes.

Jean-Claude Juncker s’est exprimé sur cette situation délicate :

"J'ai constaté avec un certain plaisir, amusement, oui bonheur qu'il n'est pas très facile de me remplacer". 

Jean-Claude Juncker est en fonction jusqu'au 31 octobre. Un accord sur le nom de son successeur doit être trouvé avant le 2 juillet, jour de la première session du nouveau Parlement au cours de laquelle son président doit être élu. 

Les discussions vont se poursuivre à l’occasion du sommet du G20 à Osaka les 28 et 29 juin.

BFM Business

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