Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Europe
Cette opération doit désengorger la "jungle" de Calais
Cette opération doit désengorger la "jungle" de Calais
©Reuters

"Air migrants"

Calais : le transport des migrants par avions privés coûterait 1,5 million d'euros à l'Etat français

Selon Streetpress, l'État dépense 1,5 million d'euros par an pour transporter sous escorte policière les migrants du Nord vers le reste de la France.

Pour désengorger Calais de ses centaines de migrants, deux à trois fois par semaine, un avion affrété par l'État atterrit sur le tarmac de l'aérodrome de Calais, selon le site Streetpress qui révèle l'information. Dans ce jet privé, une dizaine d'agents de la Police aux frontières (Paf), venus chercher quelques migrants interpellés par les forces de l'ordre, et que l'on souhaite déplacer autre part en France. Mais, le petit appareil ne contient que 19 places, et, comme il faut deux policiers pour escorter chaque migrant, pas plus de cinq sans-papiers peuvent ainsi être déplacés.

A lire aussi : Migrants : comment l’Europe se suicide sans hâte

Le coût de ces voyages à bord de cet avion bimoteur à hélices, un Beechcraft 1900, s'élève à 1,5 million d'euros par an : le prix de la location de cet appareil à une société privée. Mais, l'opération ne sert pas qu'à éloigner les migrants de la "jungle" de Calais, il est aussi utilisé surtout pour des transports d'enquêteurs de la Direction générale de la Police nationale ou de la surveillance aérienne. En outre, l'Etat transfère donc certains migrants en instance d'expulsion de Calais vers Toulouse, Nîmes ou Perpignan, qui coûtent cher : environ 15.000 euros par migrant, selon un avocat spécialiste du droit des étrangers.

Street Press détaille le parcours de certains de ces réfugiés dont de nombreux Afghans. Neuf fois sur dix, les migrants se retrouvent dans la nature et ne sont finalement pas expulsés. Certains sont même revenus à Calais, après avoir été transportés à l'autre bout de la France. 

 

Lu sur Street Press

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !